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III. QUELQUES LECONS DE L’HISTOIRE A NE JAMAIS OUBLIER

De cet aperçu historique certes sommaire, et certainement incomplet, se dégage cependant les enseignements suivants que tout patriote sincère a le devoir de prendre en considération lorsqu’il aborde le problème national en Mauritanie :

1- L’unité de toutes nos nationalités s'est forgée au travers d'une histoire multiséculaire de lutte commune contre la réaction despotique et contre la pénétration et l’occupation coloniales. Dans ce glorieux passé, les seules sources de discorde proviennent des intérêts égoïstes des classes réactionnaires et ne prirent en dernière analyse aucunement le caractère de clivage ethnique, pour la bonne raison que les masses populaires de toutes nos nationalités n’ont pas d’intérêts antagoniques.

2- Le problème national en Mauritanie est une conséquence du fait colonial. Ce problème s’identifie aussi bien dans la période de l’occupation directe que dans celle du néocolonialisme à l’oppression du peuple de toutes nos nationalités, la négation de toutes leurs aspirations patriotiques et démocratiques y compris leur droit légitime à se débarrasser de la domination culturelle étrangère et à affirmer leur identité nationale spécifique.

3- L’impérialisme et la réaction usèrent toujours de la politique de la division pour manipuler les masses et les asservir. C’est par ce moyen que l’impérialisme Français a pu nous imposer sa domination coloniale ou néocoloniale. Si le peuple ne place pas au premier plan la contradiction principale par rapport aux contradictions secondaires, il ne peut s’unir, et aboutit inévitablement à l’échec et à la manipulation extérieure (pénétration coloniale XIX et XXèS, agitation raciale en 1966 et en 1978-1979).

Par contre, chaque fois qu’il s’en tient fermement à la contradiction principale, concentre ses attaques contre l’ennemi principal de l’heure, il arrive à unir ses forces et à remporter des succès tant pour la cause générale que les revendications des secteurs particuliers (échec à la colonisation commerciale et agricole au début du XIXèS, lutte anticoloniale de 47 à 60, lutte patriotique et démocratique de 68 à 75).

4- La féodalité et la grande bourgeoisie, alliées de l’impérialisme, ont toujours collaboré à son œuvre d’aliénation de l’identité nationale et d’oppression culturelle. Ces classes réactionnaires et surtout la grande bourgeoisie, ne se sont intéressées à la question nationale qu’en tant que nouveau champ de manoeuvre pour tel ou tel clan, pour renforcer sa position au sein du pouvoir. Les privilèges de la réaction Arabe ou négro-africaine ne changent en rien la situation fondamentale d’oppression et d’exploitation de toutes nos nationalités comme le prouve l’expérience (privilèges de la réaction négro-africaine sous le colonialisme, privilèges de la réaction Arabe sous le néocolonialisme).

5- La petite bourgeoisie intellectuelle -particulièrement sensible à l’oppression culturelle- constitue la base sociale principale des courants nationalistes en général, et notamment le terrain de recrutement du chauvinisme et du nationalisme étroit. La lutte des intellectuels contre l’oppression culturelle et la discrimination est tout à fait légitime. Mais elle ne peut aboutir sous la conduite du nationalisme chauvin ou étroit, dont le rôle historique principal est d’épuiser le peuple dans des dissensions internes, de le détourner de ses objectifs fondamentaux et de contribuer ainsi à la sauvegarde des bases de l’oppression : la mainmise étrangère et le règne des forces rétrogrades féodales et bourgeoises.

Le succès des revendications légitimes particulières de nos nationalités passe nécessairement par le combat contre le chauvinisme et le nationalisme étroit, et par le progrès de la cause générale de la lutte contre l’impérialisme et la réaction locale qui se cristallise dans l’ennemi principal de l’heure.



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