La COD sans eux, resterait un Code sans E

mardi 26 juin 2012

Autant une hirondelle ne fait pas le printemps, autant les « noyaux durs », à eux seuls, n’ont jamais fait la révolution. Leur rôle, quad il est bien compris, se limite à rassembler, animer, former et préparer les masses laborieuses, celles qui soufrent et qui subissent les méfaits des régimes en places, pour l’action salvatrice.

Eux, ce sont les syndicats, les organisations de jeunesse, les défenseurs des droits de l’homme et d’une manière plus générale, la société civile. Mais eux, c’est aussi, tous ceux, de la petite bourgeoisie et de la classe moyenne, dont les droits et aspirations sont confisqués par les gouvernants et leurs alliés du grand capital, national et international.

Eux, c’est aussi, cette partie de la bourgeoisie nationale, que le capital étranger « étrangle » et empêche de se développer. C’est notamment le cas des promoteurs de PME qui sont obligées de recourir à la sous-traitance pour le compte des grosses entreprises étrangères, pour pouvoir survivre et maintenir un minimum d’activité pour leurs entreprises et leurs employés.

Eux, c’est surtout ces milliers de mères de famille et de chômeurs, qui se réveillent chaque jour sans aucune idée de comment subvenir à leurs besoins de bases (nourriture et logement) pour eux et leurs enfants.

C’est avec ceux-là, et essentiellement ceux-là, que la COD, dont la combativité et la détermination ne sont plus à prouver, pourrait faire changer le cours des choses en Mauritanie, de manière pacifique et durable.

Hélas, quand on regarde de prés les composantes actuelles des « troupes » que la COD arrive à mobiliser, au tour de ses slogans et mots d’ordre, on se rend compte que certains segments des couches qui aspirent objectivement au changement, sont encore absents, ou pas suffisamment impliqués.

Certes, d’autres « recrues », parfois de gros calibres, émargent de plus en plus sur les registres de la COD, mais elles ne joueront jamais le rôle, décisif, que l’histoire réserve souvent à ceux qui n’ont rien à perdre, et tout à gagner.

Or, ceux-là, nombreux pourtant, hésitent encore entre conserver, le peu d’espoir que leur inspire la situation actuelle et le saut dans l’inconnu, que leur propose…l’absence de perspectives.

C’est peut-être là, que le rôle principal de l’avant-garde diffère de celui des « noyaux durs ». Mais, ça c’est une autre histoire, que « la révolution » ne peut pas attendre

Soueylem Val



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