Enfin à Oulata, le président Mohamed Ould Abdel Aziz a mis fin à l’ambiguïté entretenue pour 2019, mais…

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Depuis plusieurs mois, malgré de multiples sorties médiatiques  au sujet du troisième mandat, le président Mohamed Ould Abdel Aziz n’avait cessé à chaque fois, non seulement de maintenir l’ambiguïté, même mieux, à l’entretenir, en laissant  pour ne pas dire en encourageant ses ministres, ses  laudateurs et ses sbires, à toutes occasions,  de  le prier à se représenter pour un troisième mandat en 2019, en violation de la constitution de la république.

Dans ce flou entretenu,  le président avait même pu entraîner certains dignitaires religieux à s’aventurer sur ce terrain de violation la loi fondamentale et le serment qui l’accompagne. 

En décidant,  à Oulata, de lever cette ambiguïté sur l’interdiction de se représenter en 2019,  c’est un pas vers l’apaisement et nous nous en réjouissons.

Mais il est cependant regrettable qu’une fois de plus le président Ould Abdel Aziz, ne s’est pas empêché de semer de l’équivoque dans ses propos, pourtant au départ très justes, en ajoutant, la phrase de trop « je  pourrais revenir au pouvoir », faisant encore fi de l’interdiction  formelle et définitive de la constitution.

La question,  pourquoi encore  cette volonté de s’aventurer, à la veille des échéances cruciales pour le pays, sur le terrain de la crispation du climat politique ? L’apaisement n’est-il pas le meilleur gage, la meilleur voie, surtout pour un présidant sortant? Est-ce par la peur du vide,  que son départ définitif au pouvoir annoncé pourrait créer autour lui?

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz doit se convaincre  que rien n’est éternel dans ce bas monde, quand bien même la constitution l’autoriserait de se présenter – « trois fois, quatre fois, cinq fois, six fois,…. devenir roi »- il finira un jour par quitter le pouvoir d’une façon d’une autre. 

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz doit également se rappeler aussi à chaque instant du serment qu’il avait prononcé, la main sur le Coran et face au peuple mauritanien et face le monde entier  : «je jure par Allah l’unique de bien et fidèlement remplir mes fonctions, dans le respect de la constitution et des lois, de veiller à l’intérêt du peuple mauritanien, de sauvegarder l’indépendance et la souveraineté du pays, l’unité de la patrie et l’intégrité du territoire national ».

Ainsi il s’engage par ce volet devant Allah, devant le peuple mauritanien, le devoir et l’obligation de respecter d’article 29 et du serment associé, qui lui interdit d’entreprendre ou de susciter toute chose qui pourrait fragiliser davantage l’État. 

C’est pourquoi Monsieur le président, puisque vous avez dit : « j’entends tout », nous vous conjurons de respecter ce serment,  de créer les conditions à l’apaisement pour des échéances à venir – le pays supporterait difficilement une autre voie- Et d’appeler l’ensemble des acteurs de la vie politique nationale à un dialogue franc autour d’un seul point : Trouvons ensemble les conditions nécessaires pour le bon déroulement des élections présidentielles 2019. Ainsi  Monsieur le président vous finirez vos deux mandats très certainement la tête haute.

Toute autre voie nous conduira vers l’aventure, préjudiciable pour le pays et accentuera la souffrance du peuple mauritanien.

Qu’Allah préserve ce peuple.

Marega Baba/France

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