Le Mandela day

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Le 18 juillet est la journée internationale de Nelson Mandela. Elle est mieux connue sous son appellation en anglais, Mandela day. Cette journée a été célébrée pour la première fois en 2010. En effet, c’est en novembre 2009, que l’Assemblée générale de l’UNESCO (nations unies) avait décidé que le 18 juillet de chaque année, serait une « Journée internationale Nelson Mandela » , en l’honneur du travail titanesque accompli par l’ancien président sud-africain, cette icône de la sagesse et de la clairvoyance, en faveur de la paix et de la liberté.

Chaque année, le 18 juillet, qui est le jour de naissance de Nelson Mandela, l’organisation des nations unies se joint à la fondation du nom de l’intéressé, pour exhorter le monde entier à consacrer, chacun où qu’il se trouve et qui qu’il soit, 67 petites minutes de son temps, à aider les autres, en guise de commémoration de la journée qui est consacrée à ce Grand Homme.

Seulement, 67 très courtes minutes de notre temps, à consentir pour servir les autres et le bien public. C’est en souvenir, vous l’avez peut-être deviné, des 67 années de militantisme de feu Madiba.

Le monde aime les fêtes, les anniversaires, les commémorations, et les célébrations de tous genres. Pourquoi ne donnerait-il pas, cette année, premier anniversaire de Madiba que nous vivons après son voyage éternel, un éclat particulier au 18 juillet. Le monde doit absolument s’y investir, pour l’Afrique, pour la paix, pour la sagesse, et pour tout ce qui peut être considéré comme vertu, et que Mandela incarnait entièrement et dignement.

Mandela, certes, nous a laissé orphelins, en quête d’un hypothétique charisme et d’un leadership illusoire qui pourraient symboliser ou incarner nos aspirations à une vie digne, apaisée, et plus prospère. Mais, il a joué son rôle, et remplit sa mission historique. Rien ne pourra donc le diminuer, en tout cas, dans la mémoire collective.

Ce militant qui a sacrifié sa jeunesse (27 ans derrière de détestables barreaux), au profit de la lutte pour l’émancipation de son peuple. Cet homme politique hors pair qui, avec son célèbre « Oublier ? Non! Pardonner ? Oui ! », avait scellé l’unité d’une nation, dont les relations longuement conflictuelles, étaient à deux pouces de la disloquer.

Ce grand homme d’Etat qui, une fois au pouvoir, a su de façon hautement subtile, concilier entre la grandeur et la sobriété, l’importance et la modestie, l’ambition et le réalisme, la rigueur des principes et la souplesse dans les méthodes.

Ce genre d’hommes ne peut être oublié, mais plutôt profondément regretté, et respectueusement immortalisé. Le moins que l’on puisse lui consacrer, ce sont ces 67 minutes. Imaginez, combien il en a égrainé, lui, dans sa tristement célèbre cellule de Robben Island ! Ajoutez y, le temps qu’il a mis, après sa libération, au service de la paix, de la dignité, de la fraternité, et de la prospérité des peuples. Moi, j’ai évité de faire le calcul, de crainte d’avoir des vertiges.

Après lui, je le confesse, je suis inquiet pour le continent. Cette Afrique, secouée au nord, meurtrie et ravagée au centre et à l’ouest, totalement et, peut être, définitivement déchiquetée à l’est.

La présence de ce sage me rassurait, constituait, dans mon subliminal, un contrepoids. Son positionnement, comme le hasard est parfois loi, aux environs du cap de bonne espérance, renforçait en moi les sentiments de cette dernière. Mais, tant qu’il y aura vie il y aura espoir. La plus grande misère de l’homme, est de perdre l’espoir.

Il nous incombe à tous de consolider la philosophie et l’idéal que Mandela a incarnés. La philosophie de la sagesse, de la justice, de l’équité et de la diversité sans adversité. L’idéal d’un monde sans rancœur, et sans rancune, autrement dit, un monde d’amour. Il est vrai que la relève est difficile à assurer, l’héritage lourd à assumer, et le défi d’une grande ampleur. Mais, nous n’avons guère d’alternative, à œuvrer pour que ses idéaux triomphent.

Il s’est illustré comme l’un des derniers dinosaures de la sagesse, espèce en voie d’extinction. Ainsi, l’académie en charge du prix Nobel pense l’avoir honoré en lui décernant le prestigieux prix du même nom. En réalité, c’est lui qui a fait honneur à la paix, à Alfred Nobel, et à toute l’humanité.

Allons-nous être si avares et ingrats, en ne lui accordant pas ce 18 juillet 2014, ces 67 petites et courtes minutes, pour rendre service aux autres ? Je pense que non ! Nous nous y attellerons tous, y prendrons un irrésistible goût, et en garderons la bonne et régulière habitude.

générationindépendances.com

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