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MND et nassériens


Le MND reprend la parole

Par Mohamed O. Maouloud et Bâ Boubacar Moussa (Calame n° 201, 28 octobre 1997)

Les paroles et les faits


Ayant le souci de permettre aux débats pour le consensus national de s’engager sur des bases bien comprises par l’ensemble des parties prenantes, nous nous proposons de revenir sur les questions essentielles que Mohamed Mahmoud Ould Cheikh (MMOC) a abordées dans l’interview qu’il a accordé au numéro 200 du Calame. Avant tout, il est essentiel de féliciter MMOC pour les efforts importants qu’il a déployés pour permettre à l’opinion publique de se familiariser avec le contenu de la politique des Nasséristes, leur histoire et leurs prises de position. Il contribue ainsi à répondre à des besoins pressants et mérite toute notre reconnaissance. Dans ce qui suit, nous traiterons de l’unité de l’opposition, de la période sombre 1989-1991 en la liant à la question nationale, de la responsabilité des Nasséristes et des explications que MMOC avance pour justifier le comportement de sa mouvance. Nous terminerons, enfin, par quelques questions subsidiaires.

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De l'unité de l'opposition : parti unique ou front ?

MMOC, par ses propos, semble être un farouche défenseur de l’unité de l’opposition, mais sous la forme d’un parti unique: “En tant que groupe qui a longuement côtoyé le Pouvoir, nous pensons par ailleurs, que pour être à la hauteur des défis qui l’interpellent tant sur le plan intérieur qu’extérieur, l’opposition doit mieux s’unir en créant un seul et unique parti”.Remarquons d’abord que MMOC a évolué dans ses opinions, lui qui disait dans le numéro 71 de “La Tribune” du 12 octobre 1997: “Il est mieux pour l’ensemble de l’opposition que nous créions un Parti par lequel elle peut atteindre une partie de la population fortement préparée contre elle”. Nul ne peut reprocher à MMOC de changer d’avis, même si c’est en l’espace d’une dizaine de jours. Mais alors, soit l’évolution des conditions objectives et subjectives explique l’apparition de ce nouveau point de vue, soit il avait fait un mauvais choix. Dans les deux cas, les lecteurs souhaiteraient comprendre, pour autant que MMOC se soucie de les convaincre de la pertinence de ses opinions. En attendant qu’il s’en explique, nous voudrions dire que la création d’un parti unique serait une voie irrémédiablement vouée à l’échec. Nous ne le disons pas en partant de préjugés défavorables mais en nous fondant sur les leçons de notre expérience récente. En effet, la constitution d’un seul et unique parti suppose une communauté de vues sur le projet de société, sur les objectifs à atteindre et sur les démarches que cela exige: nous en sommes très éloignés et cela ne peut être que l’aboutissement d’un long processus de maturation. Notre passé récent montre qu’il y a un long chemin à parcourir avant d’y parvenir. Au lendemain de la proclamation de l’ouverture démocratique comme le pays sortait à peine de la période sombre 1989-1991, l’aspiration générale des Mauritaniens était de se fondre au sein d’un même mouvement politique (le FDUC puis l’UFD): en effet, le pays était menacé d’éclatement et continuait de connaître l’intolérance et le diktat. L’intérêt général dictait donc de tenter l’expérience. Ainsi, la gravité de la situation, les lourdes menaces pesant sur l’avenir de la Mauritanie, l’état d’esprit des populations et leurs exigences, l’ensemble de ces facteurs, ont amené de nombreux compatriotes appartenant à des familles de pensée politique diverses à se regrouper dans le FDUC, puis dans l’UFD. Ce vaste regroupement a connu la première secousse sérieuse lors des élections présidentielles de 1992. Les Mauritaniennes et les Mauritaniens qui appartiennent au même courant de pensée politique que nous ont soutenu la candidature de Ahmed Ould Daddah, parce que nous étions convaincus qu’il incarnait, mieux que les autres postulants, la réconciliation nationale, le rétablissement de la confiance et le salut du pays. Malgré la profondeur des divergences entre les parties prenantes, recoupant souvent la concurrence pour le leadership entre certains hommes politiques, l’unité a pu être maintenue. Mais très vite, au lendemain des élections présidentielles, les négociations entre la direction de l’UFD et le groupe d’Ahmed Ould Daddah, qui aboutirent à la désignation de celui-ci comme premier coordinateur de l’UFD/EN, allaient entraîner la première fracture: Hamdi Ould Mouknass, Mohameden Ould Babbah et leurs proches se retirèrent de l’UFD pour former l’UDP. L’UDP était un choix de recherche de solutions à la crise nationale, au besoin en s’accommodant des conditions du pouvoir, comme la suite allait le prouver, tout au moins pour la tendance dirigée par Hamdi Ould Mouknass. La troisième secousse qui ébranla l’UFD/EN fut celle qui mit aux prises El Hor et le “Comité de crise” (regroupant les groupes nationalistes négro-africains) d’une part, les “indépendants” et ceux dont les positions politiques se rattachent au courant de pensée MND, d’autre part. Si des considérations personnelles ont joué un rôle décisif dans la naissance de l’UDP, par contre, ce sont des divergences politiques profondes qui expliquent la nouvelle crise au sein de l’UFD/EN. La question centrale qui opposait les parties en présence était alors la suivante: sur quelle base édifier l’UFD/EN? Les partisans d’El Hor et du “Comité de crise” estimaient qu’il fallait non seulement reconnaître l’existence de sensibilités différentes au sein de l’UFD/EN mais prendre les décisions et répartir les responsabilités sur cette base. Cette approche a conduit à ce qu’on a appelé la politique des quotas: lors de l’implantation des structures de base de l’UFD/EN, à l’occasion des élections municipales, elle a été poussée au point de proposer la répartition des charges et des candidatures suivant des considérations particularistes évidentes; aux négro-africains, aux h’ratiin et aux Bidhane leurs parts respectives, disait-on! Pour les partisans de la seconde tendance, par contre, il était essentiel d’en assurer le fonctionnement démocratique sur la base des textes fondamentaux du parti et en respectant sa discipline. C’est donc l’opposition farouche à toutes distribution particulariste des charges et des responsabilités, et l’affirmation de l’application des décisions prises à la majorité. En son temps, ils n’ont pas suffisamment mis l’accent sur le droit à l’expression libre et indépendante. Au bout du compte les partisans d’El Hor et du “Comité de crise” ont fini par quitter l’UFD/EN pour former AC.De l’implantation des structures de base du parti jusqu’à la tenue de son premier congrès et lors de la mise en place de ses instances de direction, l’UFD/EN fus soumise à de rudes épreuves liées à la répartition des charges et des responsabilités, sur la base de la représentativité des tendances en présence. Ces épreuves ont été surmontées au cours de l’été dernier: c’est un exemple enrichissant de débats démocratiques et de résolution de divergences au sein d’un parti, sur la base de considérations intimement liées au salut du pays. De ces secousses multiples, il est clairement ressorti que les “indépendants” et leurs alliés (se rattachant au courant de pensée MND), partagent, fondamentalement, le programme et les analyses politiques contenus dans les textes de base du parti et se reflétant dans ses publications et ses prises de position. A notre humble avis, les principales parties en présence au sein de l’UFD/EN -les “indépendants” et ceux qui se rattachent au courant de pensée MND- constituent les alliés les plus proches au sein des forces démocratiques et patriotiques mauritaniens. La solidité de leur alliance et son renforcement seront déterminants pour le salut de la Mauritanie et l’unité de son peuple. Cependant, il en est de leur cohabitation au sein de l’UFD/EN comme pour tout mariage: malentendus, bouderies, incompréhensions, suspicions, émaillent quelquefois leurs rapports mais finissent toujours par être surmontés, renforçant ainsi leur unité. Qu’en sera-t-il à l’avenir? Nous ne saurions le dire avec précision. Néanmoins, imaginons le pire, c’est-à-dire que l’incompréhension atteigne un niveau tel que la coexistence, au lieu de favoriser l’unité et le salut national, finisse par les compromettre. Il faudra alors, avec beaucoup de courage, envisager de se séparer pour mieux servir l’unité et le salut national. Il arrive, effectivement, au sein d’un ménage, que l’atmosphère soit tellement viciée que l’intérêt de la famille commande de se séparer. Mais même en de telles circonstances, il s’agira pour les parties prenantes, de négocier de nouveaux rapports pour mieux servir la famille élargie et la communauté toute entière. Nous disions, dans l’article publié par le n° 198 de “Calame”: “En effet, tout compte fait, au regard des enjeux liés à l’existence du pays et à la sauvegarde de son unité, rester ensemble ou se séparer apparaît secondaire. La préoccupation prioritaire devrait porter sur la nécessité de s’accrocher sur la nature de ces enjeux et sur les conditions nécessaires à leur prise en charge par la majorité des acteurs mauritaniens…” C’est en ces termes, le cas échéant, qu’il faudra envisager la question. En attendant nous sommes déterminés à renforcer l’unité et la compréhension mutuelle au sein de l’UFD/EN, les uns et les autres y travaillent sans relâche. Durant les moments difficiles, nous nous demandons, sérieusement, si les “indépendants” et leurs alliés les plus proches, ceux dont les points de vue se rattachent au courant de pensée MND, ont vraiment conscience de l’importance de leur alliance, s’ils mesurent bien leurs forces respectives, chaque groupe pris séparément. Au bout du compte, nous sommes persuadés qu’ils sont rares à envisager ce cas de figure et ses conséquences car, sinon, beaucoup de malentendus, de préjugés et suspicions auraient pu être évités. Nous sommes revenus sur les étapes les plus marquantes des scissions intervenues au sein du principal parti de l’opposition pour illustrer nos réserves sur la constitution d’un parti unique. Nous avons voulu montrer, également, que la vie a, progressivement, contribué au regroupement suivant les affinités politiques: il s’est avéré plus conforme à la réalité, et mieux indiqué pour une cohabitation moins conflictuelle, de s’organiser dans des partis politiques différents, au lieu de s’entre-déchirer à l’intérieur d’un mouvement politique unifié au plan organisationnel. En outre, le fait d’être organisé dans des partis différents n’est pas un obstacle pour l’unité d’action la plus large et la plus conséquente. C’est pour cela qu’une formule judicieuse a pu être trouvée parla constitution du Front des partis de l’Opposition (FPO), avec ses points forts et ses faiblesses. MMOC pourrait contribuer à identifier ceux-ci, en suggérant sa propre vision des objectifs pour l’unité d’action, en formulant sa compréhension des défis majeurs auxquels le pays est confronté, en proposant les démarches et les moyens par lesquels le FPO pourrait réaliser son programme. En le faisant sur la base d’une critique constructive de l’expérience du FPO, MMOC serait d’un apport appréciable pour les forces démocratiques et patriotiques mauritaniennes. Lorsqu’il suggère, au contraire, de faire le chemin inverse par la création d’un seul et unique parti, MMOC ne tient pas compte du vécu réel des Mauritaniens et des leçons de la vie politique.Nous avons, dans le n° 198 du “Calame” avancé notre propre compréhension de la situation nationale et réaffirmé notre suggestion pour un consensus national interpellant l’ensemble des Mauritaniens, y compris le pouvoir. MMOC, exclut-il le pouvoir de la recherche d’un consensus national? Tout le laisse croire quand il répond: “Je puis vous affirmer que la rupture entre Ould Taya et nous, en tant que groupe, -dont il connaît plus que quiconque les dirigeants- est totale et définitive”. Mais alors, que devient sa réponse à “La Tribune” du 12 octobre qui n’exclut pas, implicitement, le dialogue en vue d’un retour au pouvoir? C’est vrai que MMOC parle ici au nom des Nasséristes “en tant que groupe” tandis qu’il affirmait avec assurance, dans le même numéro 200 du “Calame”: “… les nasséristes ne sont plus organisés de façon déclarée ou secrète”. L’engagement au nom d’un groupe qui n’existe pas a-t-il une quelconque valeur? Pour l’ensemble des raisons évoquées, permettez-nous de craindre que les propos si contradictoires de MMOC soient guidés par une approche étriquée de la Mauritanie et de son avenir. En fin de compte, dans le contexte actuel, vouloir organiser l’ensemble des courants politiques de l’opposition au sein d’un seul et unique parti, n’est-ce pas le reflet au plan politique de la volonté de fondre l’ensemble des Mauritaniens au sein d’une même moule réducteur au plan identitaire et civilisationnel? Ce serait le sommet de la négation du droit à la différence, le rejet d’une société plurielle, riche de ses différences. C’est ce que nous allons tenter d’illustrer en voyant de plus près la responsabilité des Nasséristes au cours de la période sombre 1989-1991.  

REMONTER

La periode sombre 1989-1991 : les responsabilités des nassériens et la question nationale en mauritanie

A une question sur les événements de 1989-1991, MMOC répond: “… nous les avons appris et subi en même temps que tout le monde… nous pensons qu’ils sont d’autant plus graves qu’ils ont été fomentés par des forces extérieures. dans une logique de croisades… menées par des missionnaires”. Les Nasséristes n’ont-ils pas participé à la définition et à la mise en œuvre de la politique du pouvoir de 1986 à 1994 (au moins)? MMOC n’affirmait-il pas lui-même, dans le n° 71 de “La Tribune”: “Après tout le discours qui était tenu à la masse et la méthodologie utilisée pour l’amener à soutenir le pouvoir sont les nôtres”? Comment, dès lors, peut-on prétendre avoir “appris et subi en même temps que tout le monde”? Ou alors, s’il en a été vraiment ainsi, les propos de MMOC ont moins de poids qu’une plume lorsque qu’il prétend: “… le régime devait traiter avec nous en tant que porteur d’idéologie et non des carriéristes ou des opportunistes”. Sa tentative pour incriminer “les croisades de missionnaires” est simplement révoltante car tous les citoyens, en tête les hommes de religion les plus illustres, comme Cheikh Abdoul Aziz Sy, ont rendu pleinement responsables les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal. A quelles fins MMOC reste-t-il discret sur les forces extérieures qui ont, selon lui, de lourdes responsabilités sur les événements de 1989? Plus que jamais auparavant, le moment est venu de le porter à la connaissance du public afin que celui-ci soit édifié. L’amalgame auquel recourt MMOC et les événements de 1989 est insultant pour les centaines de morts, les dizaines de milliers de déportés et l’ensemble des populations du Sud qui ont enduré multiples souffrances.Pour disculper les siens, MMOC recourt à des arguments religieux: “… avant d’être des politiques, nous sommes d’abord musulmans. Et notre Sainte Religion nous recommande de considérer égaux blancs et noirs”. Ceux qui, contrairement à MMOC et aux membres de sa mouvance se sont révélés sincères et conséquents dans leurs convictions religieuses ont agi comme Bouddah Ould Bousseyri qui déclara alors, au cours d’une “khoutba” restée célèbre: “Qu’Allah punisse tous ceux qui, en ce mois béni de ramadan, portent atteinte à la vie des musulmans et à leurs biens”! Des milliers d’autres Mauritaniens, plus anonymes, mais sincères et conséquents dans la défense de leurs convictions religieuses, ont eu le même comportement.A la rigueur pourrait-on porter quelque crédit aux justifications politiques avancées par MMOC: “Nous n’avions pas le choix. A l’époque, on était en face d’un régime militaire. En plus, nous venions de sortir d’une longue épreuve de confrontation avec le Pouvoir et on était mal préparé à de nouveaux affrontements”. Arguments de lâches! Sidi Mohamed Ould Lebatt aussi était face à un régime militaire… Que dire des jeunes étudiants qui ont signé nommément le texte “Plus jamais ça… Plaidoyer pour l’unité nationale” pour dénoncer les massacres, les tueries et les déportations?Lorsqu’on s’en tient aux faits, le sectarisme des Nasséristes s’impose comme une évidence. Dans ce pays peuplé de Négro-africains et d’Arabes, y a-t-il un seul militant négro-africain nassériste, dès lors que MMOC considère l’ensemble des citoyens du pays comme concernés par leur projet de société? Les arguments acrobatiques de MMOC ne sauraient aucunement le sauver lorsqu’il dit: “Autant la Mauritanie est un pays africain, autant elle est aussi maghrébine, arabe et musulmane”. “La Mauritanie est un pays africain” ne va pas plus loin que la localisation du pays sur le continent africain. Par contre, les lecteurs souhaiteraient savoir avoir précision et sans faux-fuyant si MMOC considère que la Mauritanie est un pays multinational dont “l’identité culturelle et civilisationnelle” plonge ses racines à la fois dans le monde arabe et le monde négro-africain, se nourrissant de leur sève juteuse et s’enrichissant de leurs différences? Ou alors, considère-t-il qu’il s’agit d’un pays arabe, situé sur le continent africain et comportant une minorité de citoyens négro-africains? La différence est de taille et nulle dissimulation ne pourrait l’estomper.

REMONTER

questions subsidiaires

Parlant de “l’émiettement de l’UFD”, MMOC incrimine “certains groupes et individus dont certains ont d’ailleurs rejoint le Pouvoir, après avoir accompli leur mission”. Nous avons tenté d’expliquer dans la première partie de l’article les raisons fondamentales qui expliquent les multiples scissions qu’a connu l’UFD. L’opinion gagnerait à être mieux informée sur les groupes visés par MMOC et la nature de leur mission. Autrement, les propos se réduiraient à des jugements excessifs, irrespectueux de ses adversaires qui pourraient rendre la pareille à MMOC. En effet, lorsqu’il dit que les Nasséristes ont “appris et subi” les événements de 1989 “comme tout le monde”, on pourrait les accuser d’en avoir alors été les instruments parce qu’ils écrivent et déclarent, en même temps, avoir participé au pouvoir au cours de la même période. Sous le même registre de jugements abusifs, ces propos de MMOC: “ on pourrait dire que le régime de Ould Taya est le régime du MND. Et que les événements de 89 ont été gérés par le MND. Car depuis l’avènement de Ould Taya au pouvoir, le pouvoir est entre les mains d’un seul homme: Louleyd Ould Weddad”. Étonnante Mauritanie, elle ne cessera jamais de surprendre le monde! Jusqu’à présent, les sciences politiques nous avaient enseigné que le pouvoir d’État est sous le contrôle d’un groupe de personnes qui s’appuient sur les piliers fondamentaux que sont l’administration, les forces publiques, l’armée, le système judiciaire et pénitentiaire, etc. Voilà que tout cela est “entre les mains d’un seul homme”! Dans l’unique souci de rétablir la vérité des faits, nous dirons que Louleyd Ould Weddad a fréquenté le lycée de Nouakchott durant les années 60, avant d’aller poursuivre ses études de médecine vétérinaire à l’université de Dakar. Ceux qui l’ont connu affirment qu’il s’intéressait peu aux activités syndicales et politiques. Il se consacrait surtout à ses études et à son sport favori, le basket-ball. Pendant longtemps il a compté parmi ses meilleurs amis Memed Ould Ahmed, sans qu’on ne puisse affirmer avec certitude qu’il partageait avec celui-ci les mêmes convictions ba’athistes. Nous fondant sur le témoignage de personnes de sa génération ayant appartenu au MND nous sommes formels: jamais, au grand jamais, Louleyd Ould Weddad n’a été militant, même pas sympathisant du MND. Si, au niveau du volontariat, Louleyd Ould Weddad a accédé à des responsabilités importantes, c’est par l’intermédiaire du permanent Dahane Ould Ahmed Mahmoud, au moins son concitoyen de Ouadane. C’est dans ce cadre que des éléments du MND l’ont connu et côtoyé, sans plus. Quels sont donc les objectifs que vise MMOC en recourant aux mensonges les plus éhontés? Est-ce nuire à la personne de Louleyd Ould Weddad? Si c’est le cas, à eux de régler leurs conflits et différends selon les méthodes qu’ils choisiront ensemble ou séparément. Alors le MND n’est pas directement concerné. Est-ce porter atteinte au MND? Pourquoi, dans ce cas impliquer une personne qui n’a jamais rien eu à voir, de près ou de loin, avec ce mouvement politique? Il serait mieux indiqué pour MMOC de recourir à la critique de la politique du MND et des personnalités connues ayant appartenu à ce mouvement et qui continuent de se réclamer de ses idées. Dans tous les cas, MMOC et ceux de sa mouvance d’une part, leurs adversaires, voire ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis, d’autre part, devraient convenir d’un code de conduite: partir des faits pour porter ses jugements, ne jamais recourir au mensonge délibéré, même dans l’adversité la plus implacable. Nous nous excusons auprès de MMOC et des lecteurs si, à certains moments, le ton a pu paraître acerbe et les choquer quelque peu. Tel n’était pas l’objectif visé, encore moins des attaques agressives contre leurs personnes et leur mouvance. Seule l’importance des questions abordées et l’impérieuse nécessité de marquer la différence nous a animés.

Ba Boubakar Moussa et Mohamed Ould Mouloud

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