Négociations UE-ACP : « Notre première demande et ça l’a toujours été...

... c’est la liberté pour le Président élu et le retour à l’ordre constitutionnel »
A Bruxelles où sont invités les responsables de la junte militaire qui a pris le pouvoir en Mauritanie, L’UE souhaite en fait discuter avec eux de la situation créée par le coup d’état mais l’UE le précise, il ne s’agit pas d’une reconnaissance du nouveau pouvoir. Elle agit dans le cadre, dit –elle de l’article 96 des accords de Cotonou qui régissent les rapports entre l’UE et les pays de l’ACP.
Les explications de Gerzat Stramer, le chargé d’affaire de la délégation de la commission européenne à Nouakchott :
Gerzat Stramer : L’Art 96 est avant tout un mécanisme qui permet de parler, de discuter avec des autorités de facto puisque nous devons reconnaitre qu’il y a des autorités ici qui ont pris le pouvoir et donc cet article 96 ouvre des espaces de discussion.
Une délégation du pays va effectivement aller à Bruxelles, la délégation va s’expliquer, va essayer de présenter la situation et après s’ouvre la possibilité d’un débat sur les solutions possibles et sur les sorties de crise.
- RFI : Avec menaces de sanctions à la clé ?
- Gerzat Stramer : Les sanctions sont un résultat possible en cas de négociations qui se passeraient mal, effectivement.
- RFI : en ouvrant le dialogue avec la junte au pouvoir en Mauritanie, est-ce à dire que l’Europe renonce au retour au pouvoir du Président déchu ?
- Gerzat Stramer : Absolument pas. Notre première demande et ça l’a toujours été c’est la liberté pour le président élu et le retour à l’ordre constitutionnel.
19.09.08
Source RFI (Journal 18h30)
Propos recueillis par Karine Franck

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