La grande arnaque de la junte : Quel observatoire international des Droits de l’homme ?

Depuis hier les médias mauritaniens relayés par des organes de presse internationaux publient en grande pompe l’information suivante : "Il n’y a pas de coup d’Etat en Mauritanie, selon l’Observatoire international des droits de l’homme ."
Or cet observatoire a une réalité fort douteuse et on ne le retrouve nulle part dans l’annuaire des ONG internationales, ni référencé parmi les organisations internationales gouvernementales… Aucune source officielle, ni connexe ne présente cet "observatoire international des droits de l’homme", ni ne fait accompagner les commentaires de ceux qui disent lui appartenir de son identification institutionnelle et légale. En tout cas, s’il est à l’image de ceux qui le représentent, c’est bien une institution dont le crédit est bien faible. En effet, ceux qui ont rencontré le général Aziz , ont simplement emprunté le chemin fort connu de l’arnaque de l’Etat mauritanien.
Il n y a chez ces deux hommes qui se sont entretenu avec le général Aziz aucune relation avec l’organisation "Human Rights Watch", parfois appelée « Observatoire international des droits de l’Homme ». Il n’ont pas non plus de relations avec « l’observatoire international des droits de l’homme », fort récent (2007), mais qui est en réalité par son appellation complète « l’observatoire international des droits de l’homme en Algérie ».
Il s’agit notamment de celui qui s’est présenté comme le président de cet observatoire en la personne d’un certain Moustapha Touré, et celui qui s’en est donné le titre de « Secrétaire général », Elie Hallassou.
Le premier connu davantage en côte d’ivoire sous le nom de « Touré Al Moustapha », est un homme d’affaires trempé dans des affaires douteuses. Le second, appelé « le libanais de Gbagbo » est le président d’une « Association citoyenne pour Gbagbo » (ACG), que l’on qualifierait bien chez nous d’ONG « Ettesfag. ». Un routier de la politique ivoirienne spécialiste des démêlées politico-financières ivoirienne y compris avec Gbagbo lui-même.
Aussi pour ces deux « affairistes », venus en Mauritanie, chacun peut se douter de ce qu’ils sont venus chercher.
Ils n’ont pas plus à voir avec les droits de l’homme, ni un quelconque observatoire international des droits de l’homme, que le premier écumeur des mers de l’arnaque.
On comprend qu’en quelques heures ils ont sorti des affirmations si aberrantes qu’elles laissent perplexes le plus ignorant de la politique mauritanienne (voir le texte joint ci-dessous) . Et pour cause. Ils sont plus intéressés matériellement qu’humainement à ce qui se passe en Mauritanie.
Pour ce qui est du « Secrétaire général » :
« Licencié de sa société, il vit depuis trois ans sans ressources financières aucune et se dit abandonné par tous. Hallassou Elias Elie, président de l’Association citoyenne pour Gbagbo (ACG) est aux abois. L’homme d’origine libanaise a été licencié depuis le 30 juin 2005 de la Satoci (Société africaine de transformation de la ouate cellulose industrielle) où il occupait le poste de directeur commercial. » (Abidjan News du vendredi 8 août 2008)
Pour ce qui du président du fameux « observatoire international des droits de l’Homme », Touré Moustapha il est président d’un mouvement de la même catégorie applaudissante que son secrétaire général. Mouvement appelé « j’aime Gbagbo » à propos duquel écrivit, récemment, le quotidien ivoirien « l’inter » :
« Al Moustapha et son mouvement le MJG, Mouvement J’aime Gbagbo ont participé hier à l’animation à la place de l’indépendance de Séguéla. Le leader du MJG ne manque pas d’occasion pour se faire remarquer du N°1 Ivoirien »
Ce même Touré Al Moustapha qui vient d’être traduit en justice pour une affaire de vol de voiture à la douane. Et sur laquelle s’interroge le même journal : « Qu’est- ce qui a valu au juste au président du MJG, son arrestation et sa détention pendant quelques jours au commissariat du port ? De sources policières, M. Al Moustapha Touré aurait commis des irrégularités dans l’acquisition d’un véhicule au port autonome d’Abidjan. » Le quotidien ivoirien « Soir info » mardi 20 décembre 2005 relate quant à lui des affaires de location et de fraude de véhicules à la douane par ledit Touré Al Moustapha (« Affaire “ une Porsche 4x4 saisie par le D.G. de la Douane » par Paul Euloge Ahipeau)
Voici ceux qui, Président et sécrétaire général, ont été officiellement reçus par les autorités mauritaniennes avec une couverture médiatique renforcée, et qui sont venus déclarer au nom d’un soit disant « observatoire international des droits de l’homme », à créer ou en création, qu’il n y a pas eu de coup d’Etat en Mauritanie.
Ils ont "évalué" l’état des droits de l’homme en Mauritanie. La question est moins de savoir ce que leurs dires valent, mais bien plus : combien ils coûtent. La reconnaissance à quel prix ?
Jusqu’à quand la Mauritanie restera-t-elle l’objet de l’arnaque internationale. Jusqu’à quand notre administration se laissera-t-elle soudoyer pour faire périr les intérêts de la Nation au profit de celui de quelques uns ?
Jusqu’à quand, à travers leur incompétence, notre diplomatie et nos services d’information officiels cautionneront-ils le ridicule qui frappe notre pays, ses institutions et ses dirigeants ?
Pr ELY Mustapha
[1]
Source http:blog haut-et-fort du Pr Ely Moustapha
[1] - Voici rapportées par les médias les inepties des émissaires de l’Observatoire international..."
« Il n’y a pas de coup d’Etat en Mauritanie », a déclaré dimanche à Nouakchott le Président de l’Observatoire international des droits de l’homme, Touré Moustafa, considérant que « c’est le peuple qui a décidé de changer de Président », a constaté APA sur place.
Le patron de l’Observatoire évoquait le putsch ayant déposé l’ex président mauritanien Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le 6 août dernier.Dans une déclaration faite à la presse à sa sortie d’une entrevue avec le président du Haut conseil d’Etat, au pouvoir à Nouakchott, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, il a declaré, « On nous a fait croire que les droits de l’homme sont bafoués ici, on nous a fait croire qu’il y a eu un coup d’Etat en Mauritanie, alors que nous venons de constater que c’est archi faux, il n’y a pas eu de coup d’Etat en Mauritanie », a martelé M. Moustafa.
Il a précisé que « quand il y a des coups d’Etat, il y a des morts, on entend des coups de feux, il n’y a rien de tout cela", ajoutant avoir constaté que « les institutions fonctionnent normalement et qu’il n’y a pas de prisonniers politiques ». « Alors nous disons à la Communauté internationale, nous disons à l’Union africaine (UA) d’aller à la source, de demander au peuple mauritanien », a aussi dit le président de l’Observatoire, reçu en compagnie de son secrétaire général, Elie Hallassou.Il a souligné que « sur les 95 députés, il y a 73 qui soutiennent le président actuel" et qu’il « s’agit ici simplement d’une décision du peuple mauritanien qui n’avait plus confiance en l’ancien président"."Je pense que nous sommes satisfaits de notre visite en Mauritanie, où chacun vaque à ses occupations, où il n’y a aucun problème, où les droits de l’homme sont entièrement respectés", a conclu M. Moustafa.Pour sa part, M. Hallassou a considéré que « les droits de l’homme, c’est aussi le respect de la souveraineté, le respect des institutions, c’est laisser au minimum, les Mauritaniens régler leurs problèmes internes".Il a exprimé son opposition à une « internationalisation de ce qui se passe en Mauritanie", appelant à ce « qu’on laisse au peuple mauritanien, le soin de déterminer son avenir".« C’est là un des axes fondamentaux des droits de l’homme sur la liberté et la souveraineté, l’indépendance et l’autonomie", a rappelé le secrétaire général de l’Observatoire.

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