Conférence de presse RFD/FNDD : "Nous tenons à ce que le coupable soit désigné. Ça serait le général et son entourage"

Conférence de presse RFD/FNDD : Pour l’arrêt de la campagne électorale « sans saveur »
Le FNDD et le RFD, opposés au coup d’Etat du 06 aout et à « l’agenda unilatéral » fixant la date de l’élection présidentielle en Mauritanie au six juin 2009, ont organisé une conférence de presse meeting, mardi 26 mai vers 23 heures au siège du parti ADIL à Nouakchott. Des centaines de militants du Front et du RFD ont investi les sièges et les alentours du parti Adil.
Par moment, les appels au rejet de « l’agenda unilatéral » se mêlaient à une musique distillée par un site de campagne du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz. Un site contigu au siège de Adil.
Au cours de la conférence de presse, Saadna Ould Jiddou, maire Tawassoul de Tintane, a fait une apparition remarquée pour « démentir les rumeurs ayant fait état de son soutien au général Ould Abdel Aziz. »
Jemil Ould Mansour, président du FNDD a dénoncé « le recul du respect des libertés et la répression qui s’est abattue ces derniers jours sur les opposants au coup d’Etat et à l’agenda unilatéral du général Ould Abdel Aziz. » Ould Mansour a rappelé « la répression des militants de l’UFP et du RFD à Nouadhibou » la confiscation des CD anti putsch de la sénatrice et artiste Malouma…
Cette violence, selon le président du FNDD dénote « l’arrogance et le mépris des lois dont sont coupables les auteurs du coup d’Etat. » Il a aussi « salué la position de l’ordre national des avocats contre l’instrumentalisation grossière de la justice. » « Nous militerons inlassablement jusqu’à la mise en échec du putsch » a conclu Ould Mansour.
Quant au président du RFD, Ahmed Ould Daddah, il a indiqué que le FNDD et sont parti, après concertation, ont décidé de répondre favorablement à l’initiative du président Sénégalais Abdoulaye Wade. (Toutes les parties à la crise politique mauritanienne se retrouveront jeudi à Dakar pour la recherche d’une solution consensuelle). « Nous avons répondu favorablement pour trois raison », a dit Ahmed Ould Daddah.
D’abord « le Sénégal est un pays ami et frère et l’usage commande d’accepter son invitation.. » Ensuite, « le Front et le RFD sont des gens de dialogue conscients de la gravité et des conséquences possibles de la situation actuelle. » Enfin « le FNDD et le RFD veulent prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur le responsable de l’échec de cette médiation. » « Nous tenons à ce que le coupable soit désigné. Ça serait le général et son entourage » a poursuivi le leader du RFD.
Il a noté que les deux délégations du FNDD et du RFD qui iront à Dakar ont des consignes précises, sont capables de prendre des initiatives et refuser tout allongement inutile des discussions. »
Pour Ahmed Ould Daddah, l’arrêt de la campagne électoral « sans saveur et sans animation et la libération des détenu politique sont deux questions d’une urgence extrême sans le règlement desquels, on ne peut espérer un consensus. » Mais, a conclu Ould Daddah, « en tant que musulmans et responsables politiques, nous gardons toujours espoir. »
« La libération des détenus et l’arrêt de l’agenda électoral, est-ce pour vous deux préalables au dialogue ou des conditions de réussite de ce dialogue ? »
Réponse d’Ahmed Ould Daddah : « Il faut se méfier des mots. Ces deux questions sont les plus urgentes. Elles seront décisives par rapport au règlement de problèmes importants qui sont la candidature des militaires, un nouvel agenda électoral, un gouvernement d’union nationale, une nouvelle date pour l’élection… les deux questions (arrêt de l’agenda en cours et libération des détenus politiques) sont l’entrée vers tous ces problèmes pendants. Je n’ai pas dit préalable. Nous laissons les ultimatums aux autres. Nous avons dit que ces deux problèmes doivent être réglés avant les autres. »
Khalilou Diagana

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