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Par Mohamed O. Maouloud et Bâ Boubacar Moussa (Tribune n¨71, novembre 1997)

Bâ Boubacar Moussa, figure légendaire du MND vient de publier un nouveau document (cosigné par Mohamed Ould Maouloud, autre figure emblématique du mouvement). Ce document a suscité nombre d'interrogations. Nous avons rencontré Ba Boubacar... (LA TRIBUNE)


La Tribune : Le document que vous venez de publier suscite nombre d'interrogations. Certains y voient un clin d'œil au pouvoir...

Ba Boubacar Moussa : Je vous remercie d'abord de la nouvelle opportunité que vous m'offrez pour m'exprimer à travers vos colonnes. Pour le document auquel vous faites allusion, je présume qu'il s'agit de celui que j'ai cosigné avec mon camarade et ami Mohamed Ould Maouloud, dans le numéro 198 du Calame. Lorsque nous nous sommes entretenus au téléphone, je vous ai fait remarquer que certaines de vos questions me semblaient provenir de courants politiques comme les Nassériens, les partisans de l'AMD et d'autres encore. Vous l'avez reconnu. Je me prête volontiers au jeu que vous proposez et souhaite vivement que les autres acteurs de la scène politique acceptent également de s'y prêter franchement.

Venons-en à votre question. L'atmosphère politique dans notre pays est fortement polluée. Bon nombre d'hommes politiques font le contraire de ce qu'ils disent, dissimulent leurs opinions véritables et recourent à la duperie. Je comprends donc que des compatriotes puissent se demander s'il ne s'agit pas, de notre part, d'un "clin d'œil" au pouvoir. L'expression "clin d'œil" suggère une certaine complicité, un appel discret, voire une volonté de cacher ses desseins véritables à d'autres acteurs de la scène. Référez-vous aux interviews que je vous ai accordées, à l'article que Moustapha Ould Bedredine, Med Ould Maouloud et moi-même avons cosigné dans le numéro 175 du Calame. Un point de vue s'en dégage : nous considérons que la Mauritanie compte parmi les pays africains dont l'existence et l'unité du peuple sont en péril, de ces pays qui courent le danger de marginalisation au plan mondial du fait de la crise économique et sociale qu'ils traversent et de l'incapacité des parties prenantes du jeu politique de suggérer et de mettre en œuvre des alternatives salvatrices. C'est pour cela que nous avons proposé à l'ensemble des Mauritaniens de s'orienter, sans exclusive, vers la recherche d'un consensus national autour des enjeux majeurs du moment. Nous avons, dans le document publié dans le N°198 du Calame, avancé notre compréhension de quelques-uns de ces enjeux majeurs. Ils concernent l'édification d'un Etat de droit, d'une démocratie pluraliste conséquente, d'un partage plus équitable des richesses nationales au bénéfice des plus démunis, de la promotion des femmes et des jeunes, de la prise en compte des questions liées à l'environnement et aux populations, de la participation à la révolution technologique des communications, entre autres enjeux.

Procédant à une analyse d'ensemble de la situation nationale, nous avons estimé sans l'ombre d'une quelconque ambiguïté que l'obstacle principal de la réalisation du consensus national, c'est le pouvoir en place. Nous avons signalé qu'il ne fallait se faire aucune illusion sur la possibilité de l'amener à s'associer à cette approche dans les délais brefs : il est indispensable de se donner le temps d'accumuler les forces nécessaires, de recourir à des méthodes de lutte susceptibles, avec le concours de l'opinion internationale, de mettre en mouvement la majorité des citoyens mauritaniens pour l'avènement d'un consensus national. Si par "clin d'œil" vous entendez que le pouvoir est, comme l'ensemble des forces et personnalités agissantes sur la scène, concernées par cet appel, vous ne vous trompez nullement. Il s'agit d'un point de vue politique public, que certains compatriotes pourraient ne pas partager. Nous les invitons à exprimer le leur, de livrer à l'arbitrage de l'opinion publique nationale leurs arguments, et de nous juger sur la base des faits et non en nous suspectant. Au demeurant, lorsque nous serons convaincus que nous nous trompons, nous ne manquerons pas de le reconnaître publiquement et de nous rallier aux points de vue dont la justesse sera attestée par les faits. En attendant, nous revendiquons le bénéfice de la bonne foi et le droit de défendre fermement notre point de vue, jusqu'à ce que la preuve soit faite que nous faisons fausse route. Tout compte fait, si demain, il faisait mieux vivre en Mauritanie, c'est nous tous, nos enfants et les générations futures qui en bénéficieront par-delà nos différences d'approche. Si par contre, la situation empirait, c'est l'immense majorité d'entre nous qui en souffrira. C'est ce souci majeur qui nous anime lorsque nous appelons les Mauritaniens, sans exclusive, au dialogue et au consensus national.

La Tribune : D'autres voient dans votre document, une tentative de "refouler" les Nassériens de l'opposition…

BBM : Ceux de nos compatriotes qui interprètent ainsi notre point de vue se trompent. Permettez- moi de m'expliquer. La Mauritanie court de graves dangers. Dans ce pays multinational, peuplé d'Arabes, de Soninkés, de Wolofs et de Halpular'en, l'approche de certains courants politiques, comme les extrémistes nationalistes arabes et négro-africains, pourraient conduire nos compatriotes à des affrontements suicidaires. Nous avons également mis en garde contre toute tentation de résoudre la question Haratine par des moyens violents. Nous avons appelé l'ensemble des Mauritaniens à renoncer à la violence pour la recherche de solutions à leurs différends, crises et conflits en les mettant en rapport avec les défis majeurs du moment. Pour nous, la question nationale devrait être appréhendée dans la même optique, consensuelle et processuelle.

Revenons-en aux Nassériens. Dans de nombreux écrits antérieurs, nous avons estimé qu'ils partagent de graves responsabilités dans la période sombre de 1989-91, durant laquelle des centaines de Mauritaniens ont trouvé la mort, des dizaines de milliers d'autres déportés, dans le cadre d'une politique chauvine, particulièrement dirigée contre les populations du sud du pays. Dans la déclaration du 8 septembre 97, signée de compatriotes appartenant à la mouvance nassérienne, il existe une volonté de s'éloigner du pouvoir. Dans leurs entretiens privés, bon nombre de leurs partisans expriment leur volonté de s'ajouter aux forces démocratiques et patriotiques. Comment traiter de cette question de manière bénéfique à la communauté nationale ? Parmi les approches concourant à réaliser le consensus national, évoquons deux : la première consiste, comme les Nassériens s'éloignent du pouvoir, à les y encourager, et à ne recourir surtout à aucune forme de prise de position publique susceptible de les inquiéter, de ralentir, voire de compromettre leur volonté de se rapprocher des forces démocratiques et patriotiques. Je ne partage pas ce point de vue. J'adhère plutôt à la seconde approche qui estime préférable de faire le point avec les Nassériens sur leur participation au pouvoir durant les années les plus sombres de notre existence, de situer leurs responsabilités et surtout, de les amener à renoncer à toute forme de traitement antagonique à la question nationale. Ainsi nous n'aurons pas contribué à jeter un voile pudique sur les manquements graves aux droits des personnes dont les Nassériens se sont rendus coupables, tout en restant disposés sur cette base, à trouver les meilleures formes de coopération avec les Nassériens pour un consensus national autour des enjeux majeurs du moment. En résumé, ce n'est donc pas pour "refouler" les Nassériens que nous avons avancé ces propositions, mais pour les amener, s'ils sont sincères, à adhérer, avec les forces démocratiques et patriotiques favorables au consensus national, à la recherche de solutions pacifiques et graduelles aux questions nationalitaires et sociales.

La Tribune : Tout au long du document vous critiquez toutes les mouvances politiques. Aucune critique cependant du gouvernement de Ould Taya, ni de son parti, le PRDS. Comment expliquez-vous cela?

BBM : Mohamed Fall, tu sais bien lire, voyons! Surtout, ne te fais pas l'écho de procès d'intention malveillants et reporte-toi à certains paragraphes des pages 9 et 10 du "Calame 198". L'objet de notre article c'était l'analyse de la situation créée par la confrontation en cours au sein du pouvoir. Nous en avons profité pour tenter de tirer les leçons de l'expérience politique des trente dernières années, en particulier en rapport avec les courants nationalistes. Comme je l'ai réaffirmé un peu plus haut, répétant un invariant de l'analyse de la situation nationale tel qu'il ressort de notre article, l'obstacle principal à la politique de consensus national c'est le pouvoir actuel. Lorsqu'on parle du pouvoir, cela implique également le PRDS. Ce n'était pas l'objet de l'article d'analyser la politique de l'un et de l'autre. Lorsque l'occasion se présentera pour le faire dans les détails, je n'y faillirai pas.

La Tribune : Pour la première fois, depuis l'avènement de la démocratie, les groupuscules s'expriment en tant que tels (Nassériens du côté PRDS, MND du côté de l'opposition). Est-ce l'échec des Partis qui conduit à la résurgence de ces groupuscules?

BBM : Je récuse le mot méprisant de groupuscule que tu emploies pour évoquer les courants politiques qui ont existé dans notre pays depuis plusieurs décennies, et dont l'influence et l'expression demeurent, même si, pour certains d'entre eux, comme le MND, s'ils n'ont pas choisi de s'organiser sous la forme d'un parti légal, à la faveur de l'instauration de la démocratie pluraliste. Groupuscule peut signifier également un groupe sans influence. Le MND a été une formation d'envergure nationale dans notre pays, une force politique qui a apporté une contribution digne de respect. Il ne peut être cité comme groupuscule. Pour un exemple, afin de compléter notre appréciation de la politique réformiste de Moktar Ould Daddah, je dirai que les luttes des populations mauritaniennes, inspirées par le MND, lui ont permis de procéder à la révision des accords de coopération, à la création de l'Ouguiya et à la nationalisation de Miferma, autant de mesures positives de consolidation de l'indépendance nationale.

La grande majorité des personnes politiques de ma génération, ont soit appartenu aux courants politiques ayant occupé la scène durant ces trente dernières années (PPM, MND, AMD, Ba'ath, Nassériens, FLAM, etc.), soit été plus ou moins lié à l'un d'entre eux. Ce serait de l'hypocrisie que de le nier. Ces courants d'opinion s'expriment au niveau des différentes formations politiques légales. On ne peut nullement déduire de la persistance naturelle de ces courants d'opinion politique, tirant leurs origines de notre histoire des trente dernières années, la preuve de l'échec des partis politiques, ou la résurgence de courants d'opinion qui, à l'évidence, n'ont jamais cessé d'exister. Ce raisonnement, s'il est de bonne foi, relève de la naïveté politique, autrement c'est de l'hypocrisie. Vous n'avez pas besoin d'ouvrir bien les yeux pour vous rendre compte, au niveau du PRDS comme au niveau de l'ensemble des partis politiques, que telle figure s'apparente à tel courant historique, que tels propos se rattachent à tel mode de pensée ou d'approche bien familier de notre paysage politique des trente dernières années. Je ne parle évidemment pas des plus jeunes qui font leurs premières armes en la matière...

Mohamed Ould Bedredine, Mohamed Ould Maouloud et moi-même, avons exprimé des points de vue strictement personnels, au nom du droit à l'expression libre et indépendante de nos opinions. Nous ne nous sommes nullement exprimés au nom d'une formation politique quelconque. Dans les pays où la culture démocratique et le droit à la différence font partie de traditions séculaires, il n'y a rien de plus naturel. Nous autres Mauritaniens, devons apprendre à intégrer ces pratiques dans notre comportement quotidien, en nous éloignant des réflexes totalitaires, intolérants et digne des partisans de la pensée unique. Des journalistes de ton envergure ont le devoir d'y contribuer, en se démarquant nettement de ceux qui travaillent à mettre des entraves à l'instauration d'une démocratie véritable dans notre pays.

La Tribune : Puisque nous parlons de groupuscules, qu'est-ce que le MND aujourd'hui?

BBM : S'il fallait s'en tenir, à ce que vous appelez groupuscules je n'aurai pas répondu à votre question. Je vous mets en garde contre la répétition de termes qui, dans les propos de certains, signifient le refus de l'expression libre et plurielle. Je récuse à nouveau le terme mais, afin d'éclairer vos lecteurs, je dirai que le MND a vu le jour dans les années 1968. Mouvement politique d'envergure nationale agissant dans la clandestinité, il a hérité des traditions du mouvement national progressiste mauritanien, l'enrichissant dans les domaines de l'indépendance et de l'unité nationales, de la démocratie, de la justice et du progrès social. Qu'est-il devenu aujourd'hui? Deux aspects essentiels de votre question retiennent mon attention : politique et organisationnel.

Pour l'aspect politique, j'ai commencé à y répondre précédemment. Comme l'ensemble des courants politiques ayant vu la naissance au cours des trois dernières décennies, ce courant politique continue d'exister dans ses principes, son approche et les projets qu'il nourrit pour notre pays. Il est incarné par des personnes de ma génération qui y restent fidèles et ceux des plus jeunes qui partagent cet idéal. Je continue de me réclamer de ce courant d'opinion et j'essaie d'y rester fidèle. Permettez-moi de vous dire pourquoi en choisissant un seul exemple, entre autres. J'appartiens à une communauté familiale et régionale où les points de vue dominants c'est la méfiance à l'égard des Arabes. Le MND m'a appris à ne pas céder à la tentation, pour préserver l'unité avec les miens, d'adapter mes convictions à leur niveau de conscience. Au contraire, il s'agit de défendre l'unité de mon pays dans sa diversité, l'impérieuse nécessité de bâtir l'entente et la confiance entre tous ses fils. Cela en convainquant les uns et les autres que nous avons nos points forts et nos points faibles, que nous avons un destin commun et que nous devons nous enrichir de nos différences. Au demeurant, des Arabes comptent parmi mes meilleurs amis qui m'ont appris à connaître ce peuple merveilleux dont j'essaie de faire partager l'amour aux miens. Cela, je le dois au MND et c'est l'une des raisons pour lesquelles je reste fidèle à ses principes.

Quant à l'aspect organisationnel, il est superflu d'y répondre. Si le MND continue à exister, il l'est illégalement, et ce n'est pas à moi d'offrir un argument juridique à ceux qui, vainement, tentent de déraciner les sentiments de tolérance et de fraternité entre les Mauritaniens de toutes les couleurs et de toutes les opinions.

La Tribune : Pourquoi le MND ne se positionne-t-il pas comme Parti politique autonome à l'instar des Nassériens et des Ba'athistes?

BBM : Vous faites certainement allusion au fait que certaines franges nassériennes ont constitué l'APP et certaines fractions Ba'athistes d'Attali'a. Pourquoi donc il n'en a pas été ainsi pour ceux qui ont incarné les principes prônés par le MND et continuent de s'en réclamer? Ce sont des raisons historiques qui l'expliquent. Au lendemain de la période sombre 1989-1991, lorsque la possibilité de créer une formation politique s'est présentée, mes amis et moi avions le choix entre deux possibilités : répondre à l'aspiration générale des Mauritaniens de se fondre au sein d'un même mouvement politique (le FDUC puis l'UFD), ou alors créer une formation politique spécifique. Nous avons choisi la première possibilité : en effet, le pays était menacé d'éclatement et continuait de connaître l'intolérance et le diktat; au lieu d'avancer la réalisation de nos objectifs spécifiques comme prioritaires nous avons choisi l'intérêt général.

La Tribune : Du point de vue idéologique, le MND semble rompre avec la logomachie marxiste-léniniste traditionnelle. Peut-on dire que le MND a fait sa "perestroïka"?

BBM : Vous contribuez à entretenir la large confusion qui existe en la matière. Le MND n'a jamais été un mouvement marxiste-léniniste! Par contre, le MND était un carrefour où tous ceux qui étaient favorables à l'indépendance nationale, à la démocratie et à la justice sociale pouvaient se rencontrer, sur la base du respect de sa discipline interne. Parmi eux, des hommes et des femmes de tous les âges, de différents courants de pensée, des hommes de religion, des communautés, etc.

Vous parlez de logomachie marxiste-léniniste? Est-ce un choix de votre part pour le libéralisme sauvage et le diktat impérialiste contre les peuples et nations opprimés? En tant que chercheur et consultant, je vous conseille de mieux vous pencher sur le bilan du marxisme-léninisme. Le matérialisme dialectique et le matérialisme historique ont enrichi les sciences sociales. Ils ont été le fondement de la victoire stratégique des peuples du monde contre le fascisme, le guide pour la libération de grands peuples de Chine et d'Indochine. Certes, le marxisme-léninisme a connu des revers, en particulier dans ses versions bureaucratiques et anti démocratiques en URSS et dans les pays de l'Est. Ne comptez donc pas sur moi pour me taire et par mon silence donner l'impression de nourrir un quelconque complexe à l'égard du modèle de société libérale sauvage, incarné par certains pays, modèle tout à fait éloigné des valeurs positives des Mauritaniens.

"Perestroïka"? Il y a des changements importants à l'échelle mondiale qui interpellent tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de l'humanité. Ceux dont les opinions se rattachent aux miennes ont signé avec moi l'article paru dans le n° 175 du "Calame" où nous avons défini les grandes lignes de notre vision actuelle du monde et de son avenir.

La Tribune : Revenons au document. Le MND se démarque facilement des personnes ayant composé avec les régimes militaires et qui sont considérés comme membres du Mouvement. Vous en parlez en tant qu'"amis" du MND. Quelle sorte d'amitié peut lier un mouvement politique à des personnes?

BBM : Permets-moi d'y répondre dans l'une de tes prochaines livraisons.

Propos recueillis par MFO


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