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L'article de la presse


(Le Calame n° 419 du 19 novembre 2003)

- Nouveau départ vers le passé

L'Authentique et les "Hommes des Candidats"

(L'AUTHENTIQUE n° 135 du lundi 29 septembre 2003)

- Les hommes de Ould Taya


Scrutin du 7 novembre 2003 : Nouveau départ vers le passé

Lundi 3 novembre2003, vers 18 heures: une meute de policiers envahit (sans mandat aucun) le domicile de Mohamed Khouna Ould Haïdalla, candidat à l'élection présidentielle du vendredi 7 novembre. Après une perquisition minutieuse, les policiers emportent deux armes à feu. Le lendemain, ses deux fils sont interpellés et soumis à une garde-à-vue. Jeudi 6 novembre, à 14 h 30, deuxième descente policière au domicile de Haïdalla (sans mandat, encore une fois) qui est arrêté et conduit directement à la prison civile. Au cours de l'après-midi, plusieurs membres de son équipe de campagne sont l'objet d'interpellation, et sont acheminés et gardés dans les locaux de la Sûreté d'État. Dans la soirée, à 21 heures, Haïdalla est libéré. Les commanditaires de l'opération avaient juste oublié que l'empêchement d'un candidat à l'élection présidentielle entraînait le report du scrutin.

Vendredi 7 novembre, vers minuit: Maouya Ould Sid'Ahmed Taya est réélu (avec 66,69% des suffrages exprimés) président de la République pour un troisième mandat de six ans.

Le dimanche 9 novembre, à 6 heures du matin: Ould Haïdalla est cueilli à son siège de campagne, cette fois, et reconduit à la prison civile. Au même moment, son directeur de campagne, Ismaël Ould Amar, député à l'Assemblée nationale est interpellé à son domicile. Ould Amar est protégé par l'immunité parlementaire? Qu'à cela ne tienne, ses pairs du PRDS approuveront, cinq jours plus tard, l'incarcération de leur collègue, avec une ferveur servile.

Le scrutin présidentiel du 7 novembre 2003 était attendu comme une apothéose démocratique. Il n'aura été qu'une pitoyable parenthèse dans un processus électoral torturé où Arturo Ui, Ubu et Guignol auront tour à tour et simultanément, tenu la vedette, mêlant, en une innommable mascarade, le honteux, le vulgaire et l'odieux.

Il y un an et demi, le Calame (n°350. du 29 avril 2002) titrait un de ses articles sur les sénatoriales partielles : "Un pas en avant, dix ans en arrière". Après l'éclaircie des élections municipales et législatives d'octobre 2001, le kidnapping électoral d'avril 2002 ne sonnait pas seulement comme un retour à la case départ, il constituait un champ d'expérimentation de nouvelles techniques de fraude et d'un système "corruptif performant, les unes et l'autre d'une efficacité mortelle pour la démocratie. La conclusion de l'article était un tantinet cruelle:

"Les dix ans en arrière que la pouvoir a fait faire au processus démocratique (...) préparent les conditions d'une victoire triomphale de Ould Tava à la prochaine présidentielle. Et nous rappellent, si nous l'avions oublié, que le PRDS est au monde, le seul parti capable de transformer des crottins de dromadaires en suffrages exprimés en sa faveur".

A la lumière du déroulement et des résultats "officiels" du scrutin du 7 novembre, elle n'est plus qu'un aimable euphémisme. La prédiction s'est réalisée au-delà de nos craintes. Ould Taya "s'est réélu" au premier tour, et la race cameline a appris à faire des crottins en forme de bulletins de vote blancs à diagonale bleue. Et si, pour paraphraser un bon mot de L. S. Senghor, les dromadaires du Sahara se sont retenus de tordre leur bosse de rire, c'est juste qu'ils craignaient un embastillement collectif pour révélation d'un secret d'État.

En un sens, Ahmed Ould Sidi Baba 'avait, raison: la Mauritanie n'est pas prête pour une alternance démocratique. En un sens seulement. La part de vérité dans cette assertion est étroitement liée à la fois au délai d'accommodation d'un peuple à la culture démocratique et au contenu que l'on donne au vocable Mauritanie. En 1992 déjà, Ould Sidi Baba affirmait qu'il était indispensable d'accorder à Ould Taya un mandat de six ans afin de lui permettre d'ancrer la démocratie dans un pays qui en ignorait jusqu'aux prémisses. A la fin de son troisième mandat, Ould Taya aura totalisé un quart de siècle à la tête du pays. Vingt ans n'ont pas suffi à un homme pour élaborer ne serait ce que l'esquisse d'une ébauche d'un projet de société digne de ce nom, et il faut encore lui donner une dernière chance, six ans, pas une de plus! Un millénaire n'y suffira pas. Ould Sidi Baba est peut-être un paléontologue qui s'ignore, et compte en périodes géologiques, et son Pygmalion possède certainement toutes les vertus dont il le pare. Les Mauritaniens, hélas, n'ont que la patience du genre humain, et n'attendront pas que la prochaine glaciation emprisonne le corps du dernier rejeton d'une dynastie de mammouths, pour se donner un autre maître.

Certains en "rêvent, pourtant, de cette dynastie de mille ans et plus. Ceux de la Mauritanie d'en haut. Ceux de la Grand Caste, celle des privilégiés et des profiteurs de tous poils. Celle de ceux qui voudraient que rien ne change. Surtout pas l'injustice, tant qu'elle les avantage. Surtout pas la soumission, tant qu'ils demeurent les maîtres. Surtout pas la pauvreté, tant qu'elle reste celle des autres. Surtout pas la démocratie, tant qu'ils tirent les ficelles. Il est vrai que toute alternance démocratique dans un pays qui n'a jamais connu de putschs et coups de palais est un saut dans l'inconnu. Comme il est vrai que dans le cas d'espèce, cette coalition bigarrée d'islamistes modérés, de baathistes repentis, d'anciens militaires revanchards, d'ex-communistes camouflés en démocrates, en progressistes ou en altermondialistes est trop potentiellement explosive pour inspirer confiance aux meutes prévaricatrices qui peuplent les allées du pouvoir. Au saut dans l'inconnu, elles préfèrent le retour vers un futur peint aux couleurs du passé. Poisseuses et lugubres. Les horizons y sont éternellement blêmes, les ambitions sans scrupules, les rêves égoïstes, la générosité étriquée, la différence une hérésie, la tolérance, une faiblesse, l'hypocrisie plus profonde qu'un puits de mensonges.

C'est pour ce retour vers un futur sans illusions qu'une conjuration ultra conservatrice a mobilisé le ban et l'arrière ban du système prébendier qui, depuis vingt ans, soumet ce pays aux impératifs de ses seuls profits. Le scrutin du 7 novembre n'a pas vu la victoire d'un homme, mais le triomphe d'un système. L'instinct de survie d'une caste a été le principal moteur de la deuxième réélection triomphale de Ould Taya. Elle savait qu'elle ne perdrait rien de ce qu'elle avait, pendant des lustres, frauduleusement accumulé. Qu'elle risquait juste de voir ses marges de profit se rétrécir, et se réduire son influence. Pas grand-chose, en somme. Mais pour elle, pas grand chose c'est déjà trop. Alors elle s'est mise en branle. dans une rare unanimité: fédérations patronales, officiers supérieurs riches à millions ou ne désespérant pas de l'être, jeunes entrepreneurs boutonneux, chefs tribaux, directeurs de sociétés d'État, magistrats, syndicats jaunes, universitaires. Toute l'élite "officielle" mobilisée dans l'industrie de la fraude, la seule qu'elle sut jamais gérer avec efficacité. Cartes d'identités réputées infalsifiables reproduites par milliers, corruption et achat des consciences, intimidation et pressions de toutes natures. Prolifération malsaine d'initiatives aussi spontanées qu'intéressées. Un massif "OUI MAOUYA! Un immense soupir de soulagement veule, anticipant le succès d'une extorsion électorale programmée.

A ce facteur global sont venues s'agglomérer des motivations spécifiques et des paniques individuelles: ceux qui vouaient à l'un ou l'autre des candidats de l'opposition une haine particulière: ceux dont la conscience est encore tourmentée par un passif humanitaire vieux de presque quinze ans et qui refusent de se laisser enterrer: ceux qui prêtent à leurs adversaires une soif de revanche qui ne s'apaiserait que dans leur sang.

Des adversaires rabaissés plus bas que terre, dès l'annonce de leur candidature et que l'hystérie des derniers jours peint aux couleurs atroces de l'envie et de la vengeance. Ahmed Ould Daddah, dévoré par une ambition démesurée, et qui, n'ayant pu gérer un parti, ne saurait diriger un État: Messaoud Ould Boulkheir, déchiré entre une "haratinité" complexée qu'il ne revendique plus guère et, une arabité qui se refuse à lui: Mohamed Khouna Ould Haïdalla, enfin, vieux dictateur sur le retour, entouré de vieilles barbes et de jeunes écervelés, déconnecté d'une Mauritanie que le génie de Ould Taya a fait accéder à Internet et à la mondialisation.

En face, il faut bien le dire, pas un mot (ou presque pas) qui rassure et rassemble. Hormis l'antienne sur la transition pacifique, et les tentatives infructueuses d'un Haïdalla d'engager un dialogue direct avec le président sortant, rien sur l'avenir de ceux qui craignaient pour leur fortune. Leur statut ou leur intégrité physique.

Aujourd'hui, plus que jamais le pays est dans une impasse où la cécité sociale d'une caste et la myopie politique d'un pouvoir mal assuré l'a conduit. La promesse de démocratie semble étouffée. Il ne reste plus que le désespoir, et la ronde baveuse des hyènes ricanant à la lune.

Dieu nous garde des matins de tempête et des crépuscules couleur sang.

ACB

LES HOMMES DE OULD TAYA

(L'AUTHENTIQUE n° 137 du lundi 13 octobre 2003)

Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, l'homme qui dirige la Mauritanie depuis une vingtaine d'années, est un mélange de pugnacité et de flair politique, d'autoritarisme paternaliste et de mystères retenus. L'homme fascine et effraie, aussi capable de soulever des foules en délire que de susciter les révoltes les plus sourdes, de créer des miracles que de retenir l'histoire en marche. En bon stratège militaire, cet officier supérieur expert en topographie, a su contre vents et marées se frayer un chemin sûr dans les dédales sinueuses et tortueuses des manoeuvres politiciennes locales et de la géopolitique mondiale, créant à l'occasion un "système" à la mesure des événements. Mais le 8 juin a été un vrai coup de balai dans la fourmilière. Le système a été ébranlé à sa base et la structure a vacillé emportant des piliers solides jusque-là indéboulonnables. Des hommes puissants, incontournables ont été soufflés par les canons de chars F-55, d'autres qui jouaient jusque-là des seconds rôles on été propulsés au devant de la scène. Tout a profondément changé. Le système reposait en fait et continue de l'être, avec quelques réaménagements, sur trois tours : la Présidence de la République, la Primature et le Parti.


Boullah Ould Mogueya

Premier Secrétaire Général du PRDS, ce juriste de formation, ancien ministre à la fin des années 80, connaît parfaitement les pulsions de la Mauritanie profonde pour avoir mis en place les premières structures du parti au pouvoir. Méthodique et surtout discret, Boullah est arrivé pour redresser la barre d'un navire PRDS déjà en naufrage. Il vient aussi au moment où la machine électorale du PRDS, habituée à tourner en plein régime de fraude, est obligée aujourd'hui de démarrer avec l'unique fluide autorisé, celui de la transparence D'ailleurs, c'est la raison qui explique les premiers cafouillages lors de la mise en place du dispositif de la campagne. Mais maigre l'usure d'un parti qui a émaillé la scène politique ces dix dernières années, personne ne doute de la puissance du rouleau compresseur d'un PRDS présent sur tout le territoire et qui dispose d'énormes moyens. Sghair Ould M'Bareck

L'homme n'est certes pas un grand pourvoyeur des voix qui peut drainer des masses populaires, mais, à elle seule, la symbolique d'un Haratin à la tête de l'Exécutif est suffisamment importante pour emporter l'adhésion massive d'une frange de la population lassée par l'antagonisme - et parfois l'égoïsme et l'hypocrisie - de ses principaux leaders. A cela s'ajoute l'image d'un premier ministre, véritablement en campagne et qui depuis son arrivée à la Primature, est à l'écoute de tout le monde et disponible pour satisfaire toutes les doléances. Mélainine Ould Tommy Hier effacé et complètement absorbé pour les exigences et les détails d'un service de Protocole qu'il a su diriger avec brio, le nouveau Dir-cab s'adapte bien à sa nouvelle fonction. Dans un Palais dont il connaît parfaitement les allées, Mélainine n'aura d'autre chose à faire qu'imprimer sa méthode. Une méthode basée sur la disponibilité, la compétence et l'efficacité. Pour la petite anecdote, Ould Taya a connu ce proche lors de la guerre du Sahara. Chef des renseignements miliaires, Ould Taya qui venait de tomber sur un document perdu par le POLISARIO, appréciera la discrétion et l'efficacité de ce traducteur qui venait de lui démontrer ses talents. Depuis, tout se passe à merveille entre les deux hommes. Dah Ould Abdel Jelil

Avec la mise à l'écart de son cousin "siamois", Moustapha Ould Abeiderrahmane, l'ancienne figure de prou de l'AMD peut constituer la contrebalance de son autre cousin et "AMDeiste", Kaba Ould Mohamed Vall, passé, lui du côté de Haïdalla. Dan Ould Abdel Jelil est aujourd'hui l'unique cacique au sein de l'équipe gouvernementale. Doté d'un esprit de synthèse, rusé et grand manoeuvrier, Dah forme actuellement, un duo de choc avec Tommy à la présidence. Ely Ould Mohamed Vall

Taciturne et grand casanier, le colonel aux moustaches fournies et grand fumeur des Gitanes est à la tête des services de sécurité depuis l'arrivée de Ould Taya au Pouvoir. L'un des derniers survivants du défunt CMSN, reste très proche de Ould Taya. Les événements du 8 juin l'on prouvé. C'est à lui qu'il a confié la coordination des opérations de riposte. Et si aujourd'hui, la campagne de Ould Taya met (avant la sécurité des biens et des personnes comme un acquis dont on peut s'enorgueillir, c'est bien parce que la police, ma gré certaines indélicatesses a bien rempli sa mission. Jamais un crime ne s'est produit sans que la police ne retrouve, en quelques jours, son auteur. Certes, les dernières incidents à "N'Dar" ont affecté l'image de ce leader baratine dont la fermeté et l'intransigeance frisent quelque peu l'arrogance. Véritable poids lourd (au propre comme au figuré) au sein du dispositif de Ould Taya, cet ancien syndicaliste, adepte des méthodes fortes est une pièce maîtresse du système. Incontestablement, l'homme est le seul Haratin qui dispose d'une base solide. Même si "l'animosité" des relation qu'il entretient avec l'autre leader Haratin, Sghaïr Ould M'Bareck, lui ont fait perdre son poste ministériel lors du dernier remaniement, Boidiel sait qu'il reste une pièce d'importance pour Ould Taya. Abdou Maham

Ce richissime homme d'affaires connaît tout de la nébuleuse islamiste en Mauritanie. Ayant pour mission de coopter les représentants du mouvement, Abdou Maham est souvent derrière la promotion des différents ministres chargés de l'Orientation Islamique, des Directeurs de l'ISERI et ceux des Mahadras. La poussée récente des mouvements salafistes d'obédience wahhabite l'a un peu surpris avec l'éclatement de l'affaire des mosquées et l'emprisonnement des islamistes qui, depuis leur relaxation ont rejoint le camp Haïdalla d'où ils mènent une rude bataille contre le régime et dont la montée notamment à l'intérieur du pays, par le biais de Ould Dedew inquiète de plus en plus le pouvoir. Mais la contre attaque de Abdou Maham, par le truchement de l'Association des Oulémas de Mauritanie qui regroupe l'ensemble des personnalités religieuses, à l'instar de Ould Addoud, Bouddah Ould Bousseyri et Hamden Ould Tah, constitue un rempart efficace et un contre poids important du point de vue électoral, dans un pays où le respect de certains symboles et traduction, prime encore sur l'engagement politico-religieux. Mohamed Ould Bouamatou Fils spirituel de son prédécesseur, feu Sidi Mohamed Ould Abbas, le :hef du patronat a perpétué la tradition qui consiste à "rouler" pour Ould Taya. On peut dire qu'il l'a même trop perpétué. Puisque, pour la première fois, la centrale patronale proclame officiellement son soutien pour l'un des candidats, ouvrant ainsi de grandes brèches dans les corporations syndicales. Très lié au système et à ses hommes, Bouamatou draine avec lui, outre son propre groupe, les Oulad Bousbâ, les deux autres groupes Smasside et Idawali qui annulent toute la galaxie industrialo financière du pays.

Mohamed Mahmoud Ould Deh

Unique militaire en service parmi l'équipe du 10 juillet 1978 (c'est lui qui a lu le communiqué à la radio annonçant la chute du Régime de Moctar Ould Daddah), Ould Deh est l'un des piliers du système. Son arrivée à la tête du corps de la gendarmerie, après le 8 juin, renforce la confîance que lui porte Ould Taya. Et la mise en veilleuse de l'ex-puissant président de l'Assemblée Nationale, Cheikh Sid Ahmed Ould Baba, ouvre le champ libre devant le colonel Ould Deh qui contrôle désormais tout le Hodh El Gharbi. Personnalité influente de son propre ensemble, les Laghial, Ould Deh, par le truchement de centaines d'alliances (il est l'époux de la fille du chef de Ehel M'Haïmid), pousse son influence dans le grand Charg, grenier électoral déterminant dans toute élection présidentielle. Ahmed Ould Maaouiya

S'il y a quelqu'un dans la famille du président qui joue un rôle crucial dans l'information de Ould Taya sur ce qui se passe réellement dans le pays, c'est bien son fils Ahmed. Cet officier de la Gendarmerie, sorti de l'EMIA, rend régulièrement compte à son père de ce qui se passe. N'est-ce pas à l'issue d'un de ses comptes-rendus que les dernières municipales, entachées d'irrégularités, ont été reprises ? Mais au sein de la famille de "Papa", Ahmed n'est pas seul à jouer de son influence. Outre Zeïnabou la fille, il y a les deux oncles d'Ahmed dont l'un est particulièrement connu pour ses conseils et son combat pour plus de justice dans le pays. Sidney Sokhna

Ceux qui pensaient que le cinéaste, réalisateur de "Nationalité Immigré" est entré à la présidence par le truchement du Dr Louleid se sont bien trompés. Tout le monde est aujourd'hui unanime à reconnaître que le Marabout" est bien un ami personnel du président Oui Taya. Moins de deux ans après sa prise de pouvoir (en 86) Ould Taya l'a fait venir de France et depuis, il occupe 1 poste de conseiller. Stratège politique, Sidney est un acteur incontournable dans son Guidimagha natal. Quand il fallait trouver quelqu'un pour défendre les dossiers sensible des droits de l'homme, c'est à Sidney que Ould Taya s'es adressé. Quand il fallait faire passer un magistrat mauritanien dans la cour des droits de l'homme africain, c'est à Sidney que Ould Taya s'est aussi adressé. Quand il fallait relancer les relations franco-mauritaniennes perturbées par le problème "Ely Ould Dah", c'est à Sidney qui le président s'est adressé. Quand au niveau national, il fallait faire passer l'image du candidat Taya dans les présidentielles de 97 (remake en 2003), c'est à son "ami personnel " que Ould Taya s'est encore adressé.

Dieng Boubou Farba

Malgré ses déboires financiers, l'ancien gouverneur de la BCM a été conservé. Il a continué à bénéficier de la confiance de Ould Taya. Président du Sénat, Dieng Boubou Farba "contrôle" à sa manière toute la vallée, notamment la région frondeuse du Brakna sud. Pièce maîtresse du dispositif, l'homme travaille dans une imparable discrétion. Très consulté par son "employeur", Dieng Boubou Farba qui détient sans nul doute le record des "dîner en tête-à-tête" avec le président de la République est le plus souvent à Nouakchott. Ceci expliquant peut être cela.


Les hommes de Mohamed Khouna Ould Haidalla

(L'AUTHENTIQUE n° 135 du lundi 29 septembre 2003)

Plusieurs grosses pointures gravitent autour de la candidature de Mohamed Khouna Ould Haidalla. Provenant d'horizons divers, ces hommes ont, à un moment ou à un autre, marqué la scène nationale par leur adresse politique et leur force de caractère. A la faveur de l'élection présidentielle de novembre 2003, ils sont réapparus sur la scène.

Qui sont ces hommes ? Que cherchent-ils réellement en soutenant Haidalla ? Pourquoi ont-ils choisi de s'engager contre Ould Taya ?

Forces et faiblesses d'un groupe d'hommes qui a d'emblée osé s'attaquer au pouvoir de Ould Taya.


Mohamed Yehdhih Ould Breïdeleil

 

La parution, dans un journal de la place, de deux articles -très critiques à l'égard du régime dans lesquels il appelle le chef de l'État à faire preuve de magnanimité à l'égard des détenus présumés coupables dans le putsch du 8 juin, avait suscité beaucoup d'interrogations quant aux intentions de la figure de proue du mouvement Baath en Mauritanie et qui a collabore jusqu'ici avec tous les régimes qui se sont succédés dans le pays. Catapulté ministre de la Culture et de l'Information, au lendemain du coup d'État du 10 juillet 1978, ce jeune licencié en journalisme, veut faire preuve de ses talents de grand propagandiste aux yeux des militaires. Il réunit les cadres de la radio et du quotidien Chaab pour lancer la célèbre émission "crimes et erreurs du régime déchu". L'initiative est un véritable fiasco. Elle se heurte à une résistance passive car elle ne correspond pas au tempérament des Mauritaniens, caractérisé par le pardon -et la magnanimité- d'autant plus que les reproches faits à Mokhtar Ould Daddah étaient minces. N'empêche, Ould Breideleil investit le secteur de l'Information par ses partisans et contrôle ainsi les médias officiels. C'est l'ère de la grande "épopée du Baath" en Mauritanie où la contribution (à coups de fortes sommes d'argent) d'un certain Roufai, ambassadeur d'Irak à Nouakchott dans les années 80, a été d'un grand apport. Ould Breideleil monte en grade. Il est nommé en 1981, Secrétaire général de la Présidence. Cependant, la rivalité entre les tendances adverses du comité militaire et l'instabilité qui marque le règne de celui-ci met fin à la période de grâce. C'est ainsi que le 4 octobre 1983, la Cour spéciale de justice, au terme du procès du "complot des Baathistes" ouvert en août, prononce 11 condamnations aux travaux forcés. Parmi les vingt condamnés, il y a Mohamed Yehdhih Ould Breideleil, Memed Ould Ahmed, Tourad Ould Sidi, condamnés à 12 ans de prison. L'avocat général de la cour spéciale, dans son accusation, parle "d'atteinte à la sûreté de l'État et tentative d'assassinat" du chef de l'État, Mohamed Khouna Ould Haidalla. Ce n'est qu'au lendemain du 12 décembre 1984, que Ould Breideleil, comme tous les détenus politiques, recouvre la liberté. Dans la foulée, les Baathistes soutiennent Ould Taya et intègrent peu à peu, comme leurs frères ennemis, les Nassériens (réprimés eux aussi par Haidalla) le giron du régime de Ould Taya. Breideleil est nommé Secrétaire Exécutif à l'Orientation à la Permanence du CMSN qui fait office de direction politique des Structures d'Éducation des masses l'outil de propagande des militaires chargé de coopter des cadres. A la faveur du processus démocratique, Ould Breideleil milite en faveur de Ould Taya au cours de la présidentielle de 92. Il est nommé en mars de la même année, Secrétaire Général de l'Assemblée Nationale jusqu'en 1996, date à laquelle il est arrêté dans le cadre d'un autre "complot baathiste". Au terme d'un long procès, les prévenus sont acquittés et plusieurs d'entre eux retrouvent leurs postes. Ould Breideleil est nommé à la tête d'Air Mauritanie, où l'idéologue panarabiste s'avérera être un piètre gestionnaire.

La compagnie aérienne plonge et" les efforts de Son redressement se limiteront à des dégraissements trop ciblés, sinon qu'ils vont servir à développer un prospère élevage de camelins que le journaliste s'évertuera, une fois à la retraite, à nous en donner les pérégrinations, dans un long récit (sorte de carnet de route) publié dans les colonnes d'un journal de la place, l'année dernière. Casanier et maladivement solitaire, Ould Breideleil sait parfaitement qu'il ne sera pas d'un grand apport, pour Haidalla, du point de vue des voix. En revanche, s'il faudrait rechercher les raisons de ces nouvelles noces entre le leader baathiste et Haidalla, celles-ci pourraient se situer dans un cadre plus profond. En effet, l'homme n'est pas. aussi simple qu'on pourrait le penser.

Ce n'est pas le genre qui "tape dans le vide", comme on dit. Loin s'en faut. En clair, son virage peut s'expliquer par une raison de survie politique: l'effondrement du régime de Bagdad, l'idylle entre Nouakchott et Washington, la normalisation avec Israël, l'interdiction des partis d'obédience baalhiste ne sont pas des éléments qui militent en faveur de celui qui traîne la réputation de leader du Baath en Mauritanie. A moins que, le légendaire homme aux lunettes noires et à la moustache fine, ait vu, en bon stratège, l'effondrement du régime de Ould Taya lors de la future présidentielle.

Ismail Ould Amar

 

Premier ingénieur du.pays sortant de l'École centrale de Paris, Ismail Ould Amar est choisi par Mokhtar Ould Daddah pour diriger la SNIM au lendemain de la nationalisation de la Miferma, le 28 novembre 1974. A la surprise générale, il est parmi ceux qui ont les premiers soutenu le régime militaire qui a renversé Mokhtar le 10 juillet 1978. Il explique alors son appui aux militaires par l'espoir de sauver le projet Gueibs -vital pour le pays- qui vient d'obtenir un financement. Le 3 janvier 1979, Ismail démissionne pour des " raisons personnelles", estimant "ne plus être en mesure d'assumer sa tâche", et refuse du même coup d'accepter un poste ministériel. Le 15 mars de la même année, il jette un pavé dans la mare en déclarant son intention de créer un parti politique et prend au mot les militaires qui avaient promis, le 10 juillet 1978, de favoriser.le retour à un régime démocratique. Selon lui, "la Mauritanie doit opter en politique intérieure et extérieure par la voie que lui recommandent naturellement ses traditions religieuses et libérales". A l'époque, son geste qui relevait d'un extrême courage politique lui valut un respect considérable au sein de certains courants politiques, mais son inconstance ne lui permit pas de le capitaliser. A partir de 1985, il tente une carrière dans le secteur privé et crée une entreprise de forage et de prospection minière, la SAFOR. A la faveur de la démocratisation, Ismail refait surface, intègre le Prds et remporte un siège de député à Aieg, successivement en 1992, 1996 et 2001. Mais à Mâle, son fief où il était jusqu'ici idolâtré, Ismail connaît de plus en plus une contestation des siens, les "Torkoz", puis des autres ensembles -Kounta notamment habitants de cette région. Cette disgrâce le rend nerveux et ses rapports avec les autorités locales et les élus deviennent très tendus.

Toutefois, ses doléances continuent d'être satisfaites par le pouvoir: Son frère, Ahmed Ben Amar (battu aux dernières élections municipales à Mâle) est nommé président du conseil d'administration de l'agence des microprojets relevant du CSA; son fils Zakaria, est nommé lui aussi directeur de l'enseignement supérieur et la SAFOR rafle plusieurs marchés de pros­pections minières. Ismail n'avait, pas à se plaindre, comme on dit chez nous.

Mais ce serait surtout, la montée de deux cousins, Yahya Ould Ahmed Waghef (Directeur du Banc d'Arguin) et Sidi Brahim Ould Mohamed Ahmed (SG du ministère de l'Éducation natio­nale) qui aurait irrité Ismail, un homme qui déteste être contrarié. Mais, est-ce suffisant pour justifier son volte-face ?

Haba Ould Mohamed Vall

 

Son cas est une véritable colle pour tous les analystes. Personne n'ose encore donner un motif logique qui explique son alliance. Impliqué dans le coup manqué du 16 mars 1981 qui a failli coûter la vie à Haidalla. Haba est condamné à mort par contumace, tous ses biens sont saisis et il vivra en exil jusqu'en 1984. Profitant de l'amnistie décrétée par Ould Taya, Haba rentre au pays, recouvre ses biens, immobiliers notamment, et s'installe non loin de Rosso où il développe un important complexe agro-pastoral.

En 1993, la privatisation des banques SMB et BIMA où il était très endetté fait un premier couac. Le nouveau propriétaire de la banque, le groupe Noueguedh, exige d'être payé par les anciens débiteurs. Haba figure en tête de liste. Il refuse tout remboursement, arguant que l'État s'est porté garant, à travers la BCM, de tous les engagements souscrits auprès des banques privatisées. Haba voit d'un mauvais oeil le harcèlement qu'il subit du groupe Noueguedh, proche du pouvoir, d'autant que son cousin et ami politique, Moustapha Ould Abeiderahma-ne, sur lequel il comptait beaucoup dans ce dossier, est viré sans ménagement de son poste de Gouverneur de la BCM. Depuis cette affaire, Haba manifestait de temps en temps, au détour d'une phrase par exemple, un certain agacement à regard dés "cousins" du Président, même s'il savait que son attitude entrenait l'amalgame. Mais rien n'indiquait chez lui, une haine ou un mépris à l'égard du régime. Au contraire, il avait été très "honoré", selon ses propres termes, par la visite que lui a rendu Ould Taya, en novembre 1997, dans son périmètre agricole à Rosso.

Mohamed Ould Maouloud

 

Cet universitaire, titulaire d'un doctorat en Histoire, modeste, discret et d'une politesse raffinée est le prototype du personnage politique le plus complet : conciliant, ouvert, et habile manoeuvrier, il sait nouer (et dénouer) les alliances.selon les intérêts de son groupe. Chef historique du MND -mouvement politique clandestin né en 1968- Ould Maouloud, tout comme ses "siamois" (Beddredine, BâBoubacar Moussa et Daffa Bakary) fait partie de cette rare race de politiciens -chez nous- qui fait de la politique un métier. Pas de compromission avec les régimes, car refusant toujours les portefeuilles ministériels (exception faite du cas de Daffa Bakary qui avait participé au Gouvernement civil de Bneijara en 1980, sous Haidalla, mais qui avait juste après, présenté sa démission, ce qui est à mettre à son honneur). Respect des principes et prises de positions courageuses : opposition à la guerre du Sahara, condamnation des événements de 1989, etc. Prônant une Mauritanie pluriéthnique, le MND s'est toujours heurté aux nationalistes des deux communautés : arabe et nègro-africaine. Après la chute du régime de Mokhtar Ould Daddah auquel il était opposé, le MND va collaborer avec tous les régimes militaires, notamment avec celui de Haidalla. Lors des événements de 1989, le MND prend ses distances avec le régime de Ould Taya et lui affiche une opposition virulente. Et à la faveur du processus de démocratisation en 1991, le parti prend une part active dans la formation du premier noyau de l'opposition légale (le FDUC puis l'UFD). Huit ans durant, le MND sera au centre des décisions de l'UFD/E.N. que dirige Ahmed Ould Daddah jusqu'en 1998, lorsqu'un groupe de Nassériens quitte le Prds et rejoint le parti Ould Maouloud et ses amis s'y opposent et exigent un mea-culpa et des excuses publiques des nouveaux, transfuges qui, selon eux, ont une part de responsabilité dans les événements de 1989. Refus des Nassériens, soutenus par Ahmed Ould Daddah et son groupe. La crise est déclarée. Le MND se retire. S'ensuit alors une interminable bataille juridique contre Ould Daddah, chacun des deux camps, prétendant la paternité du parti. En 1999, le MND s'autodissout et crée l'UFP. Ould Maouloud engage la "politique du dialogue et du compromis" avec le pouvoir et son directoire est reçu, pour consultations et échanges de point de vues, par Ould Taya. Les élections municipales de janvier 1999 à Nouakchott sont dénoncées par l'UFP pour fraude massive. Le Pouvoir, comme pour donner un gage de sa bonne volonté, annule le scrutin et reprend les consultations. L'UFP se dit satisfaite et renforce son option de dialogue avec le pouvoir. Tout se passait très bien jusqu'à cette candidature de Ould .Haidalla. Ould Macuhud est reçu a deux reprises, en tête-à-tête celle fois, par Ould Taya à la demande de ce dernier. Une semaine après, à la surprise générale, l'UFP annonce son appui pour le candidat Haidalla et substitue a la "politique dit dialogue" celle d'une "coalition pour une alternance pacifique".

Breïka Ould M'Bareck

 

Pur produit du système Haidalla, le jeune capitaine Breika était, dans les années 80, investi d'une grande autorité. Commandant de la place de Nouakchott (la 6°région militaire) et coordinateur des Structures d'éducation des masses, Breika se voulait l'illustration' de l'émancipation des Haratines. Cet ancien instituteur de l'Adrar ne manquait pas alors de faire valoir ses pouvoirs. D'ailleurs, c'est pour une indiscipline caractérisée à l'endroit du Premier ministre, à l'époque, Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya qu'il sera, sur la demande de ce dernier, limogé sans toutefois perdre de l'influence auprès de son protecteur Haidalla, chef de l'État. Sa gestion désastreuse du Palis du Peuple dont les vestiges jouxtent l'actuel Palais des Congrès et son abus de pouvoir lui valurent une certaine inimitié au sein de l'opinion. Arrêté le 12/12/1984 puis assigné à résidence surveillée à Atar jusqu'en 1991 alors que ses co-détenus avaient tous été libérés en 1988, Breika avait fait une émouvante plaidoirie en sa faveur dans une lettre ouverte à Ould Taya lors de la promulgation de la constitution en juillet 1991. Après l'élection présidentielle de 1992, Breika lance l'Initiative pour le soutien de l'action du Président (ISAP), passe pour un fervent défenseur de Ould Taya et bénéficie d'énormes privilèges du régime : véhicules, licences de pêche, etc. Dépensier et doublé d'un piètre gestionnaire, Breika faisait du pied de grue devant telle ou telle administration, sollicitait une audience à la Primature ou à la Présidence, s'insurgeant devant la nomination de tel Hartani nommé par le régime, arguant qu'il fait mieux que lui. Son ISAP n'ayant plus de l'effet, et ses "ravitailleurs" au niveau du système rechignant à mettre la main à la poche, Breika voyait la porte de sortie vers Haidalla toute ouverte. Une chose est à l'actif de celui qui aime toujours se faire appeler "Naqib" (capitaine en Arabe). : malgré les hauts et les bas, Breika n'a jamais développé de discours haineux ou gardé rancune pour ses adversaires.

Ghassem Ould Bellali

 

S'il y a quelqu'un dont l'action contre le Pouvoir peut se comprendre, c'est bien lui. Ancien maire de Nouadhibou, Ghassem a accumulé trop de frustrations de la part d'un régime pour lequel il s'est sacrifié. Travailleur, faisant preuve de beaucoup d'indépendance d'esprit et d'action, Ould Bellali a traîné avec lui la réputation d'un maire qui a "fait beaucoup pour sa commune". C'est l'un des rares élus du PRDS qui peut se targuer d'un bilan globalement positif. Même sa mise à l'écart n'a en rien entamé de sa popularité à Nouadhibou. Victime de ses mauvais rapports avec l'administration, sa volonté d'indépendance lui ayant fait oublier qu'il est aussi un agent de l'État, Ghassem n'avait aucu­ne chance de résister devant une machine administrative puissante. Maire de Nouadhibou, il aura brisé les tabous en ouvrant les portes de l'hôtel de ville aux contribuables, offrant à qui de droit le bénéfice des marchés publics. Le crime de lèse majesté, El Ghassem l'aura commis, lorsqu'il a décidé de supprimer les avantages acquis au sein de son administration par certains ténors du pouvoir. Finalement, le bras de fer qui l'a opposé aux barons du PRDS et aux césars de l'administration de la capitale économique du pays, finira par l'emporter.

Diop Moustapha

La présidentielle de 2003 constitue une occasion pour le Lieutenant de vaisseau Diop Moustapha, cet ancien camarade d'armes des deux officiers Taya et Haïdalla, de montrer son mécontentement eu égard au traitement qui lui a été infligé ces dernières années. En décidant il y a cinq ans de regagner Ould Taya par le biais du PRDS, Diop Moustapha aura mesuré combien la machine du parti État pouvait être impénétrable pour "les indésirables". Personnalité influente de M'Bagne et de la vallée, Diop Moustapha aura tout tenté pour "gagner une place au soleil". Seulement, cet ancien ministre de l'Information puis de l'Equipement du temps de Ould Haïdalla, ne voulait pas entrer par la "petite. Porte". C'est pourquoi, il avait exigé d'être reçu au plus haut niveau avant d'entamer toute action militante. En vain !


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