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- Conférence de presse du PM


Le Premier Ministre au cours d’une conférence de Presse

Pour une Mauritanie démocratique et réconciliée avec elle-même.

 

Le Premier ministre, Monsieur Sidi Mohamed Ould Boubacar a donné hier après-midi une conférence de presse, à Nouakchott. Dans la matinée, le Premier ministre avait rencontré les représentants des partis politiques et de la société civile pour annoncer les mesures prises par les autorités de la transition.

Introduisant la conférence, le Premier ministre a déclaré : "L'objet de cette rencontre, qui est la deuxième de son genre est de vous informer des dernières décisions du CMJD relatives à l'approbation des travaux des comités interministériels chargés de la transition, de la justice et de la bonne gouvernance, travaux qui ont été soumis aux journées de concertation qui se sont déroulées ici même entre le 25 et 28 octobre dernier Le CMJD a approuvé les trois rapports interministériels qui ont été discutés au cours de ces journées de concertation.

Par rapport à la période de transition, le CMJD a approuvé les amendements constitutionnels proposés et notamment ceux relatifs à la limitation de la durée du mandat présidentiel a cinq ans, renouvelable une seule fois. Le CMJD a également approuvé les propositions concernant l'abrogation de l'article 104 et la rédaction des dispositions nouvelles qui tiennent compte de la nécessaire continuité du droit et la nécessaire adaptation du texte aux principes relatifs aux droits de libertés du citoyen.

Concernant les comités interministériels chargés de la justice et de la bonne gouvernance, le CMJD a approuvé l'ensemble des recommandations qui ont été consignées dans le rapport définitif des comités interministériels. Je ne voudrais pas ici entrer dans les détails puisque vous avez eu, certainement, l'occasion de prendre connaissance, de manière approfondie, des différents éléments de ces deux rapports. Je voudrais seulement mettre l'accent sur deux points concernant les décisions du CMJD.

D'abord, le Conseil Militaire a approuvé le calendrier électoral tel qu'il avait été proposé avec seulement la réduction des délais de la transition qui passent de 24 à 19 mois. Sur cette base, le calendrier électoral se présente désormais ainsi qu'il suit :

-          Le référendum se déroulera le 24 juin 2006 ;

-          Les élections législatives et municipales se dérouleront le 19 novembre 2006.

-          Les élections sénatoriales se dérouleront le 21 janvier 2007

-          L'élection présidentielle qui constitue le couronnement de ce processus, se déroulera le 11 mars 2007 et, en cas de deuxième tour, le 23 mars, c'est à dire, à peu près, cinq mois avant l'échéance initiale ment prévue pour la fin de la transition dans notre pays.

 

Voilà, les deux points essentiels sur lesquels je voulais mettre l'accent et je voudrai en plus vous affirmer la volonté du gouvernement d'exécuter ce programme de transition dans tous ses volets, notamment dans son volet politique et avec toute la rigueur qu'il faut. Je voudrai également vous assurer que le gouvernement poursuivra la politique de concertation avec l'ensemble des partis politiques et la société civile et continuera sa politique de transparence, d'ouverture et de dialogue. Nous comptons beaucoup sur la presse qui constitue un élément fondamental dans l'instauration de toute démocratie et surtout dans la durabilité de tout processus démocratique puisque les programmes, en principe, ceux des partis politiques comme ceux du gouvernement, sont toujours très bien conçus mais le critère de performance, c'est toujours la mise en œuvre de ces politiques, c'est leur exécution et là-dessus, je compte sur la presse, en particulier sur la presse indépendante, pour nous aider à mettre plus de transparence dans la vie politique, économique et sociale de notre pays afin que le citoyen participe à travers les médias à ce processus parce que sans la participation consciente de tous, les chances de succès seront toujours limitées.

Je voudrai enfin ajouter que le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a décidé dans sa réunion de la création d'une Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) telle qu'elle a été proposée par le comité interministériel et après les journées de concertation. Je vous remercie de votre patience et me tiens à votre disposition pour répondre aux questions que vous poserez.

 

Réponses du Premier ministre aux questions

Concernant les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante, les textes prévoient les critères suivants lesquels ils seront désignés. Vous savez que ces textes fixent les critères de compétence, d'honnêteté, d'intégrité et d'impartialité qui sont autant de garanties quant à la neutralité de la commission. Mais également, ils indiquent que cela sera fait par décret après concertation avec l'ensemble des partis politiques et de la société civile. Ce qu'on peut retenir c'est que ce sont des désignations qui seront faites sur des critères objectifs et feront l'objet d'une concertation avec les acteurs politiques. Je crois qu'il y a là suffisamment de garanties pour qu'ils puissent accomplir leur mission dans les meilleures conditions.

S'agissant des candidatures indépendantes, le Premier ministre a rappelé les débats qui ont eu lieu dans la matinée au sujet de cette question. Plusieurs intervenants avaient soutenu le principe de candidatures indépendantes qui relève des droits fondamentaux garantis par la Constitution. Par contre, d'autres opinions soutiennent les candidatures présentées sous la houlette des partis politiques qui renforceraient les fondements de l'unité nationale.

L'important est que, pour le moment, la loi prévoit d'autoriser les candidatures indépendantes mais c'est une question sur laquelle les débats restent ouverts. L'essentiel est que le citoyen soit capable de choisir les programmes qui répondent à ses aspirations et, en conséquence, de pouvoir choisir les candidats à même d'exécuter ces politiques.

Il y a une question fondamentale que j'ai failli omettre, c'est que tout ce que nous sommes en train de faire, toutes les réformes politiques, tous les changements politiques qui sont opérés visent en dernier ressort à améliorer les conditions, à améliorer le bien-être des citoyens, à leur garantir un avenir meilleur dans ce pays et bien entendu, dès à présent et même avant la mise en place des institutions censées s'inscrire dans la durée, il faut à partir de maintenant que le gouvernement et le Conseil Militaire prennent en charge les problèmes des citoyens que ce soit les problèmes des prix, de l'éducation, des problèmes de santé, de nutrition, de la sécurité. Toutes ces questions sont au cœur des préoccupations des pouvoirs publics et de leur action.

Le fait que nous examinions, aujourd'hui, ce processus qui va nous permettre d'asseoir des institutions représentatives, démocratiques est nécessairement lié à ce souci. Ces institutions seront nécessairement- c'est notre souhait -comptables de leurs actes devant les citoyens et devant le peuple mauritanien. Je voudrai dire que je suis tout à fait d'accord avec vous que les préoccupations du gouvernement, son action quotidienne sont axées sur les problèmes des citoyens.

- Concernant les délais, le CMJD avait décidé que la période de transition n'allait pas excéder 24 mois. Il avait déterminé un plafond, un seuil maximal, en disant que sa mission est d'asseoir des institutions démocratiques représentatives. Si elle pouvait se terminer en 24 mois, la période de transition serait de 24 mois, si elle devait se terminer avant, la période de transition se terminerait avant. Et comme cela est apparu à l'issue de ces journées de concertation il est possible de déterminer un calendrier électoral qui serait de dix neuf mois, le CMJD en a tiré des conséquences, donc ce n'est nullement sous la pression des partis politiques qui, pour bon nombre d'entre eux, considéraient que cette période de 19 mois était insuffisante. Pour ce qui est proposé à la presse, il y a d'abord que-le ministère de la Communication est en train de mettre sur pied une commission pour réfléchir sur une réforme de la presse. Cette commission comprendra des éléments de la presse indépendante.

La deuxième chose que je voudrai souligner, c'est que le climat dans lequel se déroulent désormais les relations entre le gouvernement, les partis politiques et la presse donne déjà une idée des ambitions du CMJD et du gouvernement pour la presse. Nous espérons qu'à l'issue des travaux de cette commission, nous aurons comme nous avons eu pour les autres secteurs, une feuille de route ou un programme pour la période de transition et pourquoi pas, des bases pour une réforme plus profonde pour l'avenir. Il appartiendra donc à cette commission de proposer des réformes et le gouvernement, bien entendu, appuiera cette réforme parce qu'il considère que le rôle de la presse de façon générale et de la presse indépendante en particulier est crucial pour le succès de la période de transition.

Le travail de cette commission ne se limitera ni à la presse écrite, ni à l'audio-visuel mais englobera tous les médias. Cette commission identifiera les priorités et présentera des propositions pour promouvoir les moyens de communication. Comme je le disais tantôt, le gouvernement qui a certes sa propre vision restera ouvert à toutes les propositions tant que celles-ci demeurent centrées sur l'intérêt de la Mauritanie et de son peuple.

A une question sur l'accès aux postes de responsabilité au sein de l'administration et en particulier, l'intégration des cadres de l'ancienne opposition, le Premier ministre a dit :

"Tous les cadres de ce pays sont appelés à occuper les fonctions. Les seuls critères retenus pour cet accès sont ceux de la compétence et de l'intégrité. Je considère qu'aujourd'hui, il n'y a ni opposition, ni majorité. Il v a des cadres mauritaniens auxquels on fait appel lorsque leurs compétences leur permettent d'exercer des jonctions et en tout cas, il sera toujours tenu compte de la nécessaire participation de tous ".

En ce qui concerne la participation des mauritaniens de l'étranger au vote, je crois que les partis politiques, la société civile, le gouvernement et le CMJD ont souligné le principe de la nécessité de faire participer tous les mauritaniens, où qu'ils se trouvent à la détermination de leur avenir à travers les élections.

Il est bien entendu qu'il y a certains préalables techniques et matériels qui font que la participation des mauritaniens à l'étranger demande un minimum de temps. Si le temps

d'ici la fin de la période de transition le permet, ils participeront, si le délai ne le permet pas, les efforts seront faits, très rapidement, pour qu'ils puissent être appelés à participer aux élections. Donc c'est simplement une question de possibilité matérielle et de temps.

Répondant à une question sur le manque de liquidités, le Premier ministre a déclaré qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

Nous oeuvrons sans relâche pour rassurer les citoyens et nous leur présentons toute l'aide nécessaire en cette période qui pourrait être difficile particulièrement pour les paysans en cette phase de moisson.

Il ne fait pus de doute que vous suivez les efforts fournis par l'Etat en ce sens et les aides apportées par le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, ce qui dénote du souci du gouvernement de veiller au bien-être des populations.

A une autre question relative à la tendance du gouvernement à négliger les questions d'ordre social et à se préoccuper surtout des questions politiques, le Premier ministre a indiqué que la priorité du gouvernement demeure le bien être du citoyen et pour cela, les pouvoirs publics tiennent à ce que les prix restent à leur portée et que les prestations sanitaires s'améliorent. Le processus électoral ne saurait, en aucun cas nous amener à négliger ces questions.

Sur une question relative à l'épidémie de choléra, le Premier ministre a précisé qu'à aucun moment le gouvernement n'a voulu occulter l'existence de cette maladie. Le ministre de la Santé en a bel et bien parlé et les médias officiels ont bien fait part de cette épidémie. Nous nous trouvons dans une sous région affectée par cette épidémie. Les frontières sont ouvertes et nous en subissions les conséquences quotidiennement. Malgré cela, notre pays a maîtrisé la situation et tous les cas de choléra ont été traités grâce aux efforts fournis pour endiguer la maladie.

Il a ajouté que la presse doit expliquer ce phénomène et comprendre que le pays est exposé à ce genre d'épidémie en raison de sa position géographique. Autant la presse doit s'intéresser à ce phénomène, autant elle doit également se pencher sur toutes les questions qui influent sur la vie des populations comme celles de l'eau, des coupures intempestives d'électricité, de la dégradation des routes. "Je vous assure qu'il n'y a pas de problèmes que le gouvernement a l'intention d'occulter.

Au sujet du PRDS, le Premier ministre a indiqué que, sur instruction du CMJD, le gouvernement n'interfère et n'interférera pas dans la vie d'aucun parti.

Il a ajouté que, dans ses relations avec les partis, le gouvernement se base sur la loi et nous nous tenons à équidistance de tous les partis ajoutant qu'il n'y a. à l'heure actuelle, ni opposition, ni partis proches du gouvernement et leur implication dans le processus démocratique, Monsieur Sidi Mohamed Ould Boubacar a déclaré que les débats qui ont eu lieu ce matin prouvent que la classe politique est bien partie prenante dans le processus en cours. Elle sera de plus en plus associée et personne ne sera exclu.

A une question relative à l'absentéisme des responsables des services publics en poste à l'intérieur du pays, le Premier ministre a demandé aux journalistes d'être précis dans les informations qu'ils rapportent, ajoutant qu'il y a de leur crédibilité. Il a poursuivi en disant que l'administration travaille à l'intérieur du pays où la principale préoccupation actuelle est la protection des pâturages. A cet effet et compte tenu de l'importance de cette question pour les populations en général et pour les éleveurs en particulier, il est nécessaire que les responsables soient à l'intérieur. Des instructions sont données pour que les délégués régionaux soient en place et qu'ils animent une campagne contre les feux de brousse qui constituent un réel danger pour le pays à la suite de la bonne pluviométrie enregistrée. S'il y a des cas d'absence, nous voulons bien qu'il en soit fait part de façon circonstanciée et c'est cela qui nous aide plutôt que des affirmations généralisées à toute l'administration.

Il a indiqué que certains journaux ont parfois, eu des réponses de la part des administrations lorsque celles-ci sont mises en cause de façon précise.

La Mauritanie est passée d'une phase à une autre, d'une période caractérisée par une absence d'alternance politique à la phase d'aujourd'hui où il n'y a plus d'opposition ni de majorité, a ajouté le Premier ministre.

A une question relative à la presse, le Premier Ministre a dit que le gouvernement a privilégié une réflexion approfondie sur ce secteur pour concevoir un programme, des orientations pour que l'action du gouvernement soit inscrite dans un cadre cohérent et rationnel. S'agissant de la gestion des ressources du pays, il a dit que l'une des motivations du changement du 3 août est d'introduire plus de transparence dans la gestion du pays et donc plus de bonne gouvernance.

Le gouvernement s'attelle à intégrer ces deux notions dans son activité de tous les jours et en particulier lorsqu'il s'agit des ressources stratégiques comme le pétrole ou les mines ou la pêche et dans ce domaine le gouvernement a souscrit à l'initiative de transparence des industries extractives en dépit des contraintes qu'elle fait peser sur l'action des pouvoirs publics. Mais il a ajouté que cette initiative permet de savoir que les ressources de ces secteurs seront gérées dans la transparence totale et qu'il en sera rendu compte de façon permanente. Ce sera le cas pour la pêche, les mines et comme " je l'ai dit tout à l'heure ", le rôle de la presse dans ce domaine est important. Il faut que tout gestionnaire dans ce pays sache qu'il est dans la ligne de mire de la presse car plus la presse est libre, plus les fonctionnaires sont moins libres de se livrer à des actes qui sortent des normes réglementaires.

Parlant des charges du processus électoral, le Premier Ministre a dit qu'il s'agit d'un processus effectivement coûteux et notre pays fait partie des PMA et donc ses ressources sont limitées et il est évident que nous ferons l'effort nécessaire sur nos propres ressources et que nous allons faire appel également à la communauté internationale pour nous appuyer dans ce domaine dont elle se sera assurée, au préalable, de la transparence et de la fiabilité. De toutes les façons, a-t-il ajouté, nous mènerons le processus avec les moyens qui sont les nôtres et nous restons ouverts aux soutiens de nos amis et de la communauté internationale.

A une question se rapportant aux performances de l'appareil gouvernemental, le Premier Ministre a indiqué que son gouvernement consacre son action à l'amélioration des conditions du citoyen, précisant que les efforts en ce sens se poursuit inlassablement. Et s'il est observé que les prestations de tel ou tel secteur ne sont pas au niveau souhaité, les conséquences en seront tirées aussitôt. Il a précisé toutefois que pour certains secteurs, des résultats probants ne peuvent pas paraître dans le court terme et " comme vous le savez, la période de transition est courte ".

" Je voudrai vous rassurer que tous les efforts seront fournis en vue de trouver des solutions convenables aux problèmes touchant à la vie des populations. Je souhaite que ces solutions soient durables, qu'elles ne soient pas provisoires et que cela se fasse en dehors de toute propagande.

A une question relative aux mauritaniens qui résident à l'étranger, le Premier Ministre a dit : " je disais que tous les mauritaniens doivent participer au processus électoral en cours, que les mauritaniens qui sont à l'extérieur, qu'ils soient du Mali ou au Sénégal - je le répète- il n'y a plus de raisons qu'un mauritanien reste à l'étranger. Ceux qui étaient condamnés sont revenus, ceux qui restent parce qu'ils n'étaient pas libres de rentrer doivent rentrer, ceux qui ne pouvaient pas s'exprimer, qui ne pouvaient pas poser leurs problèmes peuvent les poser aujourd'hui et je l'ai dit, l'administration est là pour trouver des solutions à ceux qui sont en exil parce qu'ils considèrent qu'ils ont des droits qui leur ont été spoliés ou qu'ils ont des situations qu'ils ont perdues. L'administration est prête à rétablir tous les mauritaniens, lorsqu'ils se présentent, dans leurs droits.

Le Premier Ministre a ajouté que la justice est indépendante pour traiter les cas qui lui sont soumis.

Donc il n'y a plus de raisons à ce que les mauritaniens puissent continuer à vivre à l'extérieur et à réclamer des droits alors qu'ils peuvent revenir et les réclamer dans leur pays, comme l'a dit le Président du CMJD.

Les problèmes sont débattus aujourd'hui, il n'y a plus de tabous. Il est important que vous posiez ce problème.

Tout mauritanien peut réclamer ses droits et c'est pour le pays, pour son avenir et pour le processus en cours. Je pense qu'aucun mauritanien ne doit être exclu du processus en cours. Nous voulons que tous les mauritaniens reviennent. Cette position est claire et il faut que la presse joue son rôle dans ce domaine.

Comme l'a dit le Président du CMJD, au départ la situation dans laquelle se trouvait le pays était marquée par des problèmes d'ordre politique et économique et pour l'avenir de notre pays, il est important de tourner la page, de marquer une rupture avec le passé car, a dit le Premier Ministre il ne sert à rien de tramer les tares du passé.

Il faut s'orienter vers l'avenir et la Mauritanie a aujourd'hui une chance de se réconcilier avec elle-même, de construire son avenir et de conjurer les dangers et cela passe par une rupture avec le passé. Il n'est plus question d'accepter la mauvaise gestion, les malversations.

Ces pratiques seront traitées avec sévérité. Ceux qui s'en rendront coupables seront sanctionnés, et se verront exposés à la rigueur de la loi.

Je crois que cela est important pour les mauritaniens aujourd'hui, j'invite la presse à voir ce que nous faisons aujourd'hui, ce que nous ferons demain et de tourner la page du passé.

A propos du processus démocratique, le Premier Ministre a dit que le CMJD est là pour une période transitoire au terme de laquelle il remettra le pouvoir à des institutions démocratiquement élues, ajoutant que c'est cela la mission impartie aux autorités actuelles. Au terme de cette phase, le peuple mauritanien décidera lui-même de ses propres affaires. C'est pourquoi la CENI dont la création est décidée maintenant aura à girer le processus électoral durant la phase de transition au terme de laquelle sa mission sera achevée. Il s'agit d'une structure qui fait partie des institutions de la période transitoire, a conclu le Premier ministre.

(source :Horizon du 11 au 13 nov 2005)


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