Droit de réponse à Ahmed ould Houbab

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Droit de réponse à Ahmed ould Houbab
Au cours d’un déjeuner organisé par le président du Parlement sahraoui, Monsieur Khattry ould Addou, qui dirigeait, à l’occasion, les travaux du Congrès du Polisario, déjeuner offert à l’honneur de la délégation mauritanienne présente à la cérémonie, certains ont évoqué la nécessité de l’unité des « Beïdanes » partout où ils se trouvent, (Sahara occidental, Mauritanie, Mali, Niger et Tchad…), vu l’oppression dont ils sont victimes dans ces pays.
D’autres ont parlé de la nécessité de créer un Etat « beïdane » ayant pour capitale Nouakchott ou Awsred ou n’importe quelle autre ville se situant dans la même aire géographique, se référant à l’appel de feu Moktar ould Daddah de 1957 pour la création d’un Etat qui s’étendrait entre Aïoun de Saguiet El Hamra, l’Azaouad et NDiago.
J’ai décelé, à travers ces interventions, des menaces sérieuses pour l’existence de la Mauritanie, surtout que ses autres composantes nationales sont totalement ignorées.
Aussi, dans mon intervention, j’ai mis l’accent sur le fait que le maintien de la Mauritanie dans sa configuration actuelle, aussi bien dans ses frontières que pour les populations qui la peuplent, constitue la seule et meilleure garantie pour la préservation de son existence. Que le soutien de la Mauritanie à la cause du peuple sahraoui ne saurait être efficace, comme par le passé, sans l’appui et l’engagement de ses différentes nationalités. J’ai également affirmé que la Mauritanie, en tant qu’état, convoitée aussi bien par le Nord que par le Sud, ne survivrait à un quelconque chambardement de sa situation actuelle si de telles menaces devaient se réaliser.
A aucun moment je n’ai fait allusion à un état beïdane, encore moins à d’autres propos aussi puériles qu’absurdes. Je me suis plutôt opposé fermement aux tenants d’une telle approche qui, en même temps qu’elle me paraît contre nature, exclut de fait les autres composantes nationales. J’ai rappelé au passage à nos amis sahraouis qu’ils ont bénéficié, en d’autres circonstances, plus du soutien des Africains que de celui des Arabes.
Ma stupéfaction est d’autant plus grande que l’auteur de la « nouvelle » me concernant, publiée par le site d’Alakhbar, le samedi 19 décembre 2015, a passé sous silence toutes les informations susmentionnées, ne retenant, en les vidant de leur substance avant de les dénaturer, que ce qu’il présente comme étant mes propos. A l’évidence, son intention inavouée ne visait qu’à ternir mon image et, à travers elle, celle de mon parti.
Partant de ce fait, j’invite Alakhbar à fournir des preuves tangibles sur les accusations délirantes qui me sont adressées à partir de son site, à défaut de quoi, me présenter les excuses qui s’imposent en pareilles circonstances. A publier à l’endroit qu’il faut ce droit de réponse.
Nouakchott, le 22 décembre 2015
Ahmed Houbab
Ecrivain journaliste,
Membre du Bureau Exécutif de l’UFP

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