Courrier : Faisons échec à leur projet criminel!

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Biladi – Ils sont quatre, un français, trois mauritano-sénégalais. Ils travaillent ensemble pour démanteler la Mauritanie, la réduire en pièces. Chacun a son rôle, tient sa place, joue sa partition, déteint par son style sur leur entreprise. Mais l’objectif est le même. La mascarade électorale en cours a au moins un mérite : elle a mis à nu leur projet satanique, mettre fin à la Mauritanie. Qu’à Dieu ne plaise !

1. Hervé Besancenot.

Quand il a quitté le Bénin en juillet 2011, un éminent bloggeur a écrit sous le titre, un pyromane quitte le Bénin : « Sale temps en vue pour les citoyens du pays qui l’accueillera en tant qu’ambassadeur ». Sait-il à quel point les Mauritaniens ont vérifié à leurs dépens cette prophétie de mauvais augure ? Personnage excentrique, au passé opaque, son parti-pris pour les pouvoirs arbitraires est bien connu.

Ould Abdel Aziz est le dernier, en date, à bénéficier de son talent en la matière. Vertu cardinale de l’éthique des diplomates, le sens de la réserve et celui de la nuance n’ont jamais été son point fort. La légèreté dans les propos, les jugements à l’emporte pièces, c’est lui.

En proconsul, il opposait publiquement un niet à la revendication par les démocrates mauritaniens d’une élection libre et transparente. « Advienne que pourra, la consultation aura lieu, à bonne date, avec ou sans l’opposition », disait-il, tout autour de lui.

Pour le microcosme politique de Nouakchott, Son Excellence est même un membre du directoire de l’UPR. A la tombée de la nuit, il fait sa randonnée aux sièges de campagne d’Ould Abdel Aziz, s’attristant de leur désolation et se réjouissant les rares fois où il les trouve animés. Il claironne partout que son candidat est l’homme providentiel de la Mauritanie. Mais naturellement telle que son Excellence la conçoit!

Parrain du projet de démantèlement de notre pays, il est ouvertement derrière la candidature du marteau destructeur Biram. Dans quels intérêts agit-il ? Les siens propres ? Ceux de son pays, la France ?

Si le chef coutumier Béhanzin du Bénin, avait dit, probablement par politesse, de M. Besancenot à la fin de sa mission à Cotonou, qu’il est un « houtonviv », c’est-à-dire un ami sincère en langue fon, il est pour les mauritaniens un ‘’ adou ledoud’’, c’est-à-dire un ennemi viscéral.

2- Aziz

Venu de quelque part du Sénégal, les années 1970 où il a passé toute son enfance et une grande partie de son adolescence. Des coups de piston lui ont procuré, à son arrivée en Mauritanie, un emploi plutôt modeste qu’il a quitté quelques mois plus tard, pour des raisons obscures. Il rejoindra l’armée grâce aux mêmes appuis. Aucun fait d’armes ne lui est attribué.

Sa carrière militaire a été plutôt terne, vous disent, amusés , ses compagnons. Ses galons, il les a obtenus sans mérite d’ancienneté, de niveau scolaire ou d’aptitude physique Il est habité par une passion pathologique, non pas pour la Mauritanie, son unité nationale et son avenir. Sa fascination est ailleurs.

Elle est pour l’argent ! Son deuxième souci est une prise de revanche contre un parcours personnel frustrant. Pour son simulacre électoral en cours, il a choisi lui-même ses adversaires – plutôt ses compères-, les deux extrémistes Biram et Sarr. Il leur a octroyé les signatures des conseillers municipaux de son Parti et les moyens financiers de l’Etat.

Supposé garant de la Constitution et des institutions, premier magistrat du pays, porte étendard de la lutte contre la corruption, Aziz pille au quotidien les ressources nationales, détruit les structures de l’Etat ou ce qui en reste, ôte à la parole publique tout crédit, s’entoure des hommes d’affaires les plus véreux , récupère un à un les fonctionnaires notoirement corrompus qu’il disait avoir à jamais écartés.

Il met désormais en péril l’unité nationale en cooptant à la candidature présidentielle les chantres de la haine raciale et du démantèlement du pays. Finies la quiétude publique, la paix sociale.

Bien évidemment Hervé Besancenot a donné son onction à ce projet. Le plan est diabolique : entonner des discours incendiaires racistes, disloquer le tissu social de notre pays et déclencher, dans une étape ultime et proche, la guerre civile.

3- Biram

Autre pyromane bien connu. Bezgui, natif du Sénégal. Au départ, il est greffier auxiliaire de justice. Il a eu très tôt maille à partir avec les tribunaux pour avoir détourné les fonds destinés à l’entretien des détenus à la prison de Nouadhibou et des indemnités versées aux dockers par leurs employeurs. Sa qualité de membre actif du PRDS, lui avait permis d’échapper aux poursuites judiciaires en dépit de la gravité de ses fautes et le personnel judiciaire local a remboursé les sommes ainsi dissipées.

Après avoir fait profil bas pendant quelques années, Biram emprunta, timidement, le créneau des droits de l’homme pour l’abandonner rapidement, et rejoindre la campagne de Zein Ould Zeidan , candidat des argentiers Smassid , nostalgiques de l’ère Taya .

A l’échec de ce projet sans lendemains, il s’affiche militant radical de la cause anti-esclavagiste et développe un discours anti- Maure particulièrement haineux et dangereux. Les officines de renseignement , ses commanditaires , voulaient à travers son action supplanter les leaders historiques, Messaoud et Boubacar Ould Messaoud ; diaboliser l’idéal d’égalité et de justice social ; et faire des manœuvres de diversion politique, chaque fois que de besoin.

Biram se spécialise alors dans les actions d’éclat : autodafé des livres de droit musulman, sit in devant les commissariats de police, agression physiques des agents de la force publique… Il lève même sa milice et voyage fréquemment à l’étranger. Ses séjours dans les commissariats de police et en prison ont toujours été de tout repos pour lui , contrairement à ses compagnons d’infortune. Ses rapports avec Ould Abdelaziz ne sont un secret pour personne. Ne partage-t-il pas avec lui la recherche effrénée de l’argent et la méconnaissance totale des réalités du pays ?

Sa candidature à la présidentielle a été ouvertement soutenue par Monsieur Besancenot. Aziz a assuré la logistique de ce projet en conseillers municipaux et en frais de campagne. En retour, Biram n’a pas déçu. Ses discours incendiaires ont dépassé toutes les limites et son projet de guerre civile est bien avancé.

4- Sarr

Journaliste de formation, d’abord sur le tas. Sa famille en Mauritanie se compte sur les doigts d’une main. Des foutanké , et pas des moindres, contestent même sa mauritanité. Du nationalisme étroit des années 1970, il a évolué vers le racisme militant, les années 1980. Son discours haineux a servi d’alibi au pouvoir de Ould Taya pour justifier la répression aveugle qui s’est abattue cruellement sur tous les halpoularen de 1986 à 1991. Caressant l’espoir machiavélique d’une large unité des noirs contre les maures blancs, il a rejoint Messaoud à l’APP .

Mais il n’a pas toléré la présence des Arabes au sein de ce parti et il a fini par claquer la porte pour créer un parti negro africain – voire exclusivement Pular – et « respirer à grands poumons un air sain ». Pour qu’il soit le porte parole des siens, il joue la même carte que Biram, l’absence de toute pudeur, l’insulte et le discours extrémiste. Son gout prononcé pour l’argent et ses mœurs dissolues sont bien connus. Il se fait élire lui-même et sa femme députés faisant de la politique un business de famille.

L’Almamyat du Fouta est désormais entre les mains d’un couple de parvenus. La campagne présidentielle lui a offert l’occasion rêvée d’avoir l’argent des Tapoto et de jeter sur eux son anathème à travers les medias et du haut des tribunes. Sarr réclame ouvertement la sécession de toute la vallée. Besancenot et Aziz en font leur partenaire négro-africain dans le projet satanique de démantèlement de la Mauritanie.

Nouakchott le 10 juin 2014

Brahim ould M’barek

Journaliste écrivain

rmibiladi
cridem

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