Communiqué : Situation dans les pays du monde Arabe

Communiqué
L’UFP suit avec beaucoup d’intérêt le bouillonnement que connaît la scène politique et sociale dans notre pays actuellement à la faveur du vent de liberté et de changement politique qui balaie le monde Arabe.
Un vent annonciateur d’une ère nouvelle où il n’y a plus de place pour les régimes despotiques qui s’écroulent les uns après les autres comme un château de cartes face au vent de changement.
Ces dictatures se sont effondrées sous toutes leurs formes, en commençant par le pouvoir familial, despotique et du parti-Etat, de l’exclusion du peuple et de ses élites de l’instrumentalisation de l’armée et des forces de sécurité et des médias au service du dictateur au pouvoir comme cela était le cas en Tunisie, en Egypte et ailleurs et jusqu’à ce système atypique et des politiques mis en place par le tyran Kaddafi en Libye.
La constante dans toutes ces expériences, c’est que ce type de régime est désormais périmé depuis que les peuples se sont soulevés pour prendre leur destin en main.
Pour nous, à l’UFP, et au vu des espoirs et des réactions que suscitent ces dynamiquesque connaît la région, nous réaffirmons nos positions, telles que réitérées par le président du parti, Dr Mohamed O/ Maouloud lors de la conférence de presse d’hier à savoir que notre pays ne peut pas rester en marge des mutations politiques importantes surtout après le déclenchement des mouvements de protestation à Nouakchott et à l’intérieur du pays et après que la jeunesse de facebook ait fixé la journée du 25 février comme date de lancement de leur mouvement suite aux syndicats des travailleurs qui ont décrété la journée du 11 Mars, journée nationale de protestation.
Le droit du peuple Mauritanien à manifester pacifiquement pour exprimer son ras – le – bol par rapport à la situation actuelle et réclamer le changement y compris la jeunesse particulièrement affectée par la négligence, la marginalisation et l’absence de perspective.
Que nous saluons, chez ces jeunes, l’esprit patriotique et espérons qu’ils puissent jouer leur rôle pionnier dans le processus de changement démocratique pacifique en observant deux principes fondamentaux qui sont :
L’attachement à l’unité nationale en s’abstenant de toute instrumentalisation des particularismes tribal, régional on ethnique tant il est vrai que le peuple Mauritanien dans son ensemble, se trouve, objectivement, du même bord.
Préserver le caractère pacifique des manifestations en refusant toute provocation ou manoeuvre des détracteurs de la démocratie et de la paix civile comme l’a souligné le communiqué de la Coordination de la jeunesse, en date du 25 Février, en ayant à l’esprit le modèle des jeunes Tunisiens et Egyptiens et de leur rôle salutaire et décisifdans la Révolution.
Nous appelons nos forces armées et de sécurité à assumer leur rôle tel que défini par la constitution et qui consiste à servir et sécuriser le peuple et ses biens publics et privés plutôt que de se tenir plutôt que de se tenir au service d’un gouvernement quel qu’il soit en s’abstenant de réprimer les manifestants en de bafouer les libertés publiques ou individuelles ;
Nous appelons l’ensemble des forces patriotiques à adopter une attitude positive vis – à –vis des mouvements de protestation pour favoriser le changementpacifique ;
Nous incitons le régime en place à être attentif aux revendications des jeunes et des travailleurs protestataires et à réagir de façon positive sans verser dans les mêmes travers et abus dont ont été l’objet les populations de Vassala au Hodh Echarghi réprimées, brutalisées et incarcérées pour avoir manifesté leur mécontentent et réclamé des mesuressociales adéquates susceptibles d’atténuer leurs souffrances.
Nous réitérons, à cet égard, notre condamnation ferme de cette violence disproportionnée et injustifiée et exigeons la libération immédiate des personnes arrêtées ;
Nous mettons en garde le régime contre la tentation de rééditer les méthodes de Ben Ali, Moubarak et Kadafi en réprimant leur peuple et en tentant d’attiser les tendances étroites et les tensions tribales, régionales, ethniques et confessionnelles.
En effet, de telles méthodes ont démontré leur inefficience car la volonté des peuples finit toujours par s’imposer.
Nouakchott, le 24/02/2011
La Commission de Communication
