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Déclarations


Des "cadres démissionnaires du PRDS" -1997- retournent au bercail

"Cadres démissionnaires du PRDS", pour ceux qui ne le savent pas, désigne le groupe de nasséristes dont l'adhésion à l'UFD/EN fut à l'origine de la crise entre la tendance "MND" et celle des "Indépendants - Groupe d'Ahmed Ould Daddah". "Ces cadres" avaient fait état, dans la presse, d'un accord qu'ils avaient conclu avec Maouiya dans les années 1986-1987 et avaient revendiqué publiquement les "acquis" du PRDS durant la période.

Pour en savoir plus sur ce groupe, cliquez sur les liens : lien 1 ; - lien 2 ou - lien 3


DIRECTOIRE NATIONAL DE LA CAMPAGNE

DU CANDIDAT MOHAMED KHOUNA OULD HAIDALLA

DECLARATION

 

Une semaine de campagne a suffi pour que le peuple indique d'une façon éclatante son choix. C'est le bon choix : le peuple choisit le candidat Mohamed Khouna Ould Haidalla et son programme de reformes. L'affluence populaire dans les meetings nationaux du candidat, c'est a dire les meetings organises dans les capitales régionales sous la présidence du candidat, constitue finalement un bon baromètre de popularité. Haidalla est le seul candidat qui ait pu organiser, dans cette première étape de la campagne, un meeting à Nouakchott qui a, par son ampleur, l'enthousiasme et la détermination de ses jeunes, ébranlé le candidat Maaouiya et la direction de sa campagne. Sa popularité et ' l'adhésion à son programme n'ont fait que se confirmer et s'amplifier aux étapes suivantes à Aieg, Boghé, Bababé, Kaedi, Guerou, Kiffa, Tintane, Aioun, Tembedra, Nema, Kankoussa, Ould Vengé, Sclibaby, Tidjikja, Sangrafa, Magta-Lahjar et hier à Atar, meetings grandiose et désormais symbolique du ferme rejet du candidat sortant par les électeurs y compris ses parents et aujourd'hui à Nouadhibou la capitale économique et à Zouerate la fameuse ville minière. Le 4 Novembre le meeting final à Nouakchott sera l'apothéose. Cette détermination sans précédent des électeurs à exprimer publiquement leur opinion et à soutenir les reformes de Haidalla suscite la colère de Mr. Maaouiya qui monte maintenant au créneau. Ne se suffisant pas des provocations menées par ses partisans les plus chevronnés, il se lance dans la surenchère, étale ses prétentions hégémoniques, intimide ses adversaires qu'il accuse de connivence avec l'étranger et même de conspiration contre les intérêts du pays ! Manoeuvres dérisoires et sans lendemain car qui, politiquement, peut être accusé d'organisateur d'une cinquième colonne ou d'un parti de l'étranger dans ce pays? Qui pactise avec l'ennemi historique du peuple mauritanien au mépris de ses sentiments les plus profonds? Ce n'est pas Haidalla dont la loyauté et l'attachement à l'identité arabo-africaine mauritanienne n'ont jamais été mis en doute même par ses pires détracteurs... Sentant venir la défaite électorale imparable malgré ses tricheries grossières, le candidat sortant réagit comme d'habitude en violant le droit et interdisant par exemple à la délégation présidentielle de campagne de Haidalla l'accès de la ville de Tidjikja le 30 octobre et l'atterrissage de son avion à Zouerate le 1er Novembre, véritables coups d'état électoraux par lesquels il tente de terroriser les supporters de notre candidat. A quel jeu dangereux Mr. Maaouiya veut-il jouer en mettant en place un système multi facettes de fraude (nomination de responsables de sa campagne comme présidents de bureaux, éloignement des électeurs de ses adversaires de leurs lieux de résidence parfois à plus de 50 kms, menaces d'expulsion des représentants des candidats de l'opposition, achat des cartes d'identité de pauvres, création de bureaux tribaux et de bureaux d'entreprise pour faciliter l'exercice de pressions etc.) et la mobilisation des troupes pour les concentrer à Nouakchott afin de créer un climat de terreur et une sorte d'état de siège ? Le décor est désormais planté pour que le ministre de l'intérieur fabrique une déclaration transformant sa défaite en victoire alors que les intentions de vote ne lui donne pas 20% de l'électoral. Cette éventualité est un suicide collectif puisque lorsque le feu sera allumé, personne ne saura qui sera brûlé

Le 1er Novembre 2003

Le Directoire National


Communiqué de Presse

NON AU CHANTAGE ELECTORAL

Depuis quelques jours, des informations troublantes nous parviennent des quatre coins du pays, faisant cas de pratiques pour le moins saugrenues.

Des responsables du PRDS et des directoires de campagne du candidat Maaouya ould Sid’Ahmed Taya font du porte à porte pour récupérer et confisquer les cartes d’identité nationale de citoyens. Ces agissements suspects sont répréhensibles.

Des sociétés nationales comme la SNIM ou la Confédération Nationale du Patronat de Mauritanie (CNPM) distribuent des fiches de renseignements élaborées par une cellule dite de Coordination des opérations de vote (élections du 07 novembre 2003) où l’on recense les noms et prénoms de l’employé et des membres de sa famille (voir annexe ci-dessous).

Ces pratiques foulent aux pieds les règles élémentaires de liberté et d’indépendance de ces entreprises vis-à vis de la chose politique. Ce sont des formes de pression et des tentatives de corruption et de chantage que les patrons exercent sur leur personnel pour influencer leur vote. Et qui sont punies par la loi.

L’article 134 des textes relatifs aux systèmes électoraux stipule en effet : Ceux qui, par voie de fait ou menaces contre un électeur, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé ou auront tenté de le déterminer à s’abstenir à voter ou auront influencé ou seront tentés d’influencer son vote, seront punis d’un emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de 10000 à 180000um…

Sans franchir d’autres pas et en attendant de réunir de plus amples renseignements sur ce qui semble être une entreprise mafieuse tentaculaire, l’UFP dénonce, et alerte l’ensemble des acteurs de la classe politique, l’opinion nationale et internationale sur la gravité de telles pratiques. Il n’y a pas de fumée sans feu. Si nous voulons que le vote prochain soit porteur d’espérance pour la Mauritanie, il faut d’ores et déjà garantir par les paroles, mais aussi et surtout par les actes un minimum de transparence.

Nouakchott, le 07/ 09/03 Le Département de la Communication

Modèle de fiches de renseignements élaborées par une cellule dite de Coordination des opérations de vote (élections du 07 novembre 2003) où l’on recense les noms et prénoms de l’employé et des membres de sa famille.


Confédération Nationale du Patronat de Mauritanie (CNPM)

Cellule de Coordination des opérations de vote

(Election du 07 novembre 2003)

Fédération Nationale de Pêche (FNP)

N° cadre

Société

Nom et prénom de l’employé et des membres de sa famille

N° carte nationale

d’identité enregistrée

sur la liste électorale

N° bureau de vote

N° enregistrement

dans le bureau

Département

Wilaya

 

 

 

 

 

 

 

 


Appel du 07 septembre

A toutes les mauritaniennes, à tous les mauritaniens,

Nous, partis, organisations et personnalités de différentes sensibilités, astreints par les conditions exceptionnelles que traverse notre pays, de nous exprimer à partir de l'étranger, nous adressons de la manière la plus urgente et la plus solennelle à l'ensemble du peuple mauritanien à l'occasion des prochaines élections présidentielles. Nous pensons qu'il faut apprécier à sa juste valeur la responsabilité indubitable qui nous incombe à tous en ce moment historique.

 

Nous jugeons qu'un ensemble d'éléments vient présager pour la première fois de la fin du régime de Monsieur Ould Taya. De tels desseins ne peuvent avoir d'effet véritable qu'à condition que nos énergies se mobilisent et se conjuguent. Notre conscience de l'opportunité qui s'offre à nous est le critère déterminant et décisif en la matière. Ainsi, à titre d'exemple, les quatre piliers sur lesquels reposerait l'essentiel du pouvoir en place semblent s'amenuiser de manière concomitante. Qu'il s'agisse de l'appui supposé de l'institution militaire, de l'appui tribal, régional ou ethnique, des hommes d'affaires ou du soutien de puissances étrangères, les faits de ces derniers temps ont prouvé combien Monsieur Ould Taya est de plus en plus isolé. Son emprise a été considérablement ébranlée. La médiocrité de ses assises a été rendue évidente lors des événements du 8 juin dernier. La dissuasion psychologique que les cercles de Monsieur Ould Taya se sont habitués à faire prévaloir appartient en conséquence au passé.

 

Très chers concitoyens,

Le 7 novembre prochain pourra représenter dans le contexte que nous venons de souligner un moment particulier. Non pour légitimer le régime de Monsieur Ould Taya mais au contraire, pour le délégitimer et contrecarrer ses stratagèmes.

Nous invitons chacun à consentir le maximum d'efforts à commencer par l'inscription sur les listes électorales.

Nous invitons chacun à tenir avec persévérance et constance à ce que les élections se déroulent de manière loyale et transparente. N'oublions pas la leçon sénégalaise ! Rien ne doit être négligé dès aujourd'hui !

Nous invitons chacun à user de tous les moyens de communication traditionnelle et moderne pour dénoncer les tentatives de fraude de quelque nature qu'elles soient. Pourquoi, par exemple, ne pas installer des émetteurs de radio libres dans les grandes villes du pays? Chaque quartier ou groupe d'habitants est en mesure de former spontanément un comité issu de ses rangs pour mobiliser, surveiller et faire respecter la transparence du scrutin.

 

Les forces de l'opposition conscientes des impératifs du moment sont à même d'encadrer et d'intensifier la mobilisation populaire. Elles se devront d'initier un débat réaliste et responsable autour des grandes préoccupations de nos concitoyens : question nationale, choix économiques, diplomatie… Elles se devront aussi d'unir les mots d'ordres en face de leur adversaire commun et de veiller, par tous les moyens, à ce que la victoire ne leur soit pas dérobée. Nous prions toutes les composantes de l'opposition de s'entendre sur un code de bonne conduite et de constituer un cadre de convergence qui aura pour charge pratique la coordination entre les candidats de l'opposition durant la campagne, de même que nous appelons vivement à former une instance provisoire autonome pour veiller à la préparation quotidienne du mécanisme du vote et pour fournir des résultats du scrutin, résultat par résultat, aux organes de presse et aux différents média.

 

Nous adressons un appel vigoureux à l'administration nationale et à l'armée de la République pour refuser toute instrumentalisation par le pouvoir en place, et respecter leur déontologie qui dicte une totale neutralité dans le processus électoral.

 

Aux mauritaniens de l’étranger, nous disons ceci : même privés de vos droits de citoyen vous pouvez hâter la fin de l'injustice; vous avez chacun une famille au pays dont vous êtes, très souvent, le seul support moral et matériel; mobilisez-la, faites-la voter contre Ould Taya, engagez-la à participer à la meilleure et la plus directe façon de vous faire revenir pour vivre dignement dans le pays de tous les mauritaniens.

 

Aux amis de la Mauritanie, à nos divers partenaires internationaux, aux organisations et instances intéressées à la justice et à la démocratie, nous adressons nos plus pressantes demandes pour les convier à nous venir en aide, d’abord par l’envoi massif d’observateurs actifs et rigoureux, ensuite par les pressions à l’égard du régime en place pour en exiger le respect de la transparence et des résultats du scrutin.

 

Chers concitoyens,

En pareilles circonstances, la foi en l'unité du peuple Mauritanien, en la convergence de ses intérêts, en son droit à la liberté, à la justice, à la démocratie et à l'alternance pacifique doit primer sur les calculs politiciens. Les candidats de l'opposition, investis de responsabilités historiques, sont invités à conjurer et faire conjurer tout ce qui pourrait nuire de près ou de loin à l'unité de l'opposition ou à susciter des démêlés de quelque ordre que ce soit. Les avantages supposés de la pluralité des candidatures ne doivent pas nous dissimuler le risque réel que cette stratégie comporte.

Nous lançon un appel solennel à l’ensemble des candidats de l’oppositions, déjà déclarés ou potentiels, pour que des modalités de convergence soient rapidement trouvées et appliquées. La communauté nationale exige de nous d’être à la hauteur.

Personne ne pourra éteindre cette nouvelle lueur après avoir ressenti tant d'espoir.

Le combat s’intensifie.

Paris le 7 septembre 2003


COALITION POUR UNE ALTERNANCE PACIFIQUE

Mohamed Khouna Ould HAIDALLA Candidat à l'élection présidentielle du 7 Novembre 2003 Le Cabinet Le Conseiller Porte-parole

PROTESTATION Le suffrage universel et la liberté de vote sont des droits inaliénables garantis par notre constitution . Comment dans une démocratie peut-on laisser libre cours à l'intimidation, au chantage économique et à toutes sortes de menaces pour influencer le vote citoyen ? Des chefs d'entreprises reçoivent et distribuent des fiches à caractère inquisitoire au sein de leurs entreprises publique et privée, au mépris des dispositions réglementaires, afin d'imposer, par cette voie, quel vote doit être fait par le personnel. La menace ne peut être plus précise lorsqu'on sait que ces chefs d'entreprise ont déjà fait allégeance publique au candidat du pouvoir. Peut-on dès lors parler d'équité, de parachèvement et d'enracinement de la démocratie ? Museler le peuple et l'empêcher de se déterminer librement sans aucune forme de pression est un acte grave et lourd de conséquences au moment où les mauritaniens, dans leur ensemble, s'attellent à remettre en marche, dans la paix, un processus démocratique confisqué. Les lois de la République punissent pourtant les actes d'intimidation, de chantage, de harcèlement et de coercition assimilables à tout point de vue à du terrorisme électoral, Nous dénonçons ce travail de sape de plus en plus accru et la poursuite des méthodes d'asservissement à un moment où, de toute évidence, le pouvoir et ses courtisans sont à court d'argument pour convaincre un électorat qui mérite respect. Nous demeurons vigilants et tenons à ce que de tels actes ne restent guère impunis. Ces procèdes dangereux ne sont que les ultimes manifestations du désarroi du pouvoir et de ses laudateurs zélés qui rivalisent dans l'art de la triche pour tenter de freiner le vaste élan populaire pour une alternance pacifique. Nouakchott, le 8 septembre 2003 Ely Ould Bakar Ould Sneïba


DECLARATION APP

Dans le cadre de la poursuite des politiques de fraude auxquelles le système et ses complices nous ont habitués au cours des élections passées, au lieu d'accepter les réclamations de l'opposition appelant à un minimum de transparence dans les élections qui seront organisées le 7 novembre 2003, nous avons constaté, pendant ces dernières semaines, un certain nombre de pratiques et de comportements qui prouvent que le système persiste dans sa conduite passée, sa volonté d'exclure ses adversaires politiques par la fraude, les pressions, la corruption et l'intimidation. Les pratiques et les comportements observés jusqu'à présent se manifestent dans les cas suivants : l'ouverture de bureaux de votes spécifiques pour chaque tribu afin de contraindre ses membres à voter en faveur du candidat du régime en place ; les déplacements de populations vers des circonscriptions électorales rurales, dans des regroupements essentiellement tribaux, pour mieux les contrôler et s'assurer de leurs votes ; le refus sans justifications des préfets d'authentifier le parrainage des candidats par des élus ; la pression exercée sur les employés des Entreprises affiliées à la Confédération Générale des Employeurs de Mauritanie par la distribution de formulaires dans lesquels ils doivent mentionner toutes les informations les concernant : nom, numéro de bureau de vote, société, numéro de la pièce d'identité...etc.), en les menaçant de licenciement en cas de refus de coopération ; la création de bureaux de vote fictifs. Nous, APP, - condamnons avec force ces pratiques arbitraires qui ont commencé déjà dès l'étape préparatoire de l'élection présidentielle (la révision des listes électorales) ; - mettons en garde le système et ses instruments contre la poursuite de ces agissements arbitraires et le considérons responsable des conséquences qui pourraient en découler ; - demandons l'arrêt immédiat de toutes ces pratiques - lançons un appel à tous les citoyens afin de ne pas céder à ces pratiques et de s'y opposer ; - invitons les forces politiques à exercer des pressions pour imposer la transparence et à se dresser contre toutes les formes de fraude. Nouakchott le 7 Septembre 2003 L'APP


LA CONFEDERATION LIBRE DES TRAVAILLEURS DE MAURITANIE (CLTM)

A quand la fin de l’arbitraire

 

Au moment où tous les Mauritaniens se préparent à participer de manière responsable et calme au jeu démocratique, dans le respect au moins des règles élémentaires de la démocratie à savoir, le respect de l’autre son opinion, et de son libre choix ; voilà que le régime dictateur et ses alliés patronats, ceux là qui ont détruit le tissu de l’économie nationale détourné les deniers publics, instaurer la politique d’exclusion sociale et politique, des pratiques de l’arbitraires viennent de passer à une vitesse supérieure dans leurs pratique indignes d’humiliation et d’arbitraire.

En effet, le patronat mauritanien et les autorités administratives, sont depuis quelques jours, en campagne pour obliger les travailleurs de présenter leurs pièces d’identité ainsi que celles des membres de leurs familles et de signer à leurs directeurs d’établissements ou entreprises des engagements de voter le candidat au présidentiel Maaouya O/ Sid’Ahmed Taya, actuel chef d’Etat. Tous les moyens de pressions et de menaces sont utilisés dans cette campagne hideuse. Le président de la Confédération Générale des Patronats Mauritanien à entrepris lui des missions à l’intérieur pour se réunir avec les chefs d’entreprises afin qu’ils mettent en pratiques ces consignes.

La CLTM, estime que ces mesures arbitraires et abusives d’une gravité extrême constituent une violation flagrante des conventions fondamentales de l’OIT et de la constitution Mauritanienne du 20 juillet 1991 qui garanti les droits ainsi que les libertés individuelles collectives d’opinion et d’expression. Ces mesures constituent également une véritable provocation et déclaration de guère face à laquelle la CLTM prendra toutes les dispositions qu’exige la situation pour contre carrer ce projet et ces visés tendant à domestiquer les travailleurs et à faire d’eux des outils, moyens de production et de remplissage des urnes. Nous disons à ces rêveurs que les travailleurs sont des personnes, ayant les mêmes droits et devoirs que les autres citoyens et ont droit à la dignité humaine, à la liberté d’opinion, de choix, d’appartenance, etc. ? il s’agit là des principes fondamentaux de l’homme.

Nous savons que ce régime fait fi de tous les principes et valeurs de l’homme. Nous savons aussi que l’actuel président de la Confédération Générale des Employeurs de Mauritanie est sans scrupule, peu civilisé et sans culture démocratique, un féodal esclavagiste d’esprit sans respect pour les travailleurs qu’il exploite et suce de manière atroce. Lui qui, dans toutes ses sociétés et entreprises fait travailler les gens sans contrats de travail et ses travailleurs sont des plus moins payés. Lui qui déteste la discussion avec les partenaires sociaux et bloque la généralisation au secteur privé des augmentations des salaires de 15% ; 8% ; 10% de 1999, 2000, 2001 et 2002 accordés pourtant par le gouvernement.

C’est aussi lui qui en tant que président du conseil d’administration de la CNSS, qui depuis deux ans refuse de convoquer le conseil d’administration en guise de protestation contre le refus des autres membres de ne pas accepter la compression de 60% du personnel et la privatisation de la CNSS. C’est aussi lui à l’origine du parachutage à la tête de l’UTM d’une personne du milieu des patronats. C’est également cette alliance qui s’oppose à la reprise de travail de plus de 200 dockers renvoyés suite à la grève d’octobre 2002.

Partant de cette situation inquiétante, la CLTM demande à tous le travailleurs de refuser cette politique visant à faire du travailleur un objet et outil, aux mains du patronat de vous organiser afin de faire face à ces défis et en vue de vivre libre et digne dans un environnement propice. En fin la CLTM, appel à une mobilisation générale des travailleurs de la Wilaya de Nouakchott pour une marche de protestation le mercredi 10 septembre 2003.

Nouakchott, le 02 / 09 / 2003

Le Bureau Exécutif


protocole d'accord

 

Suite à une série de rencontres entre l'Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD) et le Président Mohamed Khouna Ould Haidalla, candidat à la magistrature suprême le 07 novembre 2003, il a été convenu ce qui suit : 1. L'AJD renonce à présenter la candidature de son Premier Secrétaire à l'élection présidentielle 2003 et décide de soutenir fermement la candidature du Président Haidalla. 2. La candidature du Président Haidalla est celle qui cristallise le mieux les aspirations au changement du peuple mauritanien. Ce changement passe par la prise en compte des objectifs suivants : • La restauration et la défense de l'unité nationale ; • La mise en œuvre d'une politique extérieure qui exprime les aspirations du peuple mauritanien ; • L'adoption de réformes constitutionnelles instituant l'Etat de droit ; • La formation d'un gouvernement de transition regroupant les forces du changement ; 3. l'Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD) inscrira son action de soutien dans le cadre de la Coalition pour une Alternance Pacifique (C.A.P.). Les deux parties se félicitent de l'esprit de concorde qui a animé les discussions qui ont coduit à la conclusion de ce protocole d'accord. Fait à Nouakchott, le 30/08/2003

Le Président Mohamed Khouna Ould Haidalla

 

Pour Alliance pour la Justice et la Démocratie (A.J.D.) Le Premier Secrétaire Cissé Amadou Cheikhou


DECLARATION

Nous soussignés. Ex-membres d'instances dirigeantes de l'U.F.D./EN, démissionnaires le 31/03/2002 ; • Confiant en ALLAH, attaches aux valeurs suprêmes de notre Civilisation, aux nonnes démocratiques et fondés sur les conclusions des analyses objectives et rigoureuses de la Situation Nationale, Arabe, Africaine, Islamique et Internationale . • Conscients des enjeux mondiaux actuels liés à l'après 11 Septembre, notamment la démesure qui caractérise désormais le droit international ; les frontières et la souveraineté des Etats, • Considérant que le meilleur moyen d'éviter les graves dangers qui menacent des pays comme le notre réside dans l'unité et la solidité d'un front intérieur consolidé dans un sursaut porteur de réformes en adéquation avec nos besoins et nos réalités spécifiques ; • Mesurant à quel point, au stade actuel, il est nécessaire de confier, sans tergiverser, le pilotage de notre pays à un leader capable de poursuivre les réformes, consolider les acquis et encadrer les mutations sous l'effet de processus d'émancipation et de construction qui répondent aux aspirations légitimes de notre peuple à plus de liberté, plus de justice, plus d'équité et plus d'actions pour l'émancipation sociale sous l'autorité d'un Etat de droit fort et respecté avec la patience, la persévérance et la capacité de recul par rapport aux contingences ; • Constatant, à l'issue de notre expérience propre, que l'opposition est restée au fil des ans incapable de concevoir un programme patriotique, réaliste et sérieux, préoccupée qu'elle était constamment par ses querelles internes, ses vues étroites loin de l'intérêt général de la Patrie et du Citoyen : • Constatant que pour le salut de notre pays à ce moment crucial, il est de notre devoir de participer à des solidarités constantes, agissantes et durables impliquant le plus grand nombre de forces politiques dans la construction d'un avenir qui assure la stabilité des institutions et le développement désiré de tous, des solidarités capables de vaincre toutes les coalitions de circonstance qui, de part leur précarité représentent une illusion dangereuse qui ne saurait tromper notre peuple ; • Assurés, à l'instar de la majorité de nos concitoyens que parmi les candidats à la magistrature suprême le Président MAAOUYA OULD SID'AHMED TAYA est seul à avoir les qualités d'homme d'Etat, patriote, sage et visionnaire qui, ajoutées à la confiance placée en lui par nos masses populaires et l'ensemble des composantes de notre peuple fondent l'adhésion à la Réal-politic avec laquelle il fait face aux exigences de cette période de notre histoire ; • Vu la déclaration de candidature de Mr. MAAOUYA OLLD sid'ahmed TAYA à un nouveau mandat présidentiel en date du 20 Août 2003 ; Considérant ce qui précède, DECLARONS: 1. Notre soutien au candidat le Frère MAAOUYA Ol'LD SID'AHMED TAYA auquel nous faisons confiance et à qui nous apporterons nos voix lors du scrutin du 7 Novembre 2003 ; 2. Notre appel à tous les Mauritaniens, les élites patriotiques notamment, pour faire de ce choix celui de la Mauritanie et de l'avenir radieux qu'elle doit aux générations futures. 3. Notre adhésion au P.R.D.S. Fait à Nouakchott, le 31 août 2003 Les signataires - Mohamed Dieh Ould Sidaty, Secrétaire Permanent de l'Ex-UFD/EN, - Mohamed Vall Ould Mohamed Abba, Membre du Bureau Exécutif, - Sidaty Ould M'Bareck El Kheyr, Membre du Bureau Exécutif, - Sidi Mohamed Ould Maouloud, Membre du Conseil National, - Tareck Ould Nouh, Membre du Conseil National.


Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie F.M.R.D

Communiqué relatif aux élections présidentielles en Mauritanie

 

La Mauritanie s’apprête à vivre de nouvelles élections présidentielles, les troisièmes du genre, le 7 novembre prochain. Le Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie prend acte des différentes candidatures des leaders de l’opposition organisée et indépendante, alors que Ould Taya prétend à sa propre succession. Après une profonde analyse de la situation intérieure, des défis du moment, impliquant un esprit de dépassement et d’abnégation, tenant compte de la nécessité prioritaire d’un changement afin de sortir le pays de l’immobilisme actuel, caractérisé par la tyrannie et l’injustice, vers une nouvelle ère d’alternance et d’ouverture, le Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie, décide de soutenir l’accord signé le mercredi 27 août 2003 entre le candidat à la présidence de la république M. Mohamed Khouna Ould Heidalla et Le Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedaw représentant de la mouvance du réformisme islamique. A cette occasion, il nous importe de réaffirmer les points suivants qui constituent les fondements dudit accord : - accorder la priorité à l’unité nationale, qui doit être préserver , et, réparer tout les préjudices qu’elle a déjà subis notamment après les événements tragiques de 1989, 1990 et 1991, qui ont obligé des milliers de mauritaniens à quitter leur pays, se séparant de leur famille et abandonnant leurs biens. - L’abolition définitive de l’esclavage, et la prise en charge totale par l’Etat de toutes les conséquences, juridique, sociale et économique que cette pratique a pu engendrer ainsi que les mesures d’accompagnement qui s’imposent. - Voter de nouvelles réformes constitutionnelles et législatives nécessaires à une meilleure cohérence avec nos références islamiques, renforcer le rôle du parlement et élargir ses compétences, assurer la séparation effective des pouvoirs, garantir l’indépendance de la justice, et respecter la liberté de constitution de partis politiques et d’associations. - Reconsidérer la politique étrangère en renforçant l’intégration du pays dans son environnement arabe, africain et musulman, en développant les relations avec nos amis européens, et en renonçant aux liens contre-nature avec l’entité sioniste responsable de la spoliation des territoires palestiniens. - Rationaliser la politique économique, sur la base de l’adoption de choix de développement efficaces, d’une véritable égalité de chances pour l’ensemble des citoyens, et sur la base de plus de liberté d’initiative, et ce sans démission de l’Etat de son rôle d’encadrement et d’orientation, et en menant dans le même temps un véritable assainissement pour endiguer la corruption et autres détournements des deniers publics. - Revoir la politique d’éducation nationale, et redonner à l’enseignement islamique et aux langues nationales (arabe, pulaar, soninké et Wolof) la place qu’elles méritent, tout en améliorant l’ouverture sur les langues vivantes et sur les cultures du monde et en allant vers plus de justice et d’égalité des chances pour tous vis-à-vis de l’enseignement. Enfin, le Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie qui réaffirme par le présent communiqué, et selon les termes de cet accord, son soutien pour la candidature de Monsieur le Président Mohamed Khouna Ould Heidalla, appelle le peuple mauritanien et toutes ses forces vives, à rejoindre le camp du changement et de la rupture avec le règne de l’injustice. Le bureau exécutif provisoire, Bruxelles, le 28 août 2003


Déclaration relative aux élections présidentielles du 07 novembre

 

Cela fait trois ans que le Front Populaire ne ménage aucun effort pour unifier l'opposition, du moins sa stratégie de combat. Nous n'étions ni aveugles, ni ignorants la réalité de la réalité d'une opposition qui ne partage en commun que le fait de ne pas appartenir à la "majorité" gouvernante,

En effet, il suffit d'y regarder de près et de revenir au schéma de la classification politique pour remarquer que le bipolarisme artificiel prôné cache des divergences profondes dans l'idéologie, dans le comportement politique et dans les objectifs. Les partis politiques se juxtaposent allant de l'extrême droite à l'extrême gauche, et le plus à droite n'est pas forcément celui qu'on peut penser.

Dans l'opposition, l'orthodoxie dans l'analyse politique nous oblige à identifier des partis d'extrême droite à l'idéologie identitaire, des partis de centre-droit qui oscillent entre le conservatisme et une logomachie réformatrice et des partis de gauche qui se cherchent..

Malgré son ancrage dans une vision sociale de gauche, le Front Populaire a toujours ménagé les susceptibilités de ses partenaires pour unir l'opposition sur le minimum. Notre parti fort d'un programme minimal d'alternance révisé chaque année depuis 1999 a tu, et combien de fois, son amour d'auteur pour donner à d'autres l'impression de l'initiative.

Aujourd'hui, nous prenons l'initiative réfléchie de sortir d'un cul de sac suicidaire au moment où l'opposition est incapable de choisir un candidat dans ses rangs ou dans la société civile, en lui imposant un programme. S'opposer n'est ni un programme ni une fin en soi.

L’élection présidentielle du 07 novembre prochain ne doit pas être seulement une opportunité de remplacement mais surtout un espoir de changement, et un changement pour le choix d'une société nouvelle.

Pour le Front Populaire tout changement passe par la solution d'un ensemble de problèmes créant une véritable rupture avec le tribalisme, l'éthnisme, le clientélisme, l'esclavage, le mercantilisme des privilèges, la confiscation des institutions, la caporalisation de l'Administration, la concentration des revenus, la crise des valeurs, le gaspillage, l'aliénation des biens publics, la politique de paupérisation et d'exclusion,. Ce n'est pas un duel d'aristocrates de la classe politique où le baron gagnant est couronne.

Notre candidat naturel étant arbitrairement banni, déporté et incarcéré depuis plus de deux ans sans que personne ne conditionne sa candidature à sa libération et sans que personne ne nargue le pouvoir en le présentant comme candidat de l'opposition, nous nous abstenons pour le moment de donner des consignes de vote tout en prêtant une oreille attentive à tout candidat disposé à s'inspirer de notre programme pour l'avènement d'une Mauritanie plus juste, plus démocratique et plus tolérante. Ce programme, vision doit on dire, s'articule autour des points essentiels suivants:

- Le renforcement de l'unité et de la cohésion nationales, notamment par le règlement juste et sage du. passif humanitaire et l'adoption d'une politique culturelle nationale et de inodes d'enseignement intégrants,

- Des réformes politiques et institutionnelles profondes, touchant l'essentiel des institutions de la République, instaurant une décentralisation effective et efficiente et instituant un Mufti de la République;

- Une politique économique et sociale ambitieuse, à travers l'élaboration d'une stratégie économique claire assurant l'emploi et une meilleure répartition des revenus par l'élargissement de la classe moyenne, seule garante de stabilité et de démocratie, une politique d'éducation répondant à nos besoins de développement et une lutte acharnée contre l'esclavage et ses séquelles;

- Une politique étrangère, respectueuse de nos valeurs civilisationnelles et inspirée par la position importante à tous points de vue de notre pays.

Opposant aujourd'hui ,le Front Populaire le sera demain quelque soit l'élu tant que le gouvernant n'affichera pas une volonté d'ouverture et d'association des autres opinions permettant à tous d’œuvrer ensemble pour le mieux être du peuple mauritanien.

Fidèle à ses principes, le Front Populaire continuera son combat pour une société juste, équitable, tolérante et démocratique. Nous ne ratons pas la course car n'avons pas le même but et ne courons pas dans le même sens.

Avec notre programme, nous voulons hisser la Mauritanie vers les hauteurs de la pérennité, d'autres avec ou sans programme l'entraînent vers des abîmes où s'aiguisent les réflexes identitaires. Certains peuvent donner l'impression de chevaucher de bonnes causes mais il ne suffit pas d'avoir une bonne monture, il faut monter à l'endroit et bien brider d'une part et définir la destination et le meilleur chemin d'autre part.

Critiquer un programme, en prendre le contre-pied, s'en passer pour clamer que tout serait meilleur ne constitue pas un projet de société. Les bonnes intentions ne suffisent pas.

Nouakchott, le 24/08/2003

Le Comité Permanent


Communiqué de l'UDP

 

L'Union pour la Démocratie et le Progrès (U.D.P.) a accueilli avec enthousiasme et satisfaction la déclaration de candidature du Président de la République Monsieur Mouaya Ould Sid'Ahmed Taya à l’Elections présidentielle du 7 novembre prochain. L'U.D.P., qui a appelé de ses vœux cette candidature, il y a un an, lors de son congrès du 19 septembre 2002, salue cette initiative et apprécie sa haute valeur

L'U.D.P, consciente de la nécessité de raffermir notre démocratie et parachever les chantiers en cours, mettra tout en œuvre pour assurer la brillante réélection du Président Mouaaya Ould Sid'Ahmed Taya.

L'U.D.P appelle le peuple mauritanien à s'unir au tour du père de notre démocratie et maître d'oeuvre de tous les progrès réalisés dans notre pays sur tous les plans.

L'U.D.P., invite l'ensemble des forces politiques qui participeront à cette élection à préserver ce que notre pays a de plus cher : la démocratie, la sécurité et la stabilité.

Nouakchott, le 21 août 2003

Le Comité Exécutif


Déclaration de la CAP

 

Suite à la rencontre du 16/08/03 entre le candidat Mohamed Khouna Ould Haidalla et le président de l'UFP Mohamed Ould Maouloud, il a été convenu ce qui suit : 1. L'UFP renonce à présenter son propre candidat à l'élection présidentielle 2003 et soutient pleinement la candidature du Président Mohamed Khouna Ould Haidalla telle qu'elle a été exprimée dans sa déclaration du 01/08/03. 2. Les deux parties conviennent de la mise sur pied d'un regroupement de toutes les forces qui soutiennent une telle candidature dans le cadre d'une coalition dénommée Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP). 3. Le programme du candidat de la coalition s'appuie sur les points suivants : - a) la préservation de la paix civile et de l'unité nationale et l'organisation de la réconciliation nationale ; - b) l'adoption de réformes institutionnelles ; - c) l'instauration d'un état de droit ; - d) la redéfinition des grands choix économiques et sociaux du pays en concertation avec les acteurs économiques et sociaux concernés en vue d'une meilleure répartition des richesses nationales ; - e) la mise en œuvre d'une politique étrangère qui réintègre la Mauritanie dans son environnement naturel arabe, africain et islamique qui favorise l'intégration sous régionale et contribue à un monde de paix et de coopération ; - f) la mise sur pied d'un gouvernement de transition et de concorde nationale regroupant sans exclusive toutes les forces qui acceptent le changement. Les deux parties se félicitent de l'esprit chaleureux des discussions et de la parfaite identité de vue qui s'en est dégagée. Elles s'engagent à en assurer la pleine exécution.

Nouakchott, le 17 aout 2003


Communiqué du FMRD

La Mauritanie connaît depuis trois mois une évolution dangereuse des campagnes d’oppression et de persécution qui représentent les marques caractéristiques du régime au pouvoir qui étouffe le peuple mauritanien depuis une vingtaine d’années. Les féroces répressions ethniques ont été suivi par l’emprisonnement de leaders politiques comme le président du Front Populaire Mohamed Lemine Chbih Ould Cheykh malaïnine qui passe actuellement sa troisième année consécutive dans les geôles du pouvoir.

 

Aujourd’hui ce pouvoir emprisonne des dizaines d’hommes politiques et leaders d’opinion au premier rang desquels figure l’illustre érudit Cheykh Mohamed Elhacene Ould Eddedew ; il fermes et interdit des dizaines d’associations et d’institutions culturelles ou caritatives ; impose le silence aux tribunes libres des mosquées et interdit et censure les journaux indépendants.

 

En fin le pouvoir atteint un stade de barbarie supérieur illustré par :

- L’arrestation, chez-elles, de femmes dont le seul crime est d’avoir pour époux des détenus d’opinion. Terrifiées par la brutalité de ce précédent immoral et inattendu, l’une d’elle a fait une tragique fausse-couche dans sa cellule. Elle se trouve actuellement dans un état difficile à l’hôpital « Zayid ».

- L’harcèlement des cybercafés et la détention de quelques-uns de leurs gestionnaires qui autorisent aux clients de visiter le site « rayah.info ». Le pouvoir montre ainsi combien est superficielle sa campagne sur « la mondialisation et l’internet » et combien la dictature et l’exclusion de l’autre s’enracinent dans l’esprit de ses agents.

- Le kidnapping de deux des détenus de la prison de « Beyla » qui attendaient leur jugement depuis plus de trois mois. Ils sont actuellement détenus au commissariat de « Tafragh Zeïna », traditionnellement réservé aux accusés du droit commun et réputé être un grand centre de torture. Nos informateurs affirment que les deux détenus, le journaliste Sid’Amar Ould Cheykhna et Monsieur Mohamed Lemine Ould Lebbat, se trouvent dans ce commissariat depuis plus de quatre jours privés de nourriture, ils y auraient été sauvagement torturés.

 

Le Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie, qui témoigne des crimes, de la guerre psychologique et du terrorisme que le régime au pouvoir pratique contre le peuple mauritanien, affirme :

- sa forte condamnation de toutes les violations des droits de l’Homme que le régime a commis depuis son arrivée au pouvoir ;

- son appel à toutes les forces politiques et toutes les organisations de défense des droits de l’Homme à réagir de manière rapide et efficace pour assurer la libération de tous les détenus d’opinion et l’arrêt immédiat des violations flagrantes des droits de l’Homme.

- Son engagement à continuer la lutte démocratique contre le régime dictatorial jusqu’à le triomphe de la liberté, la démocratie et la justice.

- Son appel au peuple mauritanien à voter massivement contre le candidat du régime au pouvoir lors des prochaines élections présidentielles. C’est ainsi qu’il épargnera au pays l’effondrement total vers lequel le mène le régime d’injustice et d’oppression.

Le Bureau Exécutif temporaire

Bruxelles, le 10 août 2003


Déclaration candidature Haydalla

Mauritaniens, mauritaniennes,

Chers compatriotes,

J’ai pris la décision de m’adresser à vous aujourd’hui, pour vous annoncer ma candidature à la prochaine élection présidentielle du 7 novembre 2003. Pourtant aucune ambition ne me pousse à briguer la magistrature suprême et mon souhait a toujours été pendant ces 19 dernières années de vivre loin de l’exercice du pouvoir, de ses contraintes, de ses corruptions, de ses injustices commises consciemment ou non.

Ayant fait une rétrospective des régimes politiques qui se sont succédés depuis l’indépendance, le 28 novembre 1960, je déclare solennellement et publiquement que les malheurs politiques, économiques, humains, culturels et sociaux de la Mauritanie, ont toujours été la conséquence de l’exercice solitaire du pouvoir du chef de l’Etat, lorsqu’il concentre entre ses mains par divers artifices, tous les pouvoirs, qu’il supprime toute possibilité d’alternance pacifique, qu’il se considère indispensable, qu’il réduit ou supprime les espaces de liberté et qu’il annule les possibilités de dialogue politique.

C’est cette pratique du pouvoir, à laquelle je suis désormais fermement opposé, qui a conduit notre pays à la grave crise politique actuelle qu’a révélée et accentuée le réveil de la désastreuse culture des coups d’état. Conscient des dangers qui nous guettent, je ne pense rester indifférent aux appels de tant de canaux d’expression populaire pour conduire une initiative politique majeure destinée à sortir le pays de cette crise par la mise en place d’une démocratie moderne apaisée. Ne pouvant décevoir tant de marques de confiance, je m’engage devant vous tous, citoyens mauritaniens de toutes composantes nationales, de toutes tendances politiques, de toutes régions, de toutes professions, de tous groupes culturels ou sociaux, à me présenter porteur d’un projet démocratique majeur susceptible d’emporter votre adhésion enthousiaste et de la mettre en œuvre fidèlement dès la victoire. Ce projet consiste à réviser la constitution et les lois organiques relatives aux partis politiques et à la presse pour introduire les dispositions fondamentales permettant :

- l’équilibre et la séparation des pouvoirs et en particulier la séparation complète des pouvoirs du Président de la République et du Premier Ministre.

- La responsabilité du Premier Ministre devant uniquement l’assemblée nationale

- La réduction du mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois.

- La libéralisation complète de la constitution des partis politiques.

- L’inclusion de l’interdiction des partis politiques dans le domaine de la loi et non plus le domaine réglementaire.

- La suppression complète de la censure de l’expression écrite et orale.

Mon objectif est de mettre en place les institutions dans ce nouveau cadre constitutionnel et de m’assurer de leur bon fonctionnement au cours d’un mandat ne dépassant pas cinq ans dont je ne demanderais pas le renouvellement, pour laisser s’établir une saine compétition politique entre les diverses formations, et veiller à la transparence des opérations électorales organisées pour une alternance renouvelée. Vive la République Vive la Mauritanie Fait à Nouakchott, le 01 Août 2003.

Mohamed khouna Ould Haidalla


Le Plej inscrit son action dans le cadre de la CAP

A la suite d’une série d’entretiens entre le Président Mohamed Khouna O/ Haidalla ancien chef de l’Etat, candidat à l’élection à la Magistrature Suprême le 07 novembre 2003 et le Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ) ; il a été arrêté et convenu ce qui suit :

1) Le PLEJ après une analyse lucide et à la lumière de la déclaration du candidat Mohamed Khouna O/ Haidalla ancien chef de l’Etat, du 1er août 2003, décide de participer pour la première fois à une échéance électorale nationale et de soutenir cette candidature de rassemblement pour la réconciliation, dans le cadre de la Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP) ;

2) Le programme de ce rassemblement s’articule autour des points suivants :

  • La restauration de l’Unité Nationale par l’organisation de la réconciliation nationale ;

  • L’adoption de réformes constitutionnelles renforçant l’Etat de droit ;

  • La redéfinition de programmes économiques et sociaux pour une meilleure répartition des richesses nationales ;

  • La mise en œuvre d’une politique extérieure capable de redonner à la Mauritanie, notre pays, son image traditionnelle de trait d’union entre l’Afrique blanche et l’Afrique noire, position favorisant l’intégration sous régionale et permettant de contribuer efficacement à un monde de paix et de coopération ;

  • La formation d’un Gouvernement de transition de large ouverture aux Forces de Paix, de Démocratie et de Progrès.

Les deux parties se félicitent de l’esprit très cordial des discussions et de la parfaite entente qui en a découlé.

Elles s’engagent à assurer la bonne exécution du présent protocole d’accord.

Fait à Nouakchott, le 21/09/2003

Mohamed Khouna O/ Haidalla DaoudaM'Bégniga


Communication : Le MCD rejoint la CAP Le peuple mauritanien s’apprête à vivre, le 7 novembre prochain, un tournant décisif dans sa courte histoire politique. Il ne dépendra que de lui de transformer le mélange d’angoisses et d’espoirs que suscitèrent les événements du 8 et 9 juin derniers en une transition politique majeure permettant de passer de l’actuel bâillonnement systématique des libertés publiques et individuelles vers un jeu institutionnel plus ouvert. Le Mouvement pour la Citoyenneté et la Démocratie (MCD), conscient de la gravité du moment et des responsabilités qui sont les siennes et celles de toutes les forces de l’Opposition, 1. appelle l’ensemble des mauritaniennes et mauritaniens, à l’intérieur et à l’extérieur, à voter et à faire voter massivement contre le candidat Ould Taya. Il compte en cela sur la sagesse de tous les candidats de l’Opposition pour trouver les mécanismes de synergie à même de démultiplier et amplifier la lame de fond qui emportera les débris du régime agonisant, 2. affirme que la transparence du futur scrutin constitue la condition sine qua non pour en accepter le verdict. A cet effet, il engage l’ensemble des forces de l’Opposition organisée, les syndicats, la société civile ainsi que tous les citoyens à préparer, le cas échéant, toutes les parades et tous les dispositifs empêchant que leur victoire ne leur soit volée. Depuis les manifestations publiques jusqu’à la grève générale en passant par toutes les formes de désobéissance civile, tous les modes de contestation devront être préparés, 3. inscrit son action de façon consciente et résolue dans le cadre de la Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP), pour soutenir la candidature de Monsieur Mohamed Khouna Ould Haïdalla, candidature qu’il a, pour une large part, suscitée. Cette action poursuivra deux objectifs primordiaux et indissociables : a- réussir l’alternance, b- assurer une transition vers un exercice réel de la démocratie par la restauration et la promulgation de toutes les libertés fondamentales. Pour le reste de son programme et notamment pour les réformes sociales et économiques permettant d’améliorer le sort des mauritaniennes et mauritaniens tout en retrouvant le chemin de la reconciliation, le MCD saura, le moment venu, définir ses moyens et choisir son camp en vue de l’avènement d’une société où la citoyenneté sera la seule source de droits et de devoirs. Le Conseil d’Evaluation du MCD Paris le 29/09/2003


Communiqué du Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie

Tous ceux qui s’intéressent et observent le processus de préparation des présidentielles du 7 novembre ont pu remarqué le grand nombre d’irrégularités qui menacent sérieusement la transparence des élections, ce qui mettra évidement en danger la stabilité et l’avenir du pays. Les différents communiqués de l’Union des Forces de Progrès, de l’Alliance Populaire Progressiste et la lettre adressée par le directeur de campagne du candidat Mohamed Khouna O. Haydala au premier ministre sont édifiants à ce propos. Les principaux candidats de l’opposition viennent encore d’avertir du danger que représente le sabotage des élections. Ces candidats initient ainsi, dans leur heureuse initiative, une coordination tant attendue et tellement précieuse pour l’intérêt supérieur du pays et la nécessité du changement. En continuité avec ces efforts, l’opposition mauritanienne à Bruxelles s’apprête à organiser une grande manifestation qui ira à la Commission Européenne pour dénoncer les politiques du régime et exiger la transparence des élections présidentielles. Le Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie, fidèle à ses convictions, et prenant en comptes ces évolutions :

 

- Condamne toutes les irrégularités déjà observées (entrave aux inscriptions sur les listes électorales ; complicité des responsables administratifs ; achats de cartes d’identité et pression sur fonctionnaires et salariés) et affirme avec les autres forces politiques que le sabotage de la volonté des électeurs aura des conséquences périlleuses.

 

- Salue sincèrement l’initiative des trois candidats Mohamed Khouna O. Haydala, Ahmed O. Daddah et Masoud O. Boulkheïr, et les appelle à aller encore plus loin dans cette coordination, dans le cadre d’un Pacte de Changement regroupant toutes les étapes nécessaires.

 

- Appelle tous les citoyens mauritaniens dans la Belgique et ses environs à participer massivement à la manifestation du jeudi 2 octobre 2003 afin de rendre encore plus intense la mobilisation pour un changement politique tant attendu et désormais inéluctable.

Le Bureau Exécutif temporaire Bruxelles,

Le 1er octobre 2003


APPEL : CAP vers le changement

 

Le 07 novembre 2003, la Mauritanie a rendez-vous avec l’Histoire, celle d’un changement de CAP pour une réconciliation entre ses fils et la recherche d’un avenir meilleur. «La gestion solitaire du pouvoir » qui a été l’apanage des différents gouvernements qui se sont succédés à sa tête, depuis son accession à la souveraineté internationale le 28/11/1960, a conduit à une situation interne explosive et conflictuelle qui a atteint son paroxysme avec l’arrivée au pouvoir du colonel Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya.

Le régime de Ould Taya qui dure depuis près de 19 ans, s’est illustré, plus que tous les autres, par un lourd passif humanitaire (déportations en 1989 vers le Sénégal et le Mali de plus 120 000 négro-mauritaniens, exécutions extrajudiciaires de plus de 500 militaires négro-mauritaniens entre 1990-1991, peines capitales contre des dissidents, assassinats et terreur contre des populations civiles, etc.), des violations systématiques des libertés publiques et individuelles (arrestations systématiques et tortures des opposants, dissolution de partis politiques, refus de reconnaissance d’associations, censures et interdictions de journaux, interdictions de manifester, verrouillage des média d’Etat à l’opposition et non libéralisation de l’espace audiovisuel et radio, etc.), une politique de discrimination ethnique (prenant la forme d’un racisme d’Etat contre les populations du sud de la Mauritanie), tribale (la tribu du chef de l’Etat contrôle le plus gros des leviers économiques, politiques et militaires de l’Etat) et régionale ( privilèges dans le recrutement et les investissements selon les origines géographiques des hommes du sérail), le refus de lutter contre le fléau de l’esclavage (le pouvoir se contente de parler, officieusement, à demi mots, de « séquelles de l’esclavage » et récemment, le phénomène est désigné par un texte par l’euphémisme de « traite des personnes »), une politique culturelle et éducative irréfléchie et irrationnelle (elle n’a pas donné lieu à une concertation entre les acteurs concernés par la question et les enjeux de sauvegarde des cultures nationales et le besoin de communiquer avec l’extérieur n’ont pas été suffisamment pris en compte), les détournements de deniers publics (l’enrichissement rapide et éhonté des ministres de la république et des grands commis de l’Etat avec pour corollaires les déficits et la faillite des entreprises publiques et parapubliques), l’augmentation vertigineuse du coût de la vie et la paupérisation des populations (l’inflation des prix qui a commencé en 1985 avec le premier programme d’ajustement structurel appliqué à la Mauritanie n’a été que peu ou prou accompagnée par une revalorisation des revenus des salariés et fonctionnaires qui constituent une minorité de la population mauritanienne), le chômage endémique (la fonction publique mauritanienne ne recrute qu’à compte-gouttes, après des années de gel des recrutements et les entreprises privées, véritables réceptacles de la doctrine népotiste en vigueur ne font pas beaucoup cas de la compétence et de la rigueur dans l’embauche prioritaire des jeunes diplômés) et une politique étrangère saisonnière et opportuniste (elle est non conforme aux exigences d’intégration régionale, politique, économique et culturelle qui doivent servir l’intérêt des mauritaniens et non les besoins sécuritaires d’un régime impopulaire). L’impopularité du régime dictatorial de Ould Taya ne fait plus aucun doute pour la majorité des mauritaniens dont l’aspiration au changement s’exprime de différentes manières et l’espoir se cristallise aujourd’hui autour de l’ancien Président Mohamed Khouna Ould Haïdala dont la candidature aux élections prochaines mobilise des soutiens massifs dans toutes les catégories socioprofessionnelles et crée des défections au sein même des rangs du pouvoirs. Cette mobilisation autour de l’ancien Président est aussi le fait de partis politiques et de personnalités qui misent sur sa popularité et son intégrité reconnue pour favoriser une alternance pacifique. Ainsi le programme du candidat de cette coalition s'appuie sur les points suivants: a) La préservation de la paix civile et de l'unité nationale; b) l'adoption de réformes institutionnelles; c) l'instauration d'un Etat de droit; d) la redéfinition de grands choix économiques et sociaux du pays en concertation avec les acteurs économiques et sociaux concernés en vue d'une meilleure répartition des richesses nationales; e) la mise en oeuvre d'une politique étrangère qui réintègre la Mauritanie dans son environnement naturel Arabe, Africain et Islamique qui favorise l'intégration sous régionale et contribue à un monde de paix et de coopération; f) la mise sur pied d'un Gouvernement de Transition et de Concorde Nationale regroupant sans exclusive toutes les forces qui acceptent le changement. L’engagement de Haïdala dans sa déclaration de candidature à n’exercer qu’un seul mandat de 5 ans, à ramener les mandats au poste de président de la république à 5 ans renouvelable une fois et à responsabiliser pleinement le premier ministre en véritable chef de gouvernement a permis le ralliement autour de sa candidature, au travers de la Coalition pour l’Alternance Pacifique (CAP) dont le premier objectif est de favoriser le changement pacifique du pouvoir.

- Conscientes du rôle primordial des citoyens mauritaniens dans l’avènement de tout changement au sommet de l’Etat ;

- Conscientes du poids des mauritaniens de la diaspora dans les processus de prise de décision et l’entretien de leurs familles restées au pays ;

- Convaincues de la maturité de la classe politique mauritanienne et de la vertu du dialogue au sein des forces du changement ;

- Convaincues que les relations entre la Mauritanie et ses différents partenaires ne pourront prospérer que dans un environnement démocratique et pacifié ;

Nous, organisations politiques membres de la Coalition pour l’Alternance Pacifique (CAP) et personnalités mauritaniennes de l’Etranger:

- Appelons tous les mauritaniens à remplir leur devoir de vote et à mettre toute leur énergie patriotique au service de la transparence et l’alternance ;

- Appelons les mauritaniens de la diaspora, après que le droit de vote leur a été refusé, à user de leur influence en sensibilisant par tous moyens (courrier, téléphone, enregistrements sonores, audio,…) leurs familles, parents, amis et connaissances à voter le 07 novembre en faveur du candidat de la CAP ;

- Appelons les organisations mauritaniennes engagées ou non dans cette compétition, à observer une démarche constructive dans un esprit de cohésion au sein des rangs de l’opposition ;

- Appelons les partenaires de la Mauritanie à œuvrer dans le sens de la transparence des prochaines échéances électorales en usant de tous les moyens à leur disposition et à observer la plus grande neutralité entre les candidats.

Vive le changement ! Vive la République !

Paris, le 17 Octobre 2003

 

Organisations signataires :

 

Alliance pour la Justice et la Démocratie (AJD)

Forum Mauritanien pour la Réforme et la Démocratie (FMRD)

Mouvement pour la Citoyenneté et la Démocratie (MCD)

Mouvement pour le Renouveau Démocratique (MRD)

Parti pour la Liberté, l'Egalité et la Justice (PLEJ)

Union des Forces du Progrès (UFP)


ELECTIONS PRESIDENTIELLES : NOTRE POSITION

 

I : Les attendus : Considérant :

 

L’espoir suscité par l’élection du Président de la République, après 19 ans d’un pouvoir prétorien, enraciné dans la violence, les discriminations et le népotisme;

La fragilité critique du centre de l’autorité, devenue manifeste au lendemain de la tentative d’insurrection militaire du 7 au 9 juin révolu ;

Le caractère préalable mais relatif de l’alternance, au regard de notre priorité, que constitue l’instauration de la République égalitaire, donc l’abrogation des privilèges, de l’impunité et du mépris institutionnalisé envers les faibles;

L’impératif, désormais vital, d’un changement de personnel au sommet de l’Etat mauritanien ;

La loi universelle qui commande toujours à l’espèce humaine de forger, quel qu’en soit le prix, les instruments de son émancipation ;

II : La Résolution :

Conscience et Résistance :

1 : Mène campagne, sans économie de ressources, contre le Colonel Ould Sid’Ahmed Taya et lui accorde la qualification d’ «ennemi du peuple» ;

2 : Adopte, à cette fin, toutes les variantes du credo : IL EST FINI, ACHEVONS-LE !

3 : Place le Porte-parole de l’Organisation dans la posture de la disponibilité positive et de l’équivalence de traitement, à l’endroit de 3 candidats de l’opposition que sont Ahmed Ould Daddah, Messaoud Ould Boulkheïr et Mohamed Khouna Ould Haïdalla.

4 : Accorde à chaque militant et sympathisant, toute autonomie, dans l’expression de sa préférence, parmi les susdits.

5 : Se félicite de l’implication d’un descendant d’esclave, à un tel niveau d’enjeu, événement où s’annonce l’abolition inéluctable du système d’hégémonie socio ethnique ;

6 : Exhorte, l’ensemble des acteurs collectifs, y compris les forces armées et de sécurité, à prendre toutes dispositions, pour dissuader et, au besoin juguler, l’usurpation de la volonté majoritaire ;

7 : Prie, avec insistance, les Etats amis et les partenaires multilatéraux, longtemps sourds aux avertissements, de respecter le devoir, pour les mauritaniens, de reconquérir leur dignité compromise.

Décision du Conseil d’Evaluation, le 21 octobre 2003


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