Meeting : La C.O.D consent au sacrifice

Au cours de son meeting qui a été précédée d’une marche, ce mercredi 18 juillet, la Coordination de l’opposition démocratique (C.O.D) a laissé entendre par la voix de son président Salah Ould Hanena Mohamedou qu’elle est prête à consentir au sacrifice afin de débarrasser le pays du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz par des moyens pacifiques, cela en faisant allusion à la répression et l’intimidation utilisées par le pouvoir en place pour mettre au pas tous ceux qui contestent l’ordre par lui établi.
La C.O.D est prête à consentir le prix le plus fort car il s’agit de sauver la Mauritanie d’un régime autoritaire répressif, corrompu, qui a installé une République bananière dangereux à la fois pour ses concitoyens que ses voisins, ont expliqué en substance ses leaders qui se sont succédé à la parole.
Pour Ahmed Ould Daddah, Mahfoudh Ould Bettah et l’ensemble des forces politiques qui réclament le départ d’Aziz du pouvoir, la mort de Mangane survenue suite à une répression contre une manifestation à Magane ; celle de Cheikh Rajel Moualla suite à une repression contre une mobilisation de l’IRA à Nouakchott ; celle de Machdoufi tué par des éléments de la garde nationale alors qu’ils réclament juste des droits légitimes à la société aurifère française MCM qui l’employait ainsi que le cas des soldats et des civils morts récemment dans un avion, que les chefs de l’armée savaient défaillant et qui transportait de l’or pour la société Kinross, sont autant d’éléments qui montrent qu’on est bien en présence d’un régime autoritaire, répressif et d’une république bananière en cheville avec des multinationales étrangères au détriment de ses propres concitoyens.
Les partis réunis au sein de la Coordination ont également appelé le peuple à se mobiliser davantage pour précipiter la chute du pouvoir en place qui « est en train de dresser les différentes communautés du pays les unes » contre les autres selon les dires de Mohamed Ould Borboss qui cite à titre d’exemple la récente sortie d’Ould Ehel Daoud sur les ondes de Radio Coran pour traiter de la question de vente des esclaves .
Le régime en place ne saura résister à une forte pression cela d’autant plus « qu’il constitué de cinq personnes qui ne bénéficient d’aucun soutien », selon la députée du RFD Nana Mint Cheikhné qui a laissé entendre que « la main mise de ces cinq hommes sur la Mauritanie est critiquée à la fois par les membres du gouvernement, les fonctionnaires qui travaillent dans l’administration que par l’armée nationale et le peuple ».
La C.O.D a par ailleurs balayé d’un revers de main les dires des « amis » du pouvoir qui ne cessent de répéter qu’il n’y a aucune raison que les Mauritaniens demandent qu’Ould Abdel Aziz s’en aille. Au contraire pour elle, les motifs qui poussent tout le peuple à réclamer le départ de l’actuel président de la République font légions.
Aura-t-elle vu jute en soutenant qu’une forte mobilisation suffira à faire tomber le régime ? Quoiqu’il en soit par sa marche suivie de meeting qui a attiré des milieux de personnes elle a montré sa capacité de mobilisation. Mais ce qui a le plus attiré l’attention des observateurs c’est la participation de toutes les composantes mauritaniennes à sa marche puis à son meeting placée sous le slogan « dégage ce pouvoir pour mettre un terme aux souffrances de citoyens ». Décidément les partisans de la révolution ont de quoi se réjouir.
