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Interview de Ould Maouloud et de Gourmo Lô


Sur le putsch manqué (Mohamed Ould Maouloud au Rénovateur n° 23 du 23 juin 2003)

Sur le putsch manqué (Lo Gourmo au Calame)

Sur l'Irak


Le rénovateur: Le pays vient d'être secoué par une violence sans précédent, une tentative de prise de pouvoir par les armes. Comment l'avez-vous vécue?

Mohamed Ould Maouloud: Nous avons vécu ces mauvaises journées avec une très grande inquiétude. Nous étions inquiets de voir notre pays renouer avec la spirale de la violence, de prise du pouvoir par les armes et rejoindre le peloton de pays africains ravagés par la guerre civile. Le pays vient de perdre l'opportunité historique d'opérer une transition pacifique vers une véritable démocratie. Cette transition, eu égard à notre contexte régional et international actuel, peut se faire par les moyens de la démocratie à travers la lutte politique et non la violence. C'est très inquiétant, surtout pour le cas précis, c'est que le coup d'Etat est une vision des choses. Ces incitateurs font croire qu'ils sont exaspérés par une situation nationale quelconque. Ils ne supportent plus le pouvoir en place qui tarde à ouvrir les portes vers une situation meilleure. Or, dans le contexte mondial actuel et national en particulier, toute tentative de règlement d'un problème politique par la force risque d'aboutir à l'éclatement de la violence et à la désagrégation de l'état institutionnel.

Le Rénovateur: Comment appréciez-vous la situation?

Mohamd Ould Maouloud: Le pays était au bord de l'abîme, la catastrophe. Si vous avez des dizaines de morts et de blessés cela veut dire que la situation est catastrophique. Une incertitude a plané sur l'avenir du pays parce que minorité voulait confisquer le pouvoir. Ceux qui ont fait cette tentative, qui sont-ils? Qu'est-ce qu'ils veulent faire du pouvoir? Ce sont des points occultes. Surtout si l'on sait qu'il allait désormais appartenir à eux de décider du sort du pays alors que personne ne les a mandaté. Donc ils ne pouvaient bénéficier d'aucune légitimité. Il est très grave que le sort d'un pays devienne comme un objet qu'on arrache de gré ou de force. Il s'agit de la sécurité de 2,5 millions de Mauritaniens qui étaient menacée.

Le Rénovateur: Quel enseignement peut-on tirer de cette situation?

Mohamed Ould Maouloud: La grande leçon que l'on doit tirer de ces journées honteuses, douloureuses et regrettables est que le destin d'un pays ne peut jamais être confisqué par une minorité de la population. Ceux qui ont eu le privilège de se trouver au pouvoir ne doivent pas chercher à s'en accaparer car le pouvoir appartient au peuple. Il doit toujours lui être régulièrement rendu pour décider à qui le confier. Une minorité qui se trouve en dehors du pouvoir n'a aucun droit de tenter de l'avoir par une voie autre que le jeu démocratique. Maintenant que les choses sont mises à l'ordre, tous les Mauritaniens doivent se poser une question. A savoir quelle culture approfondir ou devons nous diffuser? Est-ce une culture putschiste ou une culture démocratique. Les deux visions sont aux antipodes.

Le Rénovateur: Existait-il un contexte justificatif de ce coup d'Etat?

Mohamed Ould Maouloud: Par définition un coup d'Etat est une conjuration. C'est un acte politique qui a besoin d'un certain contexte pour se réaliser. Il profite des crises, des tensions, des troubles, etc. Se sont généralement ces genres de tension qui favorisent les coups de force. Evidement en Mauritanie depuis un certain temps, un contexte de tension, de crispation, de désespoir et même une certaine partie de l'opinion publique vit une situation de blocage de tout changement qui a entraîné beaucoup de frustrations qui, je crois, a donné l'impression aux conjurés que leur entreprise sera la bienvenue. Il faut se dire qu'une conjuration n'a toujours pas besoin d'effusion de sang pour être ourdie. Ce genre d'entreprise peut se réaliser sans avoir besoin d'un contexte particulièrement favorable, même si l'on sait qu'une conjuration est un acte isolé et individualisé. Il peut se transformer par une simple restructuration du Palais.


La tentative de coup d'État survenue le 08 juin dernier a suscité une réaction mitigée chez la communauté Mauritanienne de France. Alors que des opposants acharnés laissaient éclater leur joie au début des événements, leurs positions changeront au fur et à mesure que les choses évoluaient et qu'ils découvraient les identités des putschistes. Aussi, finirent-ils par se réjouir du retour de celui dont ils souhaitaient le départ. Pour mieux décrypter cette affaire aux contours confus, le Calame a rencontré à Paris le Professeur Lô Gourmo, membre de l'Ufp.


Quelle explication à cette tentative de putsch?

II est difficile de donner une explication à une action avortée et dont les auteurs n'ont pas dit un mot, ni avant ni pendant! C'est d'ailleurs le moindre des paradoxes de cette confuse affaire. Pour moi, ce silence était d'autant plus inquiétant que de nos jours, il ne leur était pas bien difficile de communiquer leurs intentions, ayant de surcroît contrôlé militairement Nouakchott pendant plusieurs heures et fait libérer des centaines de délinquants. Si leurs intentions étaient évidemment avouables! Pour l'instant, les principaux instigateurs reconnus semblent appartenir à la mouvance nationaliste arabe' d’obédience dite « nassériste ». Si c’est le cas ce putsch serait réactionnaire dans sa nature et aurait été dangereux dans ses conséquences prévisibles. Les nasséristes mauritaniens (en tout cas la frange la plus dogmatique) ont une vision particulariste de la Mauritanie, sa composition identitaire, son histoire, son ' destin. Pour eux, la Mauritanie est exclusivement arabe et les négro-africains sont un corps étranger qu'il ! faut amputer ou dissoudre. D'où leur rôle incroyablement virulent et zélé lors des douloureux événements de 89-91. Ils ont idéologiquement armé le pouvoir d'alors et, à partir de leurs positions stratégiques ' dans les différents milieux des renseignements, du commandement des forces de sécurité ou territoriales, nombre de leurs cadres se sont adonnés à l'intoxication, à la provocation à la haine, encadré des milices pour faire la chasse aux "sénégalais" (c'est à dire des hal-pulaaren pour l'essentiel), participé à la déportation, à la torture etc... . C'est d'ailleurs la raison de ce passé haineux qui explique le refus de notre tendance (le MND) d'accepter l'adhésion du groupe nassériste (dissident du PRDS) à notre parti de l'époque, l'UFD/E.N. Ce fut là l'origine de nos déboires avec le groupe de M. Ahmed Ould Daddah.

Pour le reste, on peut bien sûr relever le contexte dans lequel cette tentative est intervenue et qui est marqué, au plan politique et social par une évidente morosité, une distanciation de plus en plus marquée entre les acteurs politiques et sociaux, une absence de dialogue, des pratiques unilatérales du pouvoir qui heurtent l’opinion (notamment les dernières arrestations), le sentiment d’impuissance des partis d’opposition, l’impunité des pratiques corrosives de la cohésion sociale comme par exemple la corruption etc. Tout ceci exaspère les gens, nourrit le terreau du radica­lisme et donne un prétexte inespéré à toutes sortes d'aventuriers dont il n'est pas certain d'ailleurs qu'ils ne feront pas pire une fois au pouvoir! Mais je suis pour ma part persuadé que ces "raisons" ne sont pas là cause véritable de la tentative si ses auteurs sont ceux que l'on dit être...

Les putschistes sont-ils pour autant coupables que l'actuel président est lui-même arrivé au pouvoir par un coup de force?

D'abord le contexte n'est .pas le même entre le 12/12 et aujourd'hui. Le MND auquel j'ai toujours adhéré jusqu'à sa dissolution volontaire en 1998 n'a en rien été associé au coup d'État de M. Maaouiya, ni d'ailleurs à aucun putsch dans l'histoire de la Mauritanie, pour la raison simple que nous y sommes par principe, opposés. Aussi, nous ne sommes pas de ceux qui manifestèrent lors du renversement de M. Haidalla, mais nous n'avions pas non plus d'à priori défavorable contre Ould Taya. D'ailleurs nous le considérions, avec d'autres officiers comme M. Anne Amadou Babaly et M. Haidalla lui-même, comme des nationalistes, des patriotes, eu égard à leurs positions sur certaines questions clé de la vie nationale de l'époque : la sortie de la .guerre injuste du Sahara par une paix séparée et la reconnaissance de la RASD, la reconnaissance des langues nationales et leur enseignement en caractères latins (ce que refusaient les nationalistes arabes radicaux), le principe d'une constitution démocratique pluraliste etc. Je constate d'ailleurs que sur toutes ces questions, il est resté jusqu'à aujourd'hui, sur ses positions de principe.

II est vrai qu'au fil du temps et au fur et à mesure de l'évolution politique et sociale du pays, des divergences se sont approfondies entre lui et nous jusqu'à la limite de l'antagonisme, surtout depuis la poussée de l'ultra nationalisme négro-africain consécutif à la tentative de coup d'État des jeunes officiers hal pulaaren en 1987. Nous n'étions pas d'accord avec la façon dont fut traitée cette question, l'exagération et le manque de discernement et de retenue dans la répression et qui donnera tous les prétextes aussi bien aux particularistes négro-africains qu'arabes.

Depuis le lancement du "processus démocratique", notre ligne stratégique est opposée à toute confrontation susceptible de plonger la Mauritanie dans les affres de l'instabilité. Elle consiste à appeler au dialogue et à la concertation pour bâtir une démocratie apaisée, dans un pays stable, qui amorce avec tous ces fils sans exception, la construction d’une nation nouvelle, unie, fière de son identité et capable de beaucoup apporter au reste du monde. C’est une ligne que nous savons difficile, longtemps incomprise, que nous avons littéralement prêchée en solitaire, avec toutes les incompréhensions du monde, le scepticisme de nos meilleurs amis, l'hostilité ironique de nos partenaires et l'opposition acharnée des autres. Nous avons tenu ferme et nous nous tiendrons longtemps sur cette ligne car tout le monde voit bien maintenant qu'il n'y a pas vraiment le choix! Le Président Maaouiya ne s'est pas fermé à nos appels et nous a assuré à plusieurs reprises de sa disponibilité à aller dans ce sens. Nous l'avons rapporté à l'opinion. Nous avons sans doute des problèmes de communication. Mais le fait est que ceux qu'un tel dialogue arrange en tout premier lieu commencent à peine à s'en rendre compte, aussi bien au sein du pouvoir que dans l'opposition qui se veut radicale. J'espère que le putsch manqué ouvrira les yeux de tous et que tout le monde comprendra le sens de notre formule: "ne pas brûler la maison commune", en parlant de notre patrie.

Un mandat d'arrêt a été lancé contre les putschistes présumés. Quelle chance au plan du droit de le voir aboutir?

Tout dépend de ce qui leur est reproché. Si c'est pour le putsch en lui-même, il s'agit là d'une accusation de nature politique et ils pourraient chercher à bénéficier de l'asile politique dans certains pays, compte tenu de surcroît des risques qu'ils encourent. Mais d'autres données interfèrent et qui sont liées à leur action : mort d'hommes, dévastation etc. Il est difficile d'être plus précis sur cet aspect de la question et au point où on en est.

Le putsch a replongé le pays dans la crise. Comment en sortir?

Tout en dénonçant le coup d'Etat, j'en appelle solennellement à l'indulgence et au sens du pardon du chef de l'État. Cela aidera mieux notre pays et ce serait un bon geste de grandeur humaine et de réconciliation nationale. Pour le fond, je pense que ce coup d'Etat doit aider tout le monde à comprendre la fragilité de notre pays et la valeur de la stabilité et de la paix civile. Il faut que nous concluions entre nous, acteurs politiques et de la société civile, un pacte national de stabilité démocratique qui garantisse la paix et la démocratie, dans un État fort et respecté, moderne et tolérant. C'est ce que notre parti, l'UFP appelle de ses voix.

Propos recueillis à Paris par Bâ Adama Moussa (Pour le Calame 20 juin 2003)


Le professeur Lo Gourmo Abdoul, enseignant de droit à l'université du Havre en France, chercheur et membre de la direction de l'UFP, qui séjourne actuellement en Mauritanie, s'exprime sur la position de son parti par rapport à la guerre annoncée contre l'Irak ainsi que celle des partis de l'opposition.


 

Votre séjour coïncide avec une grande mobilisation des partis d'opposition mauritaniens sur l'Irak. Est-ce une opération de récupération du sentiment de soutien dominant dans l'opinion en faveur de ce pays ou une sincère volonté de solidarité de leur part?

L'UFP agit toujours sincèrement. Nous avons pour princi­pe de ne jamais faire un double jeu. Historiquement et politiquement, nous nous sommes toujours tenus aux côtes des pays et peuples opprimés de part le monde, particulièrement ceux auxquels nous lient des liens de sang. de culture et d'histoire comme le peule irakien frère.

Je suis très fier pour ma part de la contribution de notre parti à la dénonciation universelle du sort que l'hégémonisme américain réserve depuis plus d'une décennie au peuple d'Irak et qu'il s'apprête à accentuer par une guerre d'agression se réalisant dans des conditions absolument sans précédent dans l'histoire de l'humanité: un pays qui désarme, détruit ses moyens de défense, laisse pénétrer son espace aérien a des avions contrôlés par une puissance ennemie qui, en même temps, chronomètre la guerre, contre ce pays! Tout cela devant un monde médusé, impuissant et dont toutes les valeurs sont piétinées par ceux-là même qui se proclament ses directeurs de conscience!

Ici comme en France, l'opposition mauritanienne devrait donc être unie sur ce plan?

Non seulement l'opposition, dans sa diversité, mais l'ensemble de la classe politique mauritanienne devrait l'être, compte tenu de la nature du problème irakien et de ses enjeux pour nous. Le soutien au peuple irakien dépasse les clivages politiques traditionnels. Il y 'a un véritable consensus national et international sur ce plan: tout le monde s'en tient à la nécessité d'éviter une guerre dont les effets dévastateurs pourraient être, structurellement, de même nature que ceux provoqués par la première guerre mondiale durant tout le XXème siècle.

Quels sont donc ses effets structurels probables?

Si la guerre éclate et si, comme on peut le craindre, elle débouche sur une occupation militaire intérimaire ou non du pays par les hégémonistes américains, la conséquence immédiate serait le contrôle par les USA de l'essentiel des réserves pétrolières mondiales prouvée, en plus des "bénéfices" géostratégiques découlant de la position géographique de l'Irak. Toutes les puissances régionales (Iran. Syrie) et/ou potentiellement mondiales comme la Chine, la Russie et l'Union Européenne en gestation seraient à la merci des USA. Historiquement c'est une situation qui n'a aucun équivalent. D'un seul coup. les efforts de l'Europe pour exister en tant que puissance économique et surtout politique, seraient fortement compromis car soumis à l'épée de Damoclès que constitue l'accès au pétrole.

Pour la Chine, cette situation impliquerait et implique déjà une course aux armements pour faire face à un défi colossal pour elle, qui continue de proclamer résolument son ancrage socialiste, donc à terme, immanquablement antagonique à la mondialisation capitaliste en cours. Pour la Russie, grande perdante de cette course folle à l'hyper hégémonisme, .toutes ses tentatives pour revenir au devant de la scène mon­diale seraient également ruinées. L'Inde. l'Afrique du Sud, le Brésil et d'autres puissances moyennes seraient dans cette même posture de subjugation à laquelle ils ne pourraient échapper qu'aux prix de grands troubles mondiaux aussi inévitables que le furent les crises qui résultèrent de la « Paix de Versailles » et donnèrent naissance à l’aventure hitlérienne.

L’unité et la fermeté franco-allemande actuelle a pour toile de fond" celte exigence impérieuse pour l'Europe (La "Vieille") de l'aire face à cette terrible perspective. Le Japon ne fait rien mais n'en pense pas moins ! Donc la cause de l'Irak est la cause du monde entier, qui aspire à la paix, à la stabilité et au développement durable. Pour cela sa diversité doit être affirmée, ce qui suppose qu'il soit réellement multipolaire. Pour les peuples musulmans, en particulier arabes, le défi est encore plus terrible puisqu'une occupation de l'Irak par les USA risquerait de rendre la situation du peuple palestinien encore plus insupportable en donnant à l'arrogance des Sharonistes un coup de main décisif.

Toute cette lamentable situation arrangerait les affaires de quelques gros requins du monde pétrolier et financier mais serait également du pain béni pour le méga terrorisme dont les crimes arrangent au fond. lès entreprises des hégémonistes !

N'est-il pas trop tard pour vouloir arrêter cette guerre?

Il n'est jamais trop tard pour arrêter une guerre. De toute façon les peuples du monde doivent continuer à se mobiliser pour dire leur hostilité à cette monstruosité. Si. malgré tout. la guerre devait éclater, il faut que les agresseurs n'en tirent aucun bénéfice politique ou moral. Il faut que, de partout, l'on dise à nouveau "Yankees, Go home!". Une grande partie du peuple américain se ralliera immanquablement à la résistance mondiale antihégémoniste.

A l'UFP, nous avons foi en la solidarité de tous les peuples du monde et nous pensons que la terrible épreuve qui se prépare pourrait également faire énormément de torts aux hégémonistes. Peut-être qu'à terme, ils réaliseront que les plans de bataille les plus sophistiqués et les armes les plus coûteuses ne sont pas toujours gages de succès de l'agression!

On verra bien...

Votre parti soutient donc l'attitude de la France?

Le peuple français a toujours soutenu les causes justes. II a toujours fait l'objet de ce point de vue, d'une tendresse particulière de la part des autres peuples du monde. L'UFP est fière de notre amitié avec lui. Sur le fond, la position du Président Chirac reflète celle de son peuple. Nous soutenons fermement le courage de M. Vellepin dans son refus de voir l’ONU instrumentalisée par les américains et leurs alliés anglais. Nous soutenons la position défendue par le Sommet Afrique- France et par la .Conférence des Non Aliénés.

Revenons à la situation du pays et en particulier à vos rapports avec le reste de l'opposition. Qu'est-ce qui vous a fait personnellement assister au meeting du Cadre de Concertation de l'opposition dite radicale malgré l'absence officielle de l'UFP?

Malgré le l'ait que nous ne sommes pas membres de ce Cadre de Concertation, nous entretenons avec la plupart des partis qui en sont membres de bons rapports bilatéraux. C'est le cas en particulier avec le Front Populaire. Même avec les autres, nous avons, individuellement, des rapports cordiaux voire amicaux.

Moi par exemple j'ai de très bons rapports individuels avec des membres dirigeants du RFD. Notre participation aux activités des uns et des autres est déterminée par la nature et la qualité de ces rapports. Ainsi, ayant eu l'honneur d'avoir les premiers organisé des actions de masse en solidarité avec le peuple irakien, certains des hauts responsables de ces partis nous ont honoré de leur présence : M. Messaoud Ould Boulkheir. Maalouma Mint Meidah, Jemil Mansour et sont venus qui à la soirée artistique, qui à la marche.

J'ai donc dans le même esprit participé à leur meeting de solidarité avec le peuple irakien.

Que pensez-vous de la rumeur de candidature à la présidentielle de Haidalla?

Il ne s'agit pour l'instant que d'une rumeur intéressante. Notre parti n'a pas encore arrêté sa position définitive sur cette élection cruciale.

D'une façon générale nous préconisons le principe d'une candidature commune de l'opposition. Mais cela suppose que soient remplies un certain nombre de conditions et l'adoption d'un programme commun de l'opposition démocratique. On est loin du compte au vu de l'attitude sectaire de certains de nos parte­naires.

Nous examinerons toutes "les options au vu de la situation concrète et nous déciderons clairement lors de notre prochain congrès.

Propos recueillis par HMA


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