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A relire et méditer


Pendant la campagne électorale nous avons recueilli des postings qui nous avaient beaucoup intrigué, parce que émanant de milieux de l'opposition et s'attaquant violemment à Ould Haidalla. Nous vous invitons à les relire.

Nous vous invitons également à relire un article de Ghassem Ismael qui nous été recommandé par un M-neteur et le commentaire de celui-ci concernant les posting de RIM échos et les articles de Maroc Hebdo International.


1. "Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir".

2. Dommage ! M. AOD a proclamé, finalement, sa candidature à la présidentielle prochaine !

3. NON A HAIDALLA (Souleiman Ould Sidi Ali)

4. Le duo kaki Taya- Haïdalla : un complot contre l’alternance.. (de RIM Echos)

5. Enquête : comment le pouvoir a favorisé le ralliement des Islamistes à Haidalla (de RIM Echos)

6. «Pourquoi je vote pour Ahmed Ould Daddah » Par Mustapha Ould Ahmed Ghali

7. Les vraies raisons d’un procès par Abdallah Ben Ali / Maroc Hebdo International


"Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir".

Salut !

J’ai vu votre invite sur M-Net à "relire et à méditer" sur les monceaux immondices déversés par les amis et proches de Ahmed Daddah sur Mouhamed Khouna Ould Haïdalla et ceux qui le soutiennent. Personnalités, tendances, partis politiques, tous traînés dans la boue. Ne trouvent grâce aux yeux de ces messieurs que «les leaders historiques de l’opposition », en fait Ahmed Ould Daddah qui lui-même cautionne malheureusement ces vils agissements. C’est dommage que tu n’aies pas mis sur la toile mon observation relative à la candidature de Ahmed. Si tu relis ce texte, rien de ce que ces gens ont entrepris ne t’aurait étonné. Rappelles toi aussi de la campagne menée par les mêmes milieux lors de l’arrestation de Mohamed Lamine Chbih Ould Cheikh Maa EL Aïnin. Jusqu’à la condamnation ignominieuse de ce dernier à 5 ans de prison ferme, Ahmed et ses amis ne voyaient là qu’une simple entreprise de relation publique visant à promouvoir Chbih et à briser « le leader historique » de l’opposition. Pour ces Messieurs évidemment, une victoire éventuelle des avocats de Haïdallah et de ses codétenus, un sursaut de conscience éventuel du magistrat présidant la cours criminelle, ne prouveraient qu’une chose : la fin de la « grande manipulation » qu’aura été la candidature de Mohamed Khouna Ould Haïdalla et la preuve définitive de la justesse de toutes leurs démentielles élucubrations. Ahmed Ould Daddah, Mohameden Baba, Ichidou jugés et acquités en 1999 sont évidemment eux des héros, triomphant de l’inique système qui a broyé tant de Mauritaniens innocents. ‘’Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir’’. Ces messieurs nous disent

1- Le régime a sorti Haïdalla de l’ombre pour faire ombrage au grand timonier de l’opposition historique : Ahmed Ould Daddah. Mais il n’a pas fait le poids et le leader historique a été relégué en troisième position par la manipulation des résultats, manipulation précédée d’une fraude massive au détriment de Ahmed dont les représentants ont été chassés des bureaux de votes(Ahmed à Maroc Hebdo N0 582 du 28 nov. au 4 déc. ).

2- Pour masquer l’usurpation de la victoire du grand leader de l’opposition Ahmed Ould Daddah Hebdo N0 583 du 5au 11 déc. 2003), le régime intente un vrai-faux procès contre Mouhamed Khouna et les courtiers que ce même régime avait dépêché pour le sortir, lui Haïdalla, de l’ombre (et à ce propos, on se demande ce que font dehors les autres courtiers, islamistes et Mndéistes indexés par les labels infâmes des amis de Ahmed). Quelle meilleure diversion à la fraude que d’incarcérer justement le principal leader de l’opposition après lui avoir usurpé sa victoire ? Enfin, nous savons tous que ce régime est aveugle et inconséquent. N’est ce pas M. de RIM-Echo et Maroc Hebdo International ? A bientôt. Nouakchott le 06 décembre 2003


Dommage ! Monsieur Ahmed Ould Daddah a proclamé, finalement, sa candidature à la présidentielle prochaine ! Dommage pour lui ! En effet sûrement il ne fera pas un score honorable après tant d'années d'usure durant lesquelles il a littéralement dilapidé l'immense rassemblement populaire qu'il a trouvé tout prêt et qui l'a adopté comme son enfant prodige. Il n'existe pratiquement pas une sensibilité ou courant politique, un milieu ou une personnalité d'influence qui n'ait eu quelque difficulté, incompréhension, divergence ou polémique avec lui au cours de ces années. Les premiers à l'accueillir se sont tous éloignés, allant jusqu'à, pour les plus proches, rejoindre l'ennemi abhorré. Les derniers venus ne sont pas en reste (nasséristes et autres udpéistes). Or, contrairement, à Monsieur Messaoud Boulkheir, Ahmed Ould Daddah a un score ( 32% concédés par les militaires et l'administration après la manipulation des résultats au détriment du candidat de l'opposition ) et un capital, au moins à l'étranger, à défendre. Ahmed, s'il ne reconsidère pas sa position, va vers une désillusion insoutenable sur tous les plans. Surtout sur son propre le plan psychologique, tant il a nourrit et s'est nourrit d'une fausse image d'être à la tête d'un grand parti de l'opposition, alors que c'est le vide qui ne cessait de s'étendre autour de lui : départ des ses anciens collègues de l'ancien régime avec feu Mohamdi , des Haratins de El Hor, des Négro-africains du Comité de crise, des jeunes du MDI, des cadres de RDI et de l'IFD , de la mouvance MND. Et, après sa reprise du RFD reconstruit par certains cadres autour de lui, le départ de nasséristes -PRDS et du premier noyau de la grande bourgeoisie d'affaires et d'intellectuels venus l 'accueillir à son retour au pays en 1992 ; sans parler des difficultés avec la mouvance islamique. Dommage pour lui encore puisqu'il rate une occasion unique de se retrouver avec l'essentiel de ceux qui l'avait adopter, soutenu. Une occasion peut être de se réconcilier avec eux, de se refaire même. Dommage pour le peuple mauritanien aussi ! Certes Monsieur Ahmed ne représente pas, plutôt plus, grand chose ; pas les larges masses de jeunes, de femmes, de Négro-africains, de Haratins, de cadres intellectuels qui ont fait la défunte UFD. Cependant, sa candidature portera toujours préjudice à la cause des forces du changement. Il soustrait ainsi nécessairement un minimum de ressources morales (le désespoir de certains), humaines et matérielles et stratégiques (marges supplémentaires pour régime…). Peut être, " le petit peu qui permettra à Maaouiya de tenter de justifier sa ''réélection'' au premier tour. C'est parce que justement il ne lui souhaite de tomber sous le soupçon ignominieux d'œuvrer pour le candidat du pouvoir, que les proches et les amis sincères de Ahmed Daddah ne souhaitaient pas sa candidature. Et espère toujours son désistement. Même ses adversaires honnêtes, qui lui reconnaissent une contribution positive à la lutte, à un moment donné, même ceux-ci auraient souhaité une sortie plus glorieuse pour celui qui a, un jour, porté l'espoir de tout notre peuple. Dommage ! Dommage! Nouakchott le 23-08-03, Ghassem Ismaïl


1. NON A HAIDALLA

Commentaire de RIM-ECHOS sur l'article de Souleiman Ould Sidi Ali intitulé : "NON A HAIDALLA"

Voilà un démocrate conséquent : Souleimane Ould Sidi Ali s’élève contre Haidalla.

Toutes les manipulations et les manœuvres, possibles et imaginables, ont été mises à contribution par le Colonel Taya et son clan pourrendrecrédible la candidature du Lieutnant-Colonel Haidalla. Des hommes de confiance du maître de Nouakchott ont été envoyés « en mission de soutien » à l’ancien frère d’armes ; la flicaille du régime, noyautant l’opposition en exil, a été mobilisée et les organes de communication, locaux et étrangers vendus au régime- tel Jeune Afrique- ont eu pour consigne : « faites en sorte que l’opinion nationale et internationale perçoit cette présidentielle comme un « duel » entre deux hommes », le Colonel Taya et le lieutnant-Colonel Haidalla. Taya voulait, d’abord, minimiser les chances de l’opposition d’arriver au pouvoir, ensuite surtout depuis le 8 juin, il a commencé à voir dans son prédécesseur un successeur préférable aux leaders de l’opposition auxquels, il voue une inimitié irréductible. Le but du tapage médiatique orchestré par le pouvoir autour de Haidalla, qui prend parfois des formes insidieuses- rien ne puisse redorer le blason de Haidalla aux yeux des Mauritaniens que les attaques dirigées contre lui par des hommes emblématiques du régime honni de Nouakchott : de telles attaques servent et ne desservent point Haidalla. C’est bien connu ; c’est bien voulu et c’est bien calculé- le but de ce tapage, croyons-nous, est de préparer les esprits à une fraude au profit de Haidalla à défaut de pouvoir le faire, cette fois-ci impunément pour le compte du Colonel lui-même. Heureusement que cette candidature - auxquels, hélas, des militants sérieux et sincères de l’opposition se sont rallié n’a pas trompé tout le monde. La preuve : cette tribune du militant, Souleiman Ould Sidi Ali, figure unanimement respectée de l’opposition en exil. « RIM Echos », qui se retrouve dans toutes le lignes de cet article, s’incline devant l’honnêteté intellectuelle, la conséquence politique et la vigilance militante de Ould Sidi Ali.

 

NON A HAIDALLA ! par Souleiman Ould Sidi Ali

Le désir changement à tout prix, le réalisme face à sa propre incapacité à mobiliser les électeurs , ou la simple opportunité de s’accrocher au train supposé gagnant, conduisent foule de gens à courir à la rencontre d’un officier de valeur, putschiste d’élection, ayant pour bilan politique une dictature de 5 ans.

Il n’en demeure pas moins qu’un espoir raisonnable de changement est fait, de l’espérance de meilleures conditions de vie matérielles et davantage de justice pour le plus grand nombre et s’enrichit d’aspirations à la liberté et plus de démocratie dans la frange la plus éduquée de la population. Rien de tout cela n’est à l’horizon avec cette candidature.

L’espoir d’évolution vers plus de liberté et de démocratie se porte sur un candidat lorsqu’il présente des indices de culture personnelle démocratique ; tels un goût pour la liberté des autres ou un penchant pour la négociation et le compromis respectueux des individus :

Le goût pour la liberté des autres :

Les charrettes de prisonniers politiques , dans les conditions de détentions que l’on sait, sont là pour témoigner du sort fait aux droits humains sous la présidence du candidat.

Penchant pour la négociation et le compromis respectueux :

Chacun se souvient comment M. Haidalla décidait de l’issu d’une négociation sociale ou d’un arbitrage économique lorsque de temps à autre il s’en remettait à une instances civile.

Il suffisait que cela n’aille pas assez vite à son goût pour que l’instance fût démise.

Ceux des partis et tendances politiques actuelles , très divergentes idéologiquement, qui s’agrègent autour de lui, devraient y réfléchir !

La meilleure justification du candidat, hypothétiquement devenu président, pour redevenir lui-même, sera l’incontournable débat et les compromis à trouver entre gens que rien ne réunit, excepté le raz le bol du régime actuel.

Il n’y aura pas sous Haïdalla « d’équivalent conférence nationale » pour ceux qui s’y attendraient !

De même que ceux qui croient pouvoir « faire devoir » sa victoire au candidat, sans avoir fait preuve de leur propre poids électoral ,se trompent .

Il s’agit là d’une naïveté: Un élu du suffrage universel n’a de compte à rendre qu’à un appareil politique qui l’a engendré ou à des suffrages relatifs évalués.

Le candidat actuel, serait affranchi de tout cela, dans l’absolu et dans l’éventualité du succès.

Indépendant, comme il tient à le dire, il a laissé venir à lui de tous bords, garantissant ainsi son libre choix face à la multiplicité des contradictions qui opposent ses supporters.

Une culture personnelle démocratique :

En l’Etat des choses et de ce que sont les gens en Mauritanie, on prête d’autant plus attention aux indices qui feraient qu’un homme est susceptible d’avoir appris ou simplement essayé de mener à bien des expériences démocratiques fussent elles modestes. Précisément parce que l’idéal est loin.

Où et quand le M . Haidalla aurait il appris cela ?

De sa tranche de vie d’officier , il a démontré qu’il est sorti avec une confusion des genres et une distorsion des vertus militaires au contact des besoins du civil.

La rigueur des armes est devenue dirigisme obstiné dans le civil.

La discipline c’est transformée en prétention à calibrer les institutions et les hommes.

Le patriotisme c’est traduit par l’autisme aux règles de fonctionnement du monde.

M.Haidalla est arrivé au pouvoir à un âge de maturité où le tempérament et la culture personnelle sont fixés dans leurs lignes de forces.

Il n’a montré aucun indice psychologique compatible avec des pratiques démocratiques.

Par la négative, on peut suspecter chez un homme sans grandes prédispositions psychologiques pour la démocratie, d’avoir rejeté l’autoritarisme par un parcours militant.

De sa tranche de vie postérieure l’exercice du pouvoir, où sont les engagements de M.Haidalla ou ses protestations, pour faire évoluer l’autoritarisme du régime actuel ?

M. Haidalla n’a aucune référence militante pour les droits de l’homme, l’évolution des institutions, la dénonciation des exactions humanitaires ou de l’irrespect des lois.

Dès lors sur quoi se fonder pour croire que ce candidat porte une volonté de changement démocratique ?

Le fait est que le dualité Haïdalla-ould Taya représente un non choix en terme d’espérance démocratique

L’espoir de changement vers un mieux être matériel peut se bâtir sur une confiance raisonnable en la conduite par un candidat de la politique économique d’un pays.

On se souvient comment la conduite des affaires du pays par Monsieur Haidalla, mena la Mauritanie à la faillite économique qui obligea à sa mise sous tutelle par les I. F .I (1).

Sous sa présidence la faillite fût accomplie, par l’incohérence des choix de politique économique, les détournements massifs de fonds publiques; les banques dévalisées par les prêts sans couverture et l’endettement extérieur accru.

Le refus de M. Haidalla, jusqu'à son renversement, d’acter les plans d’ajustement structurel, sous le paravent fallacieux de défense de souveraineté nationale, n’a conduit qu’à enlever au pays les quelques marges résiduelles de négociations sur les brutalités des réformes du FMI.

Ce qui fût présenté comme du « patriotisme » économique était en fait le refus d’assumer ses propres fautes de gestion face à la population ! Car s’il est vrai que l’acceptation de l’ajustement structurel signe la fin de la souveraineté économique d’un Etat, la faillite qui y conduit est bien la résultante de la gestion préalable qui en a été faite.

L’incompétence se doublait alors du refus de faire face à son issue .

Il est déraisonnable de faire à nouveau confiance, sur ce sujet, à un homme qui a une telle responsabilité au bilan.

L’espoir d’évolution vers plus de justice peut se fonder sur une volonté et une crédibilité acquise en la matière.

Justice :

Au plan social, la justice est appréciée par le plus grand nombre ,en terme de répartition.

Pour dater le début de la fracture sociale en Mauritanie , il est significatif de dater la ségrégation dans l’habitat des mauritaniens.

Je prie le lecteur de se rappeler de quand date l’émergence « miraculeuse »de l’Ilot A de Tevragh zeina ,pendant que la kebba se développait à même allure !

La justice s’apprécie également sur les efforts consentis pour l’égalité entre individus :

En la matière, on doit à l’actuel candidat la 3° édition spectaculaire et médiatisée de l’abolition de l’esclavage en Mauritanie sans le moindre décret d’application ni davantage de politique de mise en œuvre; conjointement à l’enfermement de nombre de militants d’ El-Hor.

Quant à la justice individuelle, chacun sait ce que fût la Chariaa sous la présidence de M. Haidalla.

Mon propos est ici de dire que le bon sens indique que quelle que soit la matrice de justice individuelle que se choisit un pays, il est de la responsabilité de ses dirigeants de disposer des moyens préalables pour que celle-ci soit universelle et égale pour tous.

Partant, je dis que ce candidat assume devant l’histoire le fait d’avoir proclamé des lois, démagogiquement estampillées de la chariaa, qui ont incarnées l’injustice dans les faits.

La trahison faîte au respect portée par les mauritaniens à la chariaa est le seul bilan d’équité de la présidence du candidat.

Les opposants résolus résisteront aux effets de groupe et au le raz le bol pour la détestable gouvernance actuelle.

Ils accepteront la réalité telle que : L’opposition démocratique est en échec devant le pouvoir actuel. Mais continue le combat pour se trouver l’énergie mobilisatrice et le rassemblement autour de forces de progrès.

L’avènement d’une alternance issue d’un authentique projet d’opposition conduit par des démocrates est devant nous.

Souleymane Ould Sidi Aly


2. RIM Echos <rim_echos@YAHOO.FR> wrote: Service de presse

Le duo kaki Taya- Haïdalla : un complot contre l’alternance..

par Abdallah Ould Hormtallah*

A la mémoire des fusillés des présidentielles de 1992.

Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d’opinion, ou bien si tard, que ça n’en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et signes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère.’ Par Céline, Voyage au bout de la nuit.

Le blocage que connaît la Mauritanie depuis l’arrivée des militaires au pouvoir a atteint son sommet : une confusion politique totale, un trépignement qui crée l’alternative du pire et du mauvais, une manipulation de l’opinion plus dégradante que jamais… Après le tournant raciste du régime et tout ce qu’il a engendré, voici maintenant qu’un piège tribalo-régional guette le pays, alors qu’un possible changement se dessine.

Taya, on l’a toujours dit, « mène la Mauritanie vers l’explosion … » Déjà, son recours au tribalisme a enterré tout espoir de réconciliation nationale sur la base d’une enquête indépendante et d’un procès, choisissant de marchander l’impunité avec des petits chefs épris de servitude volontaire. Pire, il a interdit aux Mauritaniens d’admettre l’existence d’une réalité sociale aberrante, l’esclavage, qui mine leur avenir et inscrit le mensonge au cœur du pays. Enfin, il a fait de toute la Mauritanie son domaine familial. Les effets de son irresponsabilité au long cours nous accablent à présent. Mais quelle que soit l’hypothèque que sa schizophrénie fait peser sur nos années de contestation, nous voici plus désireux que jamais de le voir partir, et de prendre position dans la confusion qui s’annonce. Ce départ nécessaire oblige à prendre en considération l’ensemble du paysage politique. Celui d’un long combat contre l’hégémonie de Taya, mais aussi à présent d’un autre risque majeur encouru par la Mauritanie : la candidature actuelle d’un de ses anciens saboteurs officiels, l’ex-Président Haidalla. Surgi comme une marionnette du néant d’un passé même pas nostalgique, voilà que se présente à nous ce roi des médiocres, glorieux coupeur de mains, abolitionniste au million d’esclaves, qui substitua à la volonté populaire la bénédiction d’un gentil marabout de fonction au Palais, qui confia sa politique alimentaire aux bricolages cosmogoniques de petits sorciers fonctionnaires, et, par sa conscience d’authentique berger de province, coupa gravement le pays de la scène internationale. Celui qui présida la Mauritanie de 1979 à 1984, et qui revient aujourd’hui jouer dans la cour des grands, fut l’incarnation de la sécheresse en tout point. Mais que signifie cette candidature ?

- Une première dans l’histoire du pays : les forces « progressistes » se joignent aux forces traditionnalistes pour enterrer toute velléité de démocratie.

- La réhabilitation officielle de la Tribu comme structure politique par ceux qui furent hier ses critiques les plus âpres et les plus modernistes.

- L’effacement de la question des Haratine à travers l’instrumentalisation de leur poids démographique. Dans ce carnaval d’allégeances tribales, les esclaves guidés par leur maître seront une fois de plus privés de choix politique.

- La marginalisation de la communauté noire - 4 tribus contre 520 tribus maures ! - plus que jamais exclue de toute la dynamique électorale, celle-ci étant vécue à raison comme une dispute du pouvoir entre Maures. Une partie de cette communauté sera ainsi livrée aux achats de voix dont Taya s’est fait la spécialité.

- La fabrication d’une « force » islamiste reconnue, mais qui s’affiche de jour en jour plus vide de programme à proportion qu’elle goûte à l’idéal Taliban : idéal corrompu et corrupteur, sans imagination, en rupture avec un autre Islam, qui fut, lui, une des forces spirituelles les plus profondes de la société mauritanienne, et qui, pur de toute ambition politique, aurait pu contribuer à la cohésion du pays.

- La réabilitation des fondateurs du nationalisme arabe dans ses formes les plus dangereusement meurtrières.

- Une recupération mesquine de la tentative du 8 juin 2003, qui exprimait le malaise au sein même de la population maure et de l’armée, explosion que l’opposition démocratique annonçait depuis la campagne de 1992.

- Une opportune occasion donnée aux voyous de la « République » des Smassid de rejoindre le cortège des forces du « changement », effaçant ainsi des années de trahison, et prolongeant encore notre tradition d’impunité.

- La réduction de la campagne électorale à un souk, où tel individu se voit doté par avance de tel fauteuil selon son clan, sans même que soit fourni l’effort de réfléchir à ce que serait un avenir meilleur.

Bref, un chaos politique programmé par une candidature qui se prétend intérimaire… c’est-à-dire rien d’autre qu’un nouveau « changement dans la stabilité ».

Quant aux multiples scénarios-catastrophes que ces élections nous inspirent, eux, ils surpassent ceux que nous avons jusqu’ici vécus et imaginés. Il se peut que dans toute cette confusion, un homme en kaki excité par son arme s’accapare le pouvoir et s’installe pour un nouveau bout de siècle. Mais le plus probable sera plus banal. On sait bien que Taya ne se laissera jamais battre par les voies des urnes dans des élections que lui-même organise et supervise, et qui n’ont donc aucun risque de se dérouler dans la transparence. En revanche, après une campagne très « agitée », il aura beau jeu de faire appel aux « mécontents » pour prétendre à une ouverture politique en formant un gouvernement de « cohabitation nationale ».

Qui ne remarque en effet que tout ce climat est profondément favorable à Taya ? Et que celui-ci, en intronisant Haidalla dans un rôle d’opposant principal, fabrique un duo - plutôt qu’un duel - dont il a toutes les chances de sortir vainqueur ?

Quelle que soit l’éventuelle sincérité de ceux qui soutiennent cette candidature saugrenue, quelle garantie ont-ils que cet homme, si bien entouré depuis peu par les tout récents ténors du pouvoir, soit en mesure de surmonter son passé, et d’offrir aux Mauritaniens, comme certains se forcent à le croire, un quelconque espoir de changement réel? N’est-il pas inquiétant que, au-delà de son « regret » pieux d’ex-dictateur, Haidalla soit incapable de rien dire des dix-neuf ans écoulés depuis son départ? Quant à son exceptionnel « courage physique », dont on nous rabat les oreilles, il prend la place d’un authentique courage politique : qu’il fomente son petit putsch à lui, puisqu’il ne peut se présenter en Californie…

Si je choisis de déroger ici au pacte d’alliance des oppositions, c’est que cette pseudo-coalition n’est que la dernière trouvaille de Taya pour égarer ses électeurs, en plus d’être une insulte pour notre intelligence à tous. Voter Haidalla après Taya, ce serait, comme le dit un vieux dicton maure, «briser un jeûne d’un an pour un simple criquet ». N’est-il pas possible de se nourrir un peu mieux dans ce pays ?

Il faut que dans ces circonstances, le combat reprenne pour une alternance démocratique réelle, et que les vrais problèmes du pays soient mis en avant et traités : la déchirure nationale, le pillage des richesses, le népotisme, le tribalisme, et cette passion de la médiocrité qui anime les « élites ». L’opposition démocratique qui affronte Taya depuis son arrivée au pouvoir a été jusqu’ici regardée par ces opposants de la dernière heure comme un film hollywoodien plein d’actions violentes : ses leaders arrêtés et torturés, ses partis dissous, son _expression censurée…Une occasion est donnée aujourd’hui à toutes les forces du changement de sortir du film et d’investir le champ politique pour sortir le pays de ce long cauchemar.

*Abdallah Ould Hormatallah est un opposant résolu au régime du Colonel Taya. Ces dernières années, Il était notamment conseiller médiatique de l’ancien président, Feu Mokhtar Ould Daddah et membre du Conseil d’Evaluation, instance suprême de la défunte organisation clandestine Conscience et Résistance.


3. Date: Tue, 21 Oct 2003 15:08:54 +0200 De: "RIM Echos" <rim_echos@YAHOO.FR>

Objet : ENQUETE : COMMENT LE POUVOIR A FAVORISE LE RALLIEMENT DES ISLAMISTES AU LIEUTENANT-COLONEL HAIDALLA..

À: MAURITANIE-NET@HOME.EASE.LSOFT.COM

«RIM Echos » : Enquête : comment le pouvoir a favorisé le ralliement des Islamistes à Haidalla

21 Octobre (RIM Echos)- le candidat présidentiel, Ahmed Ould Daddah se place en tête des candidats à la présidentielle du 07 Novembre, selon les résultats encore partiels du sondage organisé, sur cette question, par le site « Isslah » du Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie (FMRD). Sur les 4343 intentions de vote exprimées dans cette consultation, jusqu’à 11 heueres GMT, mardi 21 Octobre, un pourcentage de 42 % est en faveur du leader du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD, Opposition). Le candidat « indépendant », le lieutenant-colonel, Mohamed Khouna, dont la candidature est suscitée et encouragée par le pouvoir, chute à 39% alors qu’il avait, jusqu’ici, occupé la première position dans ce sondage. Le président sortant, le Colonel Ould Taya n’obtient que 12% d’intentions de vote. C’est une grande percée pour le candidat du RFD dans la mesure où le site de l’Isslah fait, actuellement, une promotion exclusive de la candidature de Haidalla. Elle signifie que les visiteurs de ce site, Islamistes pour la plupart, ne sont pas unanimes sur la décision prise par des figures éminentes de la mouvance islamiste en faveur du Colonel Haidalla. Sincères, ouverts et crédibles, les militants du FMRD ont rallié, non sans de longues discussions et hésitations, la position arrêtée par les détenus islamistes au lendemain de leur libération en faveur de Haidalla. Sans mettre nullement en doute le sérieux et la sincérité de nos opposants islamistes, les conclusions d’une enquête menée par deux journalistes professionnels de « RIM Echos » laissent penser que le ralliement islamiste au lieutenant-Colonel Haidalla a été favorisé par le Pouvoir : Le régime avait permis, rélèvent les auteurs de l’enquête, au Candidat Haidalla -chose interdite notamment à Ahmed Ould Daddah- de visiter , chaque soir ou presque, les détenus islamistes dans la prison de Baylla à Nouakchott ; de mener de longs « conciliabules » -le terme est de « Mauritanie@ctu, un service de presse peu susceptible d’hostilité à l’egard de Haidalla- avec l’ancien ambassadeur, Mokhtar Ould Mohamed Moussa, originaire, comme lui, de la région du Sahel. Quand, ces « conciliabules » ont abouti, c’est-à-dire quand M. Ould Mohamed Moussa a donné sa parole et celle des Imams, peu versés dans la politiques, co-détenus avec lui, au lieutenant-Colonel Haidalla, le régime du Colonel Taya a libéré, le lendemain, les Islamistes. Le reste des dirigeants islamistes ont eu, par la suite, toutes les difficultés à s’écarter d’une position arrêtée par des « aînés » auréolés du prestige de leur passage, tout récent, dans les bagnes du régime despotique. Autre résultat de l’investigation de « RIM Echos » : la tolérance par le pouvoir de l’entrée à Nouakchott de l’opposant, Mohamed Mahmoud Ould Maaloum, n’est pas due à la présence de journalistes à l’aéroport comme il le pense lui-même. Mais, elle s’explique ainsi : en ralliant Haidalla, Ould Maaloum, militant connu, s’inscrit objectivement dans un grand dessein du pouvoir, celui de favoriser le candidat « indépendant » pour casser ceux venus des rangs de l’opposition. Les auteurs de l’enquête constatent également que « la réanimation », politique et médiatique de Haidalla est l’œuvre des médias notoirement à la solde du pouvoir de Nouakchott ; que les dirigeants de la principale formation de l’opposition, UFP, ayant soutenu Haidalla, n’ont jamais caché leurs rapports « cordiaux » avec le Colonel Taya et que les plus fervents avocats du lieutenant-Colonel Haidalla dans de ce qu’on appelle « l’opposition démocratique en exil », sont, souvent, des individus à la moralité douteuse. Certains d’entre eux sont déjà déchus et exclus de leurs groupes tantôt « pour traîtrise », tantôt pour « vénalité et trafic d’informations avec le pouvoir ». Derrière la candidature Haidala, la main du régime de Nouakchott est trop visible… A suivre.

 


4. Un savant musulman explique : « pourquoi je vote pour Ahmed Ould Daddah » Par Mustapha Ould Ahmed Ghali

 

Contenu de la situation de crise multiforme qui prévaut dans le pays, de la délinquance et la corruption qui s'y généralisent , prenant en compte les critères que les préceptes de l'Islam exigent que remplisse celui qui doit avoir en charges les affaires publiques. Après avoir examiné minutieusement les programmes des différents candidats, les objectifs politiques qu'ils déclarent s'assigner et après étude approfondie de la personnalité de chacun d'eux mesurée aux normes de la loi Islamique; j'ai porté mon choix sur Mr Ahmed ould Daddah pour les raisons suivantes:

il est le seul candidat à avoir appris par cœur le Saint Coran

Il est le seul candidat à maîtriser la langue Arabe, en plus d'autres langues vivantes

il est le seul des candidats à faire régulièrement sa prière dans la mosquée après avoir fait les purifications rituelles (même si d'autres candidats respectent comme lui cette dernière règle)

il est le seul candidat à connaître, avec maîtrise, les théories économiques et détient une expérience certaine dans la gestion financière, étant le premier gouverneur de la BCM, l'auteur intellectuel et l'artisan de la mise en place de la monnaie nationale dont la solidité est resté maintenue par lui jusqu'à l avènement des pouvoirs militaires.

Il est le seul candidat crédible sur la scène islamique, africaine et arabe tout en ayant une grande audience dans les milieux occidentaux

il est le candidat qui œuvre pour le changement sans faire courir de risques au pays.

Pour ma part ,j’ai adressé des lettres aux quatre candidats: Ould Taya, Ould Haidalla, Messoud et Ahmed, définissant des paramètres de choix . N'ayant pas reçu de réponse, je suis fondé mon évaluation sur les critères islamiques de probité morale. pour tout ce qui précède, je déclare solennellement mon soutien total à Mr Ahmed Ould Daddah lors de l’élection présidentielle . Qu'Allah le guide sur le bon chemin.

Je lance un appel à tous ceux qui liront ce communiqué afin de soutenir et de voter pour Ahmed Ould Daddah.

Voter Ahmed Ould Daddah le 07 novembre; il est le seul capable de faire sortir le pays de la situation dans laquelle il se débat. Moustapha O/ Idoumou O/ Ahmed Ghaly Prêcheur indépendant et chercheur en sciences religieuses


Mouaouiya Ould Taya traduit en justice Ould Haidala Les vraies raisons d’un procès «Quand ce procès - qui risque d’être long- sera terminé, la plupart des Mauritaniens auront oublié la fraude massive qui a complètement dénaturé la présidentielle du 7 novembre dernier ». A l’instar de l’auteur des lignes précédentes, les plus avertis des commentateurs mauritaniens ne doutent pas que la traduction devant la cour criminelle de Nouakchott, depuis lundi 1er décembre, de l’ancien chef d’Etat, Mohamed Khouna Ould Haidalla est une opération de diversion orchestrée par le gouvernement du Colonel Mouaouiya Ould Taya dans le but de détourner l’attention de l’opinion publique locale et internationale des résultats du dernier scrutin présidentiel fortement contestés en Mauritanie. Arrivé en seconde position- avec 18% des voix- lors de cette échéance électorale à l’issue de laquelle Ould Taya au pouvoir depuis 1984 s’est octroyé un troisième mandat présidentiel, Haidalla est accusé avec 14 de ses partisans- dont six membres du directoire de sa campagne électorale- d’avoir fomenté un «attentat pour le renversement de l’ordre constitutionnel par la violence au préjudice des intérêts majeurs de la Mauritanie ». La charge - qui avait déjà valu à l’ancien maître de Nouakchott, d’être interpellé la veille du scrutin avant d’être relâché le jour du vote puis de nouveau incarcéré- le surlendemain- au bagne de triste mémoire de Beîla situé à quelques encablures du palais présidentiel de la capitale mauritanienne- manque de fondements consistants. Le gouvernement, relayée par la justice, arbore « un plan de coup d’Etat » baptisé « Grab 1 » qui aurait été découvert dans le domicile d’un membre de l’entourage de Ould Haidalla. Le document, qui préconise un «soulèvement populaire suivi de l’installation d’un gouvernement provisoire» dirigé par l’ancien chef d’Etat en cas de fraude au profit du président sortant, reste d’une origine douteuse. Curieusement, ce n’est pas la police qui était la première d’en révéler l’existence, mais le très zélé directeur de campagne du candidat Mouaouiya Ould Taya, Hammoud Ould M’hammed qui fait office actuellement de ministre de la jeunesse et des sports. Deux jours avant le scrutin, Ould M’hammed, l’air triomphant, avait, en effet, ostentatoirement exhibé «le plan Grab 1» devant les envoyés de la presse internationale à Nouakchott. Aujourd’hui, les avocats de la défense de Haidalla tentent, en vain jusqu’ici, de convaincre Mohamed Abdallahi Ould Tayeb, le président de la cour, de convoquer Ould M’hammed pour lui poser une seule question : «comment s’était-il procuré le document ?» Cette attitude étaye la thèse de l’ensemble de l’opposition mauritanienne qui estime que «l’affaire a été d’a jusqu’à z montée de toutes pièces par les services» du régime. Sur le tard, les autorités de Nouakchott ont sorti un autre chef d’inculpation pour l’ex-chef d’Etat : «l’intelligence avec une puissance étrangère» en l’occurrence la Libye. Celle-ci aurait, selon le pouvoir, renfloué les caisses de la campagne de Haidalla d’un million de dollars. «Les preuves» contenues dans le dossier remis aux avocats de l’ancien président qui a dirigé la Mauritanie d’une main de fer de 1980 à 1984, date de sa destitution par le Colonel Taya, ne sont pas incontestables. Le montant «reçu en deux transferts» était en provenance de Tripoli. Mais, l’identité de l’instance ayant effectué le versement reste totalement inconnue. Rien ne prouve, donc, que l’Etat libyen soit la source de ce financement. Hassouna Chaouch, adjoint du ministre libyen des affaires étrangères s’était, d’ailleurs, empressé à démentir formellement cette «accusation» et à s’étonner que son pays «soit cité dans cette affaire». On s’accorde également à dire que le récipiendaire de cet argent n’était pas Mohamed Khouna Ould Haidalla lui-même mais son fils, Sidi Ould Haidalla. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas là de raison valable d’incriminer l’ancien chef d’Etat comme il l’affirmé lui-même et comme l’a brillamment soutenu sa défense composée d’une trentaine d’avocats dont, en plus des Mauritaniens naturellement, des Sénégalais, Maliens et Français. S’il est contestable que Haidalla était le principal challenger de Ould Taya lors de la dernière présidentielle disputée également par le leaders historiques de l’opposition, Ahmed Ould Daddah et Messaoud Ould Daddah, il est, par contre, indéniable que cet ex-lieutenant-colonel, de 63 ans, réputé de bonne foi et politiquement naïf, était le principal dindon de la farce électorale en Mauritanie. Le pouvoir, soucieux de l’émiettement de l’opposition, n’était pas, loin de là, étranger à sa candidature. Ce sont, en effet, des barons du parti au pouvoir connus pour leurs liens indéfectibles avec Ould Taya- comme le député Ismail Ould Amar qui deviendra le directeur de campagne de Haidalla- et des éléments de l’opposition en exil montrés du doigt par leurs propres groupuscules comme des «agents du régime» qui furent les plus bruyants et influents supporteurs de ce candidat «indépendant». Ce sont ces gents-là qui assument vraisemblablement la première responsabilité dans ce qui arrive à l’ancien chef d’Etat. «Le régime, qui avait un besoin impérieux de faire diversion au lendemain de cet énième putsch électoral, n’accable pas Haidalla par ce que celui-ci était le plus menaçant ou le plus détesté des adversaires de Taya. Mais, tout simplement parce qu’il était le seul d’entre eux à la portée de sa main si j’ose dire» confie une source nouakchottoise bien informée. Avant d’expliquer : «l’entourage du candidat Haidalla - contrairement à ceux des deux candidats de l’opposition- fourmillait de personnages nationaux et étrangers qui, alors qu’ils lui faisaient croire qu’il était leur idole, étaient, en réalité, chargés de le contrôler et de l’épier». Haidalla est doublement victime. Abdallah Ben Ali / Maroc Hebdo International No 583 du 5 au 11 déc. 2003


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