démonstration de force du FNDU avant le meeting du 11 mars contre la révision de la Constitution (Vidéo)

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 « Non au tripatouillage de la Constitution et à la mutilation du drapeau national ».

C’est par ses slogans de rejet des amendements constitutionnels que ces des centaines de sympathisants du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) se sont faits entendre ce mardi, lors d’un sit-in, près de l’Assemblée Nationale, spectaculairement quadrillée par les forces de police.

Sur un camion-podium, les leaders du Forum national pour la Démocratie et l’unité (FNDU), d’Ely Ould Mohamed Vall à Samory Ould Bèye en passant par Me Mahfoudh Ould Bettah, se sont relayés pour vilipender le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.

Des griefs qui portent sur l’appauvrissement des populations, l’injustice sociale, la gabegie, le pillage, le tripatouillage de la Constitution ainsi que sur la mutilation du drapeau national.

Pour Moussa Fall, président du Mouvement pour un Changement Démocratique (MCD) et membre du FNDU, la voie empruntée par le Président Aziz pour amender la Constitution « ne milite pas en faveur d’un sursaut d’influence sur les parlementaires et l’opinion publique mauritanienne dans son ensemble ».

« Cela fait huit ans qu’Aziz est au pouvoir. Ce qu’il n’a pas fait pendant 8 ans, il ne le fera pas en un, deux ou trois jours. Les parlementaires ne peuvent pas se suicider, s’auto-détruire. On leur propose leur destruction sans contrepartie. Et je crois que nous ne pouvons pas attendre d’eux qu’ils acceptent de s’auto-détruire. Et je crois aussi qu’il ne leur est pas suffisamment donné des arguments pour les convaincre. Le président n’est plus ce qu’il était au tout début. Il a perdu beaucoup de notoriété, sa capacité d’influence et il se trouve dans une situation très difficile, en plus, il fait face à une opinion qui ne lui est pas du tout favorable », explique-t-il à Cridem.

Samedi 11 mars, dans l’après-midi, le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) va marcher du Carrefour Madrid au Carrefour de la Polyclinique. Une autre démonstration de force pour barrer la route aux amendements constitutionnels.

Ces modifications concernent entre autres la suppression du Sénat et la haute cour de justice, la création de conseils régionaux, le changement du drapeau et de l’hymne national.

Dès 08H, les forces de l’ordre avaient fermé  tous les axes menant vers le Palais présidentiel et le Parlement qui est en session extraordinaire pour débattre sur ces amendements constitutionnels  proposés sur le texte de la Constitution du 20 juillet 1991. Pour voir les interventions, CLIQUEZ ICI.

 

Par Babacar Baye NDIAYE

©Cridem 2017

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