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A propos des FLAM, par Ahmed YEDALY

Un crapaud dans la mare de NGAIDE ABDERRAHMANE

L’opinion d’un Beydane ET CELLE D'UN NEGRO de "harount3"

UN BEYDANE NOUS ÉCRIT, de Ibrahima Wélé

UN BEYDANE NOUS ÉCRIT, de Ba Abdoul Aziz

La scission que vient de connaître ... de Mamoudou Ali Touré

Sécessionnistes, soyez conséquents .... de "Billel kamara"

Trop de communication tue la communication de "billel Kamara"

Il faut rendre hommage à leur courage de Abderrahmane N’GAIDE

Que de contradictions ...  "Billel kamara"


De : Flamnet Nouvelles <flamnet_flam@...>

Date : Lundi 27, Février 2006 13:29

Objet : A propos des FLAM :UN BEYDANE NOUS ÉCRIT.

flamnet_flam@...

 

A propos des FLAM Par Ahmed YEDALY

 

L'actualité politique et l'avenir du pays m'inspirent les propos suivants que je me permets d'extérioriser, avec beaucoup d'appréhension.

Pour donner à mes propos le maximum de chance d'être compris, je repasse en revue quelques murs de Nouakchott en cette année 1986 où pour la première fois, je me suis vu " assimilé " au " régime Bidhane " de l'époque.

Ma surprise, ma déception et mon dégoût, furent encore plus grand quand j'ai appris que les auteurs des ces slogans et le document (manifeste) qui les inspire, étaient l'œuvre de compatriotes, dont certains étaient pour moi des camarades, des amis intimes, des frères, au vrai sens du terme.

 J'ai d'abord eu honte de moi et du pêché, supposé, qui me fait assimiler à un tel régime avec lequel je ne partageais que le territoire national.

 Moi, qui ai pris, très tôt, gain et cause pour la question et l'unité nationales, me voir " mis dans le même sac " qu'un régime dont la nature et la pratique sont complètement opposés à ma conception de la démocratie et de la justice, me voir qualifié de " Bidhane raciste ", par mes propres "camarades" de luttes, me donnait des vertiges.

 J'ai essayé de comprendre en quoi je méritais ce "traitement" qui met en bloc" tous les Bidhanes ", parce qu'une poignée d'entre eux détient le pouvoir et l'utilise, contre la majorité des citoyens, Arabes et Négro-Africains confondus. Est- ce que un manque total de discernement qui fait agir mes " camarades " de la sorte, ou est- ce la profondeur de l'injustice dont leur communauté était l'objet qui leur fait oublier tout ce que nous avons partagé et que fatalement nous étions condamnés à partager encore, comme idéaux et projets d'avenir pour notre pays ?

 Les contacts que j'ai pu avoir avec ceux qui " acceptaient " encore de parler et la suite que le pouvoir a donné à cet événement, m'ont confiné, comme certains de mes compatriotes, dans un silence lourd et sans perspectives.

 Inutile de repasser en revue l'histoire récente, qui a marqué ces vingt dernières années et qui continue à alimenter et à inspirer l'actualité et l'avenir de notre pays. Pour ma part, elle m'aura permis, entre autre, de PARDONNER, à mes camarades d'hier, d'avoir confondu tous les Bidhanes avec le régime de l'époque, leur seul ennemi avéré.

 Je ne leur demande pas la réciproque, car le pardon est une question de conviction et non de concession.

 Je me permets simplement, de leur rappelle que l'esprit des FLAM, unies ou divisées, ne constituent plus, à mon avis, la solution la plus appropriée pour à la fois faire recouvrer leurs droits à nos concitoyens négro-africains et en même temps donner la preuve au reste de la communauté nationale de la nécessaire volonté affirmée de vivre ensemble et de bâtir un avenir commun.

 C'est peut être aussi la meilleure façon d'éviter que le régime qui sortira de la transition ne soit, et ne sera plus jamais celui des Bidhanes, ni d'une quelconque autre communauté des différentes composantes de notre peuple.

 Ahmed YEDALY


De : Ibrahima wele <michorson@...>

Date : Lundi 27, Février 2006 14:18

Objet : RE: [flamnet] A propos des FLAM : UN BEYDANE NOUS ÉCRIT

 

Excuse moi de te répondre. Tu as écrit:"Les contacts que j'ai pu avoir avec ceux qui " acceptaient " encore de parler et la suite que le pouvoir a donné à cet événement, m'ont confiné, comme certains de mes compatriotes, dans un silence lourd et sans perspectives.".

A t'écouter les négro-africains seraient fautifs dans leur réaction face aux très graves persecutions de 1986. Mais, à cette époque, je le rappelle encore, l'idée qui circulait en Mauritanie était qu'il fallait broyer du noir, ces noirs qui se sont permis d'écrire un document où ils évoquaient l'apartheid qu'ils vivaient dans ce pays dans lequel ils se sont toujours sentis comme des citoyens normaux bien que la réalité ait toujours été différente.

A cette époque, avais-tu donné raisons aux négro-africains si tu trouvais que leur lutte était justifiée?

Quand aux FLAM, je ne vois nullement en quoi ils sont dépassés, à part par la tentative d'amnésie collective que l'on veut faire subir au peuple mauritanien en lui présentant un nouveau jouet appelé parait-il "liberté, démocratie".

Que fais tu du passif humanitaire, un gouvernement entièrement mauritanien doit se faire par tous les mauritaniens sans exception, ce qui n'est pas actuellement le cas.

Toutes les revendications de 1966 (manifeste des 19) et celles de 1986 (manifeste du negro-mauritanien opprimé) restent plus que d'actualité.

Des personnes fatiguées de combattre peuvent cesser de combattre mais les faits sont têtus et la réalité se jettera toujours sur notre figure.

Je dis encore aux bidhanes qui se disent épris de paix que le dialogue et la démocratie passe par trois étapes incontournables et non-négociables:

- reconnaissance des tords

- réparation des tords

- dialogue franc et sincère

Et ces trois étapes, je t'assure qu'aucun politique actuellement au pouvoir n'a le courage d'en parler honnêtement.

Mais je sais que l'existence de la Mauritanie ne dépend que de ce dialogue, car dans la situation actuelle, malgré les illusions de calme, de liberté, de sérénité, c'est en fait l'existence même de la MAURITANIE en tant que pays qui est en jeu.

wa salam


De : "ba abdoul aziz" <pulloardo@...>

Date : Lundi 27, Février 2006 19:46

Objet : RE: [flamnet] A propos des FLAM : UN BEYDANE NOUS ÉCRIT.

Frère Yédaly! 

Les forces de libération, n'ont jamais mis tous les" Biith" dans le même bide!

Les Flam n'ont jamais fait d'amalgame à ce propos.Elles ont toujours invité à la lecture du manifeste du Négro mauritanien opprimé -qu'il faudrait que tout mauritanin lise d'ailleurs -pour éviter d'avaler le discours diviseur et purement malhonnête, sur le discours réel des flam qui à toujours été, juste clair et porteur de la vraie dévise mauritanienne.

Lisez, ce manifeste, et vous serez avértis sur les malheureuses réalités quotidiennes des noirs mauritaniens, que certains ont tout simplement fait semblant de ne pas voir, profitant des avantages du SYSTEME ! Ils sont atteints de cécité dès qu'il s'agit de voir une Mauritanie où l' Biith wa' soud cohabiteraient en frères, en MAURITANIENS, tout court, ayant les mêmes droits et les mêmes devoirs. Une R I M où on ne jugera point les hommes en fonction de la couleur de leur peau, de leur Kayma-Qabiila wa'kbiira, une Mauritanie où certains ne seront pas que "de petits fils de gardes , d'un passé récent dans ce pays": Celle là, Yédaaly Khouya, on me la lancée en pleine figure dans le bureau d'un procureur de la république! Une Mauritanie où, on ne parlera ni d'ABD ni de Hour Dhaari, où donc l'esclavage et le racisme seront, bannis, à jamais!

Le manifeste, texte fondateur revèle le vrai visage de la Mauritanie, mettant à nu, données statistiques, juriques, sociales, historiques,culturelles et autres, irréfutatables, à l'appui, le mal de notre pays, et le seul remède:Un débat national sur la question nationale! De quoi avons nous peur pour lancer ce débat?

 Les Flam n'ont jamais user de la langue de bois! Il éxiste, en Mauritanie, un système raciste, oui, ANSOURII - arbitraire et "arabitaire", dont les avantages si tant est qu'ils existent, ne favorisent que les Maures ! Le jeune arabe mauritanien l'apprend sous la Khayma Araahouwaalak ! J'ai commencé et fini mon coran sous une Khayma !

Yédaaly, mon frère, vous n'en faites pas parti, "Moumkin!" Comme de nbreux arabes mauritaniens, mais, ils ne représentent que l'exception qui confirme la règle!

 Mais, je vous conseille vivement de lire , et de faire lire, le manifeste du négro !

En ce moment, seulement, vous jugerez, "Bil Haq !".

J'ai bu ce coran là, aussi, et, "Wo ma farratnaa fiihi min chey'in !" Les flam n'y ont nulle part, dit, que tous les Bithanes étaient racistes! Qu'on en donne la preuve contraire ! Mais, que le système de gouvernance et de gérance de ce "Wathan" était - il l'est encore aujourd"hui, ANSUUR-APARTHEID ! D'où LE SYSTEME BEIDHANE.

Et ceux qui profitent de ce système et se taisent, sont complices !

"Dum ine selli, laaBi, etee, bokkittaako"! C'est la vérité.

Voila pourquoi, la lutte, elle, continuera, toujours !

Wa ma'tawfiiq illa biLLah !

 Ba Abdoul Aziz dit Tazi


Date: Thu, 23 Feb 2006 21:52:45 +0100 (CET)

De: "mamoudou ali toure" <mamoudoualitoure2@yahoo.fr>

À: m-net@mauritanie-net.com, flamnet@yahoogroupes.fr

Objet: G [M-net] impréssions

 

La scission que vient de connaître la plus ancienne structure politique negro africaine (par les valeurs défendues) a savoir flam fragilise sans aucun doute le mouvement, cependant cette scission peut élargir l'efficacité du combat a long terme.

Faire une opposition au système en mauritanie demeure une chose ardue, car beaucoup de paramètres entrent en jeu.L'exemple de l'AJD est indicatif a ce titre

D'autre part ARAFAT disait en substance:«si différentes personnes se présentent a la table de négociation, je me présenterai...»

Cette volonté traduit le refus d'être isolé, ainsi en dépit de l'inertie du CMDJ face aux questions de base entres:retour des réfugiés, esclavage, unité nationale.

Être sur le terrain permet de faire une stratégie dans le long terme pour ramener ces questions sur la table.

Supposément les législatives devraient précédées les présidentielles, par conséquemment possibilité de députés élus et non «nommés», en somme tout peut être mis sur la table

D'autre part l'éventuelle libéralisation des ondes est un avantage supplémentaire pour vaincre la loi du silence

Par ailleurs je ne peux imaginer que des hommes ayant donner plus de vingt ans de leurs vies énergiquement pour une cause négocient brutalement leurs valeurs de base

Le grand défi de flam|rénovation sera de donner a ces questions précitées une plus grande visibilité en mauritanie

Quant au flam tout court il aura également le mérite de continuer le combat de sortes que les valeurs véhiculées soient a l'abri de toute souillure.

Qui sort gagnant de cette scission?

La communauté negro africaine


De : billel kamara <billel_kamara@...>

Date : Jeudi 23, Février 2006 12:37

Objet : Trop de communication tue la communication

billel_kamara@...

 

Trop de communication tue la communication

Je me suis intéressé à la liste du bureau provisoire de nos sécessionnistes et l’absence d’un nom m’a intrigué et j’ai fait ma petite enquête pour en comprendre les raisons.

Vous comprendrez pourquoi.

Tout commence au mois de janvier 2005, au Sénégal.

 

1er acte :

La section sénégalaise des FLAM tient son assemblée générale ordinaire et met en place un nouveau bureau dirigé par Monsieur BA Moctar, dit Chérif.

Un mois après la mise en place de ce bureau, une crise éclate au sein de la section et la majorité des membres démissionne en arguant ne pas vouloir travailler avec le nouveau secrétaire général auquel il reprochait certaines choses.

En février 2005, le conflit ayant été porté au niveau du bureau national celui-ci décide « à l’unanimité la dissolution du bureau de la section sénégalaise et de la suspension de son secrétaire général, Moctar BA dit Chérif, pour motifs graves » (on n’en saura pas plus)

« Un comité provisoire fut mis en place, en vue de préparer dans les trois mois, les conditions d’une nouvelle AG, chargée de mettre en place un nouveau bureau local, sous la supervision du secrétaire national à l’organisation »

 

2ème acte :

Le 30 septembre 2005, une Assemblée générale extraordinaire se tient à Ndioum, pour :

« -diagnostic de la situation de la section FLAM/Sénégal et des changements intervenus en Mauritanie avec la destitution du colonel-président le 3 août 2005,

-l’élection d’un nouveau bureau

-choix des délégués pour le 6ème congrès ordinaire des FLAM

-divers »

Sur le deuxième point de l’ordre du jour, « après un long débat portant sur les critères d’élection pour les futures candidats au bureau de la section que sont : jouir d’une bonne moralité, n’avoir jamais été coupé avec le mouvement, et n’avoir jamais été proche du pouvoir raciste de Nouakchott ou travaillé avec lui ou avec ses partis satellites » (on commence à entrevoir les raisons du conflit ci-dessus)

« Après adoption de ces critères par tous les délégués un nouveau bureau fut élu, composé ainsi qu’il suit : …. ».

Le compte-rendu de cette Assemblée générale extraordinaire que vous pouvez lire dans la rubrique « Actualité » de FLAMNET conclut : « Recommandation : l’AG recommande au Bureau élu de porter, au plus vite, à la connaissance des Médias Sénégalais et des partenaires politiques et ONG, que Moctar BA dit Chérif ne représente plus la Section Sénégalaise et qu’à cet effet ses déclarations et actions n’engagent que sa personne, pas les FLAM-Sénégal »

Silence radio du côté de l’ancien secrétaire général sanctionné d’une suspension de 6 mois, du moins dans les médias.

 

3ème acte :

Le 09 décembre 2005, Monsieur Moctar BA sort de son mutisme et se fend d’une déclaration à l’APS (voir www.aps.sn - rubrique international Sénégal-Dt Homme-réfugié à la date du 09/12/2005) Pourquoi seulement maintenant ?.

 

Drôle de coïncidence : le président des sécessionnistes, Monsieur BA (Mamadou Bocar, cette fois-ci) en chemin pour Bamako où il doit représenter les FLAM au Forum des Alter Mondialistes, en marge de la Francophonie, passe par Dakar à l’aller et au retour. Pourquoi Dakar, la ligne Paris-Bamako n’est-elle pas plus directe ?

Et drôle de coïncidence disais-je, après un silence de plus de 2 mois, 2 jours avant le retour de Monsieur BMB à Paris, Monsieur BA Moctar revendique la légitimité de son poste : « la section Sénégal des forces de libération africaine en Mauritanie (Flam) s’insurge contre les tentatives de scission notées actuellement dans leurs rangs et rappelle qu’elle reste « la seule structure habilitée à représenter les FLAM au Sénégal. » Il poursuit « Alors que le contexte marqué par la chute du dictateur Ould Taya appelle au resserrement des rangs, certains camarades dont le prétendu nouveau secrétaire général de la section ont choisi de consacrer la division de notre mouvement par leurs méthodes cavalières et anti-démocratiques en démissionnant du bureau de la section en juin dernier »

Il indexe le président sortant du bureau national, l’accusant « d’instrumentaliser un clan et de vouloir provoquer une scission ou l’apocalypse »

Pour parachever son action il passe un second communiqué le 23 décembre toujours à l’APS, même rubrique (23/12/2005) dans lequel il invite le congrès de Cincinnati à « vider le contentieux au sein de la section sénégalaise » et apporte sa contribution au congrès par voie de presse en n’oubliant pas bien sûr de faire sa pub en même temps (je vous invite vraiment à lire ce communiqué). Soit dit en passant, il aurait pu confier sa contribution à ses partenaires sans tambour, ni trompettes.

 

4ème acte :

La scène est campée pour le 4ème acte qui aurait dû être le dernier. L’élément déclencheur devait être la critique (pour eux) que ne manquerait pas de subir le président des sécessionnistes pour avoir « usurper une prérogative du Congrès » et avoir pris sur lui l’arrêt de la lutte armée au cours des négociations de la déclaration de Dakar. C’est la raison pour laquelle (voir texte « que de contradictions chez nos sécessionnistes de Dakar à Paris) la référence à cet accord de Dakar est brandie des deux côtés des océans mais d’une façon contradictoire. Car ceux de Dakar sont restés sur le premier scénario qui n’a pas eu lieu, et la concertation non plus, apparemment.

Tenez-vous bien, Mamadou Bocar BA n’a pas été lynché par ses ex-camarades, mais plutôt félicité de "sa clairvoyance et de sa lucidité", après son compte-rendu des conditions dans lesquelles il s’est trouvé, à Dakar, pour mener ces négociations et prendre en charge une décision aussi cruciale, tout seul. Alors tout tombe à l’eau. Pas de remise en question de la déclaration de Dakar dans sa globalité par le Congrès. Au contraire, elle est validée par cette instance suprême des FLAM. Donc pas de claquage de porte en plein milieu du congrès avant la mise sur pied du bureau national (ce n’est pas la tentative qui a manqué) …La déclaration de Cincinnati qui était prête n’a pas pu avoir lieu.

Et la « scission ou l’apocalypse » tant annoncée en Afrique, en Europe et en Amérique aurait été le fait du « clan instrumentalisé par le président sortant » et nos sécessionnistes se seraient présentés en sauveur du bien commun, du bateau FLAM, espoir de toute une communauté.

 

Dernier acte :

Le plan A ayant lamentablement échoué, on met en place le plan B et pour marquer un grand coup, on se précipite pour monter une liste hétéroclite et on annonce, encore à l’APS que « les membres de ce mouvement dont le nombre est estimé à 300 personnes se sont déclarés… » et on publie cette liste sur tous les forums en prétendant que tous ces membres découlent d’une hémorragie des rangs du FLAM. Si c’est vrai, il y a une contradiction. On a tous entendu dire par les uns et par les autres que les FLAM n’avaient pas de base, mais on débauche 300 membres et on invite les autres à signer la déclaration et cela n’étonne personne. Combien de partis politiques, même à l’intérieur de la Mauritanie, peuvent s’enorgueillir d’avoir autant de membres, si on s’arrête seulement à ce chiffre de 300.

Seulement dans leur liste, il n’y a pas encore 200 personnes ( 84 seulemnt). Et encore faudrait-il éliminer tous ceux qui ont envoyé des démentis et qui se disent abusés (les n°18 et 19 du Mali, n° 9 à 16 Sénégal – Dakar), et ceux déclarés morts par leur proche (il y en a un pour l’instant, le n° 65 de Bakel).

C’est la raison pour laquelle, je ne m’intéresse pas encore à tous les noms de la liste. J’attends qu’elle se décante. On a certainement parié sur le fait que ceux du Sénégal et du Mali, pauvres réfugiés n’ont certainement pas les moyens de consulter des sites internet et que la supercherie passerait sans problème.

Les 4 premiers noms de la liste Sénégal –Dakar me surprennent, cependant. Alors que les autres membres sont, d’Europe en Amérique des ex, ceux-ci n’ont pas la particule ex, alors que même ceux de la section Europe qui ont déserté leur poste en plein mandat, se collent la particule ex. Surprenant, non !

Mais pour revenir au début de mon texte, je m’attendais à trouver au moins un nom dans le bureau provisoire. Parce qu’il est central dans tout ce scénario et pas dans sa nature de se faire escamoter. Il n’y figure pas.

Le fin mot de l’histoire, mon enquête m’a fait découvrir que certaines personnes ont continué à avoir des entretiens pour une réimplantation au Canada et aux Etats-Unis et que Monsieur Ba Moctar dit Cherif, car c’est de lui qu’il s’agit, a reçu son agrément d’implantation au Canada en plus de 3 autres personnes, un autre de l’ancien bureau de la section a été recalé dans son entretien. Mais, j’oubliais que dans sa « contribution » au congrès de Cincinnati il proposait « quatre grandes représentations aux pouvoirs élargis, dont une en Amérique ». Peut-être celle-ci sera au Canada et après leur congrès (annoncé lors de leur conférence de presse à Paris), il sera investi de ce mandat. Mais je suis curieuse de savoir ce qu’il a dit dans son entretien pour obtenir cette implantation,

Je croyais comme le titre l’interview du président des sécessionnistes que « la lutte doit désormais se faire en Mauritanie ». Ne dit-il pas, en réponse, à la question « voulez-vous donc inscrire votre action dans le processus de transition en cours en Mauritanie » : « Absolument. Cela va de soit. En politique, quand on change de stratégie de lutte et qu’on entend continuer le combat, il faut envisager d’autres moyens. Nous avons abandonné la lutte armée sans pour autant abandonner notre combat, il faut alors que nous soyons conséquent : investir le terrain politique en Mauritanie par la voie pacifique et légale. Bref la lutte des Négro-mauritaniens doit désormais se faire d’abord en Mauritanie »

 

Que de contradictions encore.

Dans un mois, comme promis, je vous dresserai la liste des militants FLAM qui ont quitté le bateau, parce qu’il y en a, mais pas autant que vous le pensez, car vous conviendrez avec moi qu’un militant c’est une « personne structurée dans une cellule, qui a une carte de membre et qui s’acquitte de sa cotisation mensuelle et qui ne décide pas quand cela lui plait de quitter les rangs pendant des années (2, 3, 5 à 10 ans même selon ses humeurs) parce qu’il n’a pas été reconduit dans son poste », c’est pourquoi vous avec beaucoup de ex qui ont vu là l’occasion de prendre leur revanche. Ils ne resteront pas longtemps dans ce bateau-là aussi car tout le monde ne peut pas être dans le peloton de tête. La lutte continue.

 Billel Kamara


De : "harount3" <harount3@...>

Date : Mardi 21, Février 2006 16:07

Objet : Du Flam au Flam/Rénovation : l’opinion d’un Beydane ET CELLE D'UN NEGRO

harount3@...

 

Mohamed BABA,

Tu es rentré en Mauritanie, mais cela ne veut pas dire que la situation ait changé. Elle a changé pour certains, pour toi meme, pour hannana et ses compagnons et sans doute pour des milliers d'autres, mais elle n'a pas changé d'un iota en rapport à toutes ces "revendications" que tu posais sur la table hier encore à Paris.

Mohamed baba, je comprends que tu applaudisse le "retour" des FLAM/R sur le sol national, mais c'est vite aller en besogne, attends de les voir à Nouakchott, defendre leur convictions politiques pour applaudir ensuite.

Mohamed baba, as-tu pris contact avec les dirigeants et militants de ADJ, pour savoir pourquoi ils ont arrétes leurs sit-in en faveur des deportes?

Mohamed baba, Ely n'est pas maaouya, mais dis moi ce qui differencie ces deux hommes en ce qui concerne les revendications posées par les FLAM? Où est ce que tu crois que le plus important dans la politique c'est d'etre present sur le sol national et poser ses revendications, meme si on sait d'entree de jeux qu'on ne serait meme pas écouté?

Mohamed baba, tu crois sincerement que la presence de FLAM/R en mauritanie contribuerait au combat des populations negro africianes, oui cautionneraient tout bonnement (en te faisant compagnie toi et tous les autres qui ont rejoint) le "processus de transition".

Mohamed baba, de quel droit disposez vous pour condamner la decision des FLAM de s'opposer à l'exterieur, si vous meme vous vous arrogez le droit de faire desormais opposition à l'interieur?

Mohamed baba, si vous etes des democrates veritables, respectez la position des FLAM, ne leur demandez pas d'abjurer leurs principes pour satisfaire votre vision, legitime soit- elle.

Mohamed baba, crois- tu vraiment à ce que tu dis quand tu affirmes que "ce groupe décide de mener une rénovation du mouvement en en gardant le sigle et en restant fidèle à ses fondamentaux. Il décide aussi de porter la contradiction sur le sol national en collaborant avec l'ensemble des forces politiques du Pays et en s'inscrivant dans le cadre du combat global pour la justice et l'Etat de droit...?" ou simplement tu n'as pas lu l'entretien donne à SUD hebdo par le president de FLAM/R, Mr BA, je cite : "contrairement aux autres membres de la direction, certains cadres, dont moi-même,avons estimé que les circonstances qui étaient été à l'origine de notre refus de prendre part à la vie politique sous l'ancien régime ayant cessé, il n'y avait plus de raison de continuer à rester à l'écart de la vie politique dans le pays".

Crois- tu vraiment que ces "circonstances" se resumaient à la presence de Ould taya, et que une fois ce dernier sur la touche, on pouvait revenir sur "notre refus de participer" comme si Ould taya avait invité une seule fois au FLAM de participer à son "processus democratique".

Mohamed baba, tu conviendras avec moi qu'ici au moins MR. Ba commet une erreur d'appreciation: les Flam n'ont jamais "refuse" de prendre part... Elles ont éte exclues, notamment par la repression.

Pour le reste Mohamed baba, je ne te crois pas du tout quand tu affirmes que rentrer en mauritanie dans les conditions actuelles, avec un ideario des FLAM soit la meilleure manière de s'inscrire dans le cadre general d'un combat pour la defense des droits de l'homme dans notre pays.

Enfin mohamed baba tu parles "d'anonymes parfaitement negligeables". en ce qui concerne les insultes, je suis d'accord avec toi, elles sont negligeables et reprobables, mais, s'il te plait, ne verse pas dans la generalité et le transversalisme, car comme scientifique tu ne devrais pas ignorer que les idées ne sont pas importantes ou negligeables parce qu'une personne avec non et prenoms les emet, sinon parce qu'elles le sont d'elles memes ou ne le sont pas.

 Je conclu en te souhaitant, en vous souhaitant a tous bonne chance! Car votre option est legitime et democratique, je vous demande simplement de respecter l'option des FLAM.

Bien à toi.


De : NGAIDE ABDERRAHMANE <abdercean@...>

Date : Mardi 21, Février 2006 15:41

Objet : Un crapaud dans la mare

 

Un crapaud dans la mare [i]

 

Bassel Buna N’GAIDE

 

 - Je prends encore le risque de répondre pour me faire insulter. Je connais bien Mor Ndaje par son style et son « engagement insultant ». Il a un goût immodéré pour l’amalgame. Il tente toujours de prendre pour témoin tous les Noirs pour leur dire « Soyez contre ce noir. C’est un nègre de service. Il ne mérite aucun égard. Il est prétentieux ; pire il est votre ennemi ». Bon tant pis pour moi, mais cette attitude ne me conduira jamais à abandonner le débat avec esprit de partage, sauf si on me censure sur Flamnet. Et là je me plaindrais auprès de Mor Ndaje et il me défendra dans sa prochaine-nouvelle chronique sur les bassesses de Bassel Buna. Mon seul objectif est de partager avec tous mes observations n’en déplaise aux Mor Ndaje qui tentent à chaque fois d’aggraver une situation simple.

- Le sentiment de frustration n’est pas une insulte. Non et le Larousse de Mor est très explicite en la matière. Mon dictionnaire dit ceci du sentiment de frustration : « Tension psychologique engendrée par un obstacle qui empêche le sujet d’atteindre un but ou de réaliser un désir ». Voilà ! Et c’est dans ce seul sens qu’il faut comprendre le terme frustré que j’ai utilisé. C’est juste un blocage, une tension qui tire sa légitimité d’une situation donnée (passagère???). Moi-même je suis frustré comme Mor Ndaje : pour n’avoir pas bénéficié d’un retour organisé de tous les réfugiés, de ne pas voir enfin les morts réhabilités et les coupables châtiés. Ceci est clair entre nous. Nous partageons le même souci sur ce plan. Et si je devais négocier quoique ce soit je ne lâcherais point sur ce plan qui m’a fait quitter le pays comme Mor Ndaje. Je n’ai jamais dit qu’un courant qui prône le retour sans conditions était en gestation. Non je ne l’ai pas dit. Comment pourrais-je affirmer pareille ineptie ? Ah non Mor là tu m’accuse. Mais bon on dit souvent « Qui veut tuer son chien, l’accuse de rage ». D’abord je ne suis pas ton chien ; ensuite je n’ai pas la rage. Et puis Bassel Buna va « trouver rapidement un boulot et (on va) lui confier un autre sale boulot contre ses frères comme il accepte toujours de jouer au Nègre de service ». Prophétie absurde et insipide. Quelle hantise de voir toujours derrière les positions des autres une volonté d’obtenir un poste ! Je ne suis pas le premier accusé et ne serais pas le dernier certainement. A son temps on a accusé Gourmo de chercher un poste de ministre ; et qu’il mérite pour ses talents. C’est du déjà entendu. Je te rassure de ce côté : je ne cherche rien en Mauritanie et d’ailleurs le jour où la situation sera assainie je te laisserais la place : man bougouma boukhante dey.

- En plus Bassel Buna n’a jamais surveillé la mort des Flams, non ceci n’est pas dans mon programme et comme le dit si bien Mor Ndaje : « Ni tes prières, ni tes vœux, ni tes gris-gris, ni tes écrits, ni tes insultes, ni tes soutiens, ni tes vociférations n’auront droit de vie ou de mort sur les FLAM ». Et donc il était inutile de m’accuser de cette chose horrible à laquelle je n’ai jamais pensé. Mor arrête de dire que Bassel Buna souhaite la mort des Flams. Je suis « PETIT, TRES BAS » pour avoir pareille hantise. Mais non ne me fait porter ce boubou hideux tissé au fil sordide d’une haine inexplicable. Je reste persuadé que cette scission permettra aux Mor Ndaje de rénover encore plus et de continuer à être plus déterminés dans la lutte. Soit les deux groupes se rejoignent, soit ils cheminent ensemble. Le fossé à combler, c’est bien nous les buna et les partenaires politiques dans l’avenir. Vos amis sont aujourd’hui vos partenaires malgré tout et le débat continuera entre vous, certainement ; et c’est tant mieux pour tous. Ils peuvent bien rejoindre la maison mère demain. Je comprends maintenant le proverbe pulaar qui déclare : Cehilaagal fulbe lobbondiral pedande alaaheen. Je devais bien me garder d’aller à l’encontre de cette maxime.

 Les courants de pensées peuvent certes continuer à vivre à l’intérieur d’un mouvement ou d’un parti, mais ils peuvent être aussi des détonateurs de scission. Le cas de Djobo KA est édifiant en la matière ; et ce n’est pas à Mor Ndaje que je l’apprendrais. Nous sommes sur le terrain politique comme le dit Mor Ndaje. Il est très glissant et réserve toujours des surprises : des alliances et contre-alliances les plus inattendues s’opèrent sur ce terrain au point que nous sommes saisis souvent par le tournis : qui avait imaginé un Djibo KA avec un Abdoulaye Wade ou un Iba Der Thiam avec un Wade ? Qui avait imaginé que la Droite et la Gauche française allaient de concert barrer la route au FN ? Donc la scission intervenue n’est pas une fatalité en soi ; c’est juste un moment dans le parcours des Flams. Les divergences de vue et d’appréciations sont fondatrices de nouvelles solidarités sur d’autres bases, d’autres conditions et d’autres valeurs. C’est cela ma conviction. Combien de partis sont nés du flanc du Parti socialiste sénégalais ? Combien de partis politiques sont sorties des rangs de l’UFD et combien d’autres sont sorties des dédales de Action pour le Changement ? Même le parti du monstre qatari s’est disloqué pour donner naissance à des fantômes qui risquent de hanter encore une fois nos paisibles nuits. Le coup d’état du 3 août est un événement politique et il ne pouvait pas ne pas avoir d’incidence sur la vie des mouvements et partis politiques mauritaniens exerçant à l’intérieur comme à l’extérieur. La déclaration de Dakar était une étape décisive non ! Mor Ndaje.

 - Moi je n’insulte jamais les autres, non je n’insulte pas et je ne suis pas un naafiige nafiido ulundu joy. Non je ne le suis pas. J’analyse une situation et expose mes vues. Prétentieux dira Mor Ndaje ! Oui je suis prétentieux et je le dis à qui veut l’entendre. Si la prétention est de faire des analyses et de féliciter les autres je le suis volontiers. Je suis un tayoowo endam ? Les Flams sont une famille, me dit-on, et bien une famille se déchire très souvent si jamais les fondements de la solidarité sont foulées au pied. C’est aussi simple que a waale jamm. Mais il faut aussi se dire que l’amitié et la parenté sont rattrapées par la maturité politique. Si les fondements de chaque mouvement ou parti politique tirent quelques unes de ses ressources des affinités parentales, régionales, ethniques et tribales que ses membres partagent, il faut se dire aussi que quand un mouvement prend de l’ampleur et que ses bases se solidifient en s’élargissant ; la stratégie politique tend à primer sur toutes les autres considérations. Je ne suis pas à l’origine de la scission et je n’ai jamais pris contact avec les dissidents avant la scission même quand je fréquentais les moelleux bistrots parisiens embaumés de senteurs paradisiaques. Ah oui mon cher Mor Ndaje, Bassel Buna fait ce que bon lui semble sans honte ni amertume, sans bruits et sans vacarme, mais ne raconte jamais des vilenies sur les autres non, je ne suis pas à cette table d’immondices.

Bassel Buna se croit comme le « plus grand visionnaire de la Mauritanie, le plus avisé des Négros, l’homme qui détient la vérité ». Mais non toi aussi arrête tes farces quoi. Mais dis-toi bien que « Boodel buna s’invite au débat de gniiri et kossam » fut une vision insolente certes mais j’avais vu juste. Plus prétentieux que Bassel Buna tu m….. Ko kaalda heen !!! Ngel bassel buna haamni, sobbi haa !!! Woowi kay ko mbareemo wonko haali kono mbareemo won koo miiji ! Ayi dey kadi ! Accu haala. Il faut qu’on discute mon cher Mor Ndaje (l’homme qui s’invite à tout et à rien). Je souhaite racheter la licence de ce pseudonyme car moi je m’invite à tout et à rien. Donnes-en moi le prix. Non je préfère le joli et mignon prénom de Bassel Buna. (Je souhaitais changer de prénom, car le mien ne me convient pas. C’est fait par mon cousin. Merci mille fois) Désormais je ne signerais plus qu’avec cette distinction honorifique. Je vais essayer de rassembler tous les Halaybe pour me mettre le lefol de Bassel Buna qu’un cousin lointain vient de créer. La soirée va se terminer par une grande réception en l’honneur des invités et je vais leur servir ce plat succulent que tu ne connais pas encore niiri e kossam assaisonné à la sauce buna. Et le plat figurera désormais dans le grand livre des recettes culinaires de notre Grand Fuuta, sa préface sera bien sûr écrite par Mor Ndaje. Tu vois qu’il vaut mieux blaguer que de s’insulter inutilement car chacun d’entre nous peut apporter à l’autre ce qui lui est cher.

 - Mor Ndaje dit que l’un des dissidents lui a confié que « Bassel n’a rien compris, il se trompe ». Ce n’est pas vrai tu n’as contacté personne pour te dire pareille bêtise. Et d’ailleurs qu’est-ce qu’il y avait à comprendre dans « Il faut rendre hommage à leur courage ». Tu sais Mor je te connais : tu veux toujours jouer au connaisseur des arcanes, mais tu te tends un piège énorme. Mais je sais pourquoi tu le dis : c’est juste pour prendre à témoin nos lecteurs. Je te connais et tu le sais très bien et tu m’as toujours fais ce coup. Et si je n’ai rien compris c’est tant mieux pour les Flams. Donc nous vivons dans un faux scoop. Alors arrêtons de nous entretuer pour une fausse information. Et là j’avoue, qu’après cette erreur, je viendrais te demander toutes les excuses du monde. Mi ara tuubandema wallahi Allah.

Bassel Buna « aime attirer l’attention, il veut exister comme disent les psychanalystes ». Là je ne savais pas que je souffrais d’un problème de reconnaissance. Mais heureusement que tu es là pour donner de l’ampleur à mes propos et faire de la publicité gratuite pour Bassel Buna. Tu es le seul psychanalyste que je consulterais afin de jouir enfin de reconnaissance.

Enfin ; pour détruire le peu de réputation que j'ai, il faut utiliser une autre forme pour m’insulter car celle servie dans ton texte est trop redondante et manque un peu de yeet.

Comment peux-tu te crêper le chignon avec le crapaud que je suis ; alors que tu es la mare qui m’abrite ?

Sans rancune aucune.

Dakar, le 21 févr. 06


Date: Tue, 21 Feb 2006 14:57:07 +0000 (GMT)

Objet: G [M-net] Du Flam au Flam/Rénovation : l’opinion d’un Beydane !

 

Du Flam au Flam-Rénovation : l’opinion d’un Beydane !

 

Un groupe, visiblement important, qualitativement pour avoir intégré de hauts responsables de la direction fraîchement élue à Cincinnati et quantitativement pour avoir aligné plusieurs dizaines de signataires sur trois continents, vient de rendre public sont désaccord avec la ligne officielle du Flam. Ce groupe décide de mener une rénovation du mouvement en en gardant le sigle et en restant fidèle à ses fondamentaux. Il décide aussi de porter la contradiction sur le sol national en collaborant avec l’ensemble des forces politiques du Pays et en s’inscrivant dans le cadre du combat global pour la justice et l’Etat de droit. C’est considérable! Ce pourrait même être la plus importante évolution que connut la scène politique mauritanienne, depuis le changement du 03 août dernier.

 

Aucun démocrate, aucun simple militant politique ne pourrait se plaindre d’une telle évolution.

 

A part la réaction, somme toute mesurée de Samba Thiam, invitant les rénovateurs à prendre leur responsabilité et exceptées quelques insultes et menaces à peine voilées mais commises par des anonymes et donc parfaitement négligeables, l’installation du Flam/Rénovation, ou de ce que veulent en faire les rénovateurs, dans le paysage politique mauritanien était plus qu’attendue.

 

Comment aurait-on pu tenir une ligne comme celle sortie du congrès de Cincinnati et qui pourrait se résumer comme suit : « il est urgent de ne rien faire. Il ne s’est rien passé au Pays. Ely et Taya c’est bonnet blanc et blanc bonnet. La transition se cassera la figure et nous serons là pour en ramasser les morceaux. Ceux, parmi les anciens opposants, qui rentrent feront le chemin inverse sous peu. Wait and see. » Et en attendant exigeons l’autonomie du Sud, déclarons les élections inutiles ou, aux mieux, juste bonnes pour ceux dont la citoyenneté est reconnue, c’est à dire les beydane…

 

Comment peut-on justifier, aux yeux de militants et sympathisants, exilés ou déportés, ayant tenu toutes ces années et œuvré pour reconquérir leurs droits, cette position attentiste? La politique a horreur de l’immobilisme. Le combat se mène au front et pas sur les arrières lignes.

 

Aucune crainte de persécution ne pourrait justifier, de nos jours, l’option du tout combat à l’étranger. Pour l’avoir vérifié par moi-même, aucun sujet n’est plus tabou en Mauritanie. Tout est question de rapport de forces. Ces rapports de forces sont à créer sur le terrain mauritanien et difficilement ailleurs.

 

Je dis donc bon vent pour les rénovateurs et continue à espérer que le reste de la direction du Flam finira par trouver une porte de sortie pour rejoindre les mauritaniens dans leur combat rapproché contre l’injustice et pour l’Etat de droit. On ne sera pas de trop.

Bien à vous

Mohamed Baba


De : billel kamara <billel_kamara@...>

Date : Lundi 20, Février 2006 10:53

Objet : Sécessionnistes, soyez conséquents et honnêtes envers votre pays d’accueil billel_kamara@...

 

Sécessionnistes, soyez conséquents et honnêtes envers votre pays d’accueil

 Vous êtes signataires d’une déclaration publique qui atteste que les conditions qui vous ont amené à l’exil et à la demande de statut de réfugié n’existent plus. En signant cette déclaration vous rendez caduques vos déclarations à l’OFPRA, base de votre statut. (vos noms ne figurent-ils pas dans tous les sites mauritaniens consultables partout ?)

 Vous déclarez « nous avons donc pris la décision difficile de la rupture pour poursuivre le combat à l’intérieur …… du pays avec les forces progressistes.. » (compte-rendu de votre conférence de presse)

 Vos statuts de réfugié ne se justifient plus. 

La convention relative au statut des réfugiés entrée en vigueur le 22 avril 1954 stipule dans son article premier : définition du terme « réfugié » C :

 « Cette convention cessera, dans les cas ci-après, d’être applicable à toute personne visée par les dispositions de la section A ci-dessus :

 5/ Si, les circonstances à la suite desquelles elle a été reconnue comme réfugiée ayant cessé d’exister, elle ne peut plus continuer à refuser de se réclamer de la protection du pays dont elle a la nationalité » ;

 Si vous ne respectez pas vous mêmes l’engagement inscrit dans votre déclaration de retourner en Mauritanie, le futur terrain de vos luttes où vous déclarez vous même que « il s’est produit un changement à la tête de l’Etat. La junte militaire … a libéré la parole et mit un terme à la répression .. » votre pays d’accueil est en droit de vous demander de rendre vos statuts, puisque vous déclarez vous-mêmes ne plus courir de risque en Mauritanie, votre analyse étant que la situation a changé depuis le coup d’Etat du 3 août et que les négro-mauritaniens y jouissent de tous leurs droits et n’ont plus rien à craindre (cela n’engage que vous signataires)

 Soyez conséquents et honnêtes, faites vos valises vous mêmes.La lutte continue !

 Billel


Date: Sat, 18 Feb 2006 15:45:39 +0100 (CET)

De: NGAIDE ABDERRAHMANE <abdercean@yahoo.fr>

Objet: Hommage au courage

À: thide62@yahoo.fr, abdercean@yahoo.fr

 

Il faut rendre hommage à leur courage

Abderrahmane N’GAIDE (Bassel)

________________ 

« Réveil rupture du continuum

Dans le labyrinthe des heures

La falaise décapitée du rêve interrompu

Penche vers le jour difficile.

………….

Et les cymbales de l’aube étouffées

Par une décisive évidence. »

 Jean Fanchette, L’Ile Equinoxe, Paris, Stock, 1993, p. 117.

________________ 

 

Le 28 janvier dernier je titrais « Boodel buna s’invite au débat de gniiri et kossam !!! ». Je n’étais pas dans le secret du VIeme congrès des FLAMs et ne savais point qu’une rupture réelle est à l’horizon. Au risque de me tromper je disais en conclusion de ce texte : « En tout, je peux dire que de nouvelles tendances apparaissent et que des perspectives se dessinent à l’horizon de ce congrès de Cincinnati. Le débat flamo-flamiste est d’une importance capitale pour tout le monde. Il détermine une volonté et marque de son sceau une véritable mutation interne qui tarde à se concrétiser. Mais les changements de perspectives – sans reniement des fondements - s’imposeront au mouvement et à ces militants qui ont peur d’avancer. On ne reconnaît la grandeur d’un mouvement que quand il s’impose un devoir de rupture créatrice en fonction des sensibilités qui le traversent et les nécessités de moderniser son discours, malgré les réticences et les lobbyings internes ». Et bien c’est fait. Ce pas de géant exprime une nécessité naturelle, une volonté de fer et un dynamisme salvateur. Ceux qui seront frustrés penseront que les autres sont joyeux. Ceux qui seront frustrés penseront que les ennemis ont réussi. Ceux qui seront frustrés diront que les bassel sont souriants. Oui j’ai bien souri quand j’ai lu la déclaration. J’ai souri car joyeux de constater que ceux qui portent en eux le courant de pensée le plus progressiste ont fini par comprendre qu’ils doivent prendre le flambeau afin de le faire rayonner partout, afin que sa flamme éclaire les indécis et les militants d’occasion. Nous les prétentieux suivons et apprécions les trajectoires de nos mouvements et partis politiques. Nous analysons les discours, écoutons les rumeurs, entendons les différences et décryptons les non-dits et les silences qui les peuplent. C’est cela notre rôle. C’est cela notre choix. Notre choix est de faire parler le silence, lui donner un nom et un prénom. Notre rôle de dire tout haut ce qui se dit tout bas. C’est cela notre prétention. C’est cette prétention qui détermine nos engagements. Aujourd’hui je déclare ma prétention et l’assume. Ceux qui doutaient doivent comprendre que nos prétentions légitimes ont désormais des fondements irréfutables. Cette rupture s’imposait d’elle-même. Je ne suis pas étonné en lisant cette liste de signataires car la plupart d’entre eux me sont si proches et je suis convaincu de leur sincérité. Je suis convaincu qu’ils sont porteurs d’un discours novateur. Ceux qui ne les ont pas suivis dans leur démarche comprendront, tardivement, leurs erreurs passées. Il ne faut point les condamner, mais les comprendre dans leurs soucis d’aujourd’hui. Ils n’ont pas mesuré l’ampleur du changement qui devait se produire. Le mouvement avait besoin de « ré- décoller » sur de nouvelles bases plus solides. Maintenant à ceux qui ont « osé » de relever le défi de faire leurs preuves d’ouverture au reste de la classe politique, aux membres de la société civile et à tous ceux qui pensent que la lutte pour une Mauritanie démocratique passe par l’union des différences et de toutes les intelligences.

Le congrès de Cincinnati a été donc décisif. Les rénovateurs ont compris et ont saisi l’occasion pour s’exprimer de manière volontaire et sans ambiguïtés. Un mouvement qui évolue a besoin de ceux qui portent en eux le sang et l’engagement pour une meilleure visibilité, pour une meilleure vision sortie des chemins du sentimentalisme et de l’amertume permanente. Deux situations qui ne cadrent point avec l’exercice de la politique. La politique commande autre chose que les sentiments de frustration permanente. Les frustrés doivent être éliminés de la structure d’un mouvement car ils ne sont que des éléments de blocage qui retardent et tentent d’enliser la marche vers une modernisation du discours. En tout, ceux qui signent cette rupture ont la lourde charge de démontrer le bien-fondé de leur démarche. Ils ont choisi un long et périlleux chemin. Ils ont pris une décision grave et ceux qui pensent qu’ils ont raison doivent investir leurs talents pour les accompagner dans leur choix de rupture. Les invectives et les communiqués de presses doivent céder la place à la réflexion et à la mise en place de nouvelles instances plus dynamiques et capables de prendre en charge toutes les questions les mois à venir. Votre choix est judicieux et vous avez les talents nécessaires pour concrétiser votre discours et avancer vers de nouvelles pistes créatrices de changement. Vous avez la matière grise nécessaire, pour imposer vos vues et apprécier à sa juste valeur le déroulement de l’histoire de notre pays commun. Vous avez « grandi » politiquement parlant. Si le départ de Maawiya s’imposait, le courage manquait même si par ailleurs les deux éléments pour lesquels tout un peuple lutte ne trouvent pas solution. Il était me semble-t-il impératif que le mouvement change de perspective afin d’être en phase avec son environnement.

Le difficile reste à faire car le pas franchi demande une prudence dans les prises de positions ; les défis qui attendent au tournant sont de plus en plus compliqués. Mais j’ose espérer que les hommes qui ont franchi cette ligne se rendront, rapidement, compte que la voie choisie est parsemée d’embûches. Ils relèveront, certainement, les défis et rendront confiance à ceux qui sont déçus ou ceux qui hésitent à les rejoindre. Ce sacrifice était nécessaire.

Bonne réussite.

Dakar, le 18/02/2006


De : billel kamara <billel_kamara@...>

Date : Samedi 18, Février 2006 13:51

Objet : FLAM/RENONCIATION : Que de contradiction dans les déclarations de nos sécessionnistes entre Dakar et Paris :

 

Dans l’édition du soleil du vendredi 17 février (voir lien www.lesoleil.sn), je lis :

Mauritanie : Scission au sein des FLAM :

Je cite « Nous décidons de la mise en place du mouvement politique « FLAM-Rénovation » et réaffirmons notre volonté sincère de travailler avec les acteurs politiques et sociaux sans exclusive » de la Mauritanie, indique le texte parvenu à l’AFP. « Nous ne voulons pas revenir sur la décision prise en août 2005 de renoncer à la lutte armée. C’est un des éléments essentiels à l’origine de notre séparation avec les FLAM », a expliqué le porte parole pour l’Afrique des FLAM-Rénovation, Souleye Oumar BA, basé à Dakar et joint au téléphone hier par l’AFP…

Le mouvement avait annoncé en août 2005, lors d’une conférence de presse à Dakar, avoir renoncé à la lutte armée, en même temps que plusieurs autres mouvements d’opposition mauritanienne dont les « Cavaliers du changement », Conscience et Résistance, l’Ong SOS-esclaves et le Groupe négro mauritanien pour le changement.

Cette décision avait été prise pour, notamment, soutenir « une transition concertée en Mauritanie », après le coup d’Etat du 3 août 2005 qui a renversé le président Maaouiya Ould TAYA et porte au pouvoir le colonel Ely Ould Mohamed Vall, à la tête du CMJD. « Lors du congrès tenu les 26, 27 et 28 décembre 2005 à Cincinnati (Etats-Unis) des divergences sont apparues quand l’autre frange a voulu revenir sur la décision prise en août 2005 », a précisé M. BA. Avec la création de FLAM-Rénovation, « nous voulons également nous inscrire dans la dynamique démocratique » en Maurtanie, a-t-il poursuivi.

 Dans le compte-rendu de la conférence de presse tenue par ce même groupuscule à Paris, le vendredi 17 février, je lis, entre autres :

«Le bureau provisoire des FLAM / RENOVATION a tenu une importante conférence de presse ce vendredi 17 février 2006 à Paris, au cours de laquelle il a expliqué longuement les raisons de la création de ce mouvement ».

« ... »

 « Or, le 3 août 2005 il s’est produit un changement à la tête de l’état. La junte militaire loin satisfaire les revendications des FLAM a libéré la parole et mit un terme à la répression, du moins pour l’instant. Nous sommes donc conscient ajoute, Mr BA (ndl :Mamadou Bocar, cette fois-ci, ne pas confondre) des insuffisances de l’existant et mieux ressentons énormément de frustrations que les problèmes fondamentaux soient ignorés par le CMJD. Mais étant donné que le mouvement s’était engagé solennellement le 14 août 2005, avec la coalition des Forces Patriotiques dans la déclaration de Dakar à renoncer à la lutte armée et que cette option n’a pas été remise en cause à l’occasion du congrès de Cincinnati, plus rien ne justifiait à nos yeux le maintien de l’organisation en exil.

Nous avons donc pris la décision difficile de la rupture pour poursuivre le combat à l’intérieur et à l’extérieur du pays avec les forces progressistes pour le mieux être de nos populations et l’avènement d’une société plus juste, plus égalitaire et réellement démocratique. Après cet exposé BA Mamadou Bocar et ses collaborateurs ont répondu aux questions des journalistes .Mr BA a ensuite accordé une série d’interview aux journalistes présents (ndl : 4 journalistes seulement étaient dans la salle) écrit le Porte Parole, Boubacar Tidiane Diagana.

 Chéres FLAM/RENONCIATION accordez vos sons de cloches pour être plus crédibles. Les prétextes divergent, mais cependant il faut reconnaître que la finalité converge : être sur le terrain pour ne pas être oublié dans la relève qui va constituer la « nouvelle composante politique du pays », même si c’est pour porter les valises et jouer les seconds rôles toujours dévolus à notre communauté tant que la question nationale dans notre pays n’aura pas été abordée et solutionnée. La lutte continue !


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