Assassins et complices (II)
Face à la petite tempête dans un verre d’eau fissuré suscitée par les propos du Colonel Ely Ould Mohamed Vall, la colonne nègre du pouvoir a, elle aussi, raté une belle occasion de se taire. Elle devait se taire, ne serait-ce que par pudeur, elle a qui a sacrifié sa communauté pour sa cause personne continuant de profiter seule de ses manèges. Elle devait fermer sa gu… par respect pour la mémoire des milliers de nos compatriotes sacrifiés sur l’autel de la cupidité criminelle.
En se portant sur la scène publique et en acceptant d’être instrumentalisés de la sorte, les "toucouleurs de l’UPR" comme les appelle la presse électronique, montrent à la Mauritanie une autre hideuse manière de faire de la politique. Celle de mettre le ventre en avant. Celle de ramper en tendant la langue au plus offrant.
Tourte honte bue et ne reculant devant aucune forme d’humiliation pouvant les conduire dans les insinueux chemins de la non vertu, les apôtres du "zoulouisme" et autres rescapés des "VF" à dix mille âmes, renforcés par de nouveaux bataillons de laudateurs/ ère nouvelle, ont tenté d’embrigader la communauté négro-mauritanienne dans une bataille qui ne les regarde pas. Cette bataille n’est pas leur dans les formes qui lui ont été données. Au fond, il s’agit d’un règlement de comptes entre des anciens militaires qui plus sont cousins. Il ne sert dès lors à rien de se voiler la face et d’agir sous le couvert de gens tapis dans l’ombre.
Prenant des propos prêtés à Ely Ould Mohamed Vall, les sbires du régime dans une certaine partie de la Vallée ont organisé meeting et marche. Ils ont rouspété, insulté, évoqué les grandes épopées creuses du verbiage du PRDS pour incriminer l’ancien chef de l’Etat. Ils ont mis le feu en la demeure, allant même jusqu’à évoquer l’apocalypse. Pourtant, à y voir de plus près, cet ancien chef d’Etat, n’avait dit que des choses que ces indignés de la dernière minute ont toujours entendues sans jamais broncher. Plus grave, certains parmi les brebis galeuses, aujourd’hui agitées, avaient même dit et fait pire que Ely à l’égard de la communauté négro-africaine qu’ils prétendent aujourd’hui défendre. Tout le monde se rappelle encore, comme si c’était hier, les déclarations de certains parmi eux, en 1989. Maintes fois sollicités par le pouvoir en place, ils s’étaient finalement transformés en avocats de la cause des " purgeurs ". A la Radio et à TVM, comme lors des meetings populaires, ils avaient soutenu que tous les gens qui s’étaient retrouvés au Sénégal y étaient parce qu’ils étaient sénégalais, donc étrangers et menaçaient la sécurité du pays. D’autres avaient été les initiateurs de la fameuse loi d’amnistie de 1993. D’autres encore avaient fait le tour du monde pour convaincre l’humanité entière qu’en Mauritanie, il n’ y a jamais eu de 89, ni de passif humanitaire, ni d’esclavage, ni barbarie, ni torture, ni déni de droits et encore moins de discriminations. Leurs tournées à Vienne, Banjul, Alger, Genève, Durban, Paris, New York et ailleurs sont connues de tous. L’affaire des babouches et des c... de Bruxelles est encore présente dans toutes les mémoires des opprimés engagés dans ce pays !
Comme si le ridicule ne tuait plus chez les "toucouleurs de l’UPR", des hommes cibles, assez populaires dans la société hapulaar qui sont montés sur des chevaux de guerre pour vilipender Ely. Pourtant, en 2009, ces mêmes personnes avaient pleinement soutenu l’ancien DGSN dans sa tentative de reconquérir le pouvoir. Ce sont ces mêmes personnes qui avaient accompagné Ould Taya auparavant.
Ils auraient dû être plus décents, plus respectueux d’eux au lieu de se livrer à ce tragi-comique exercice qui les décrédibilise et les dévalorise en tant que sexagénaires qui doivent penser plus à l’au-delà qu’aux vils petits et mesquins privilèges de ce bas monde de plus en plus nauséabond. Au lieu de chercher des poux morts dans la tête de Ely, les nègres du système devaient plutôt interpeller leur maître du moment sur la situation de plus en plus tragique que vit le pays en général et les négro-mauritaniens en particulier.
L’opium ne sera d’aucun effet. Les populations halpulaar’en meurtries, ne suivront pas.
Aujourd’hui les choses sont claires. Les leaders qui avaient toujours triché par un discours égoïste, faussement progressiste, sont en train d’être démasqués. Le subterfuge ne tient plus. Les agitateurs qui n’ont plus que les thèmes opportunistes à nous vendre ne doivent plus avoir les dragées hautes au niveau des sphères publiques.
Les forces démocratiques et modernistes de notre société se doivent de s’unir pour apporter la contradiction et la bonne parole aux mensonges ventilés par les oiseaux de mauvais augure. Le discours de la haine, de la division et du mensonge à ciel ouvert ne doit pas payer. La Mauritanie mérite plus que le désolant spectacle que veulent lui proposer les agitateurs de tous bords, ennemis de la démocratie, de la justice et du développement.
Amar Ould Beja L’Authentique Quotidien

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