Le tribalisme, la mauvaise foi et la démocratie.

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Mohamed Hanefi – « Prenez ce que le messager vous apporte et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit. » Al Hashr-7. Ceux qui ne suivent pas les commandements du prophète, ne suivent pas les commandements d’Allah. Parmi les mauvaises pratiques, qui ont le plus révolté le prophète (psl), le tribalisme vient en première place.

Le messager de Dieu, parlant de cette arrogante ignominie a dit:  » éloignez-vous en (du racisme), il est nauséabond. ». Qui a vendu a certain mauritaniens l’idée de justifier le tribalisme et le racisme par des hadiths du prophète ? y-a-t-il parmi nous des citoyens, venus d’une autre planète et qui tirent leurs origines d’une source autre qu’un ovule et un spermatozoïde?

Quand Mohamed (psl) a dit « ana khiyaroun min khiyarin min khiyarin. » Ou quand il a dit dans la bataille de Houneyn « ana-nebi la kedhib ana ibn Abd Al Mouttalib », (je suis véritablement le prophète, je suis le fils de abd Al Mouttalib) Il ne faisait pas référence à la tribu, ni à une vanité à base des origines, mais à une identification et à la vertu.

Et quand l’un de ses compagnons les plus proches, Abou Dhar, a dit à Bilal Ben Rabah « fils de la noire. », le prophète (psl) le brima violement disant : « Tu es un individu qui recèle une ignorance. »

Celui qui a fait les caricatures du prophète (psl) n’a pas fait pire que ceux qui essayent de justifier les choses interdites par le coran et la Sunna, en les attribuant au messager d’Allah.

Ceux qui se donnent la grave permission de signer le faux au nom de Dieu et de son prophète sont des infidèles dans tous les sens du terme. Y a-t-il crime plus odieux et plus abominable que celui de soutenir un crime comme le tribalisme ou le racisme par la religion? Ou plus grave, ouvrir ces boites de Pandores à des fins politiques ou mercantiles?

Peut-on porter à l’envoyé (psl), préjudice plus grave que celui de justifier des comportements indignes ou indécents, en les lui attribuant? Y a-t-il caricature plus blasphématoire que celle de mêler le nom du meilleur des hommes aux pratiques des pires actions?

Voilà des affronts banalisés que ceux qui courent derrière un danois, ou un ould Mkhaytir, doivent traiter d’abord, selon le théorème: il faut d’abord balayer devant sa propre maison. En plein jour, en pleine lumière et au vu et au su de qui veut voir ou entendre, des hommes divisent les êtres, avilissent la religion sacralisent le faux et célèbrent les inepties au nom de l’envoyé (psl)

Des hommes prolixes et foisonnant de littérature de poésie et de mauvaise imagination, élaborent des textes, des livres et des documents milles fois plus nombreux que le Mous-haf de Dieu et la Sunna de son prophète, pour justifier leur moindre écart, leurs viles obscénités ou asseoir leur caprices les plus fous et les plus illogiques.

Ils ont ensuite inventé ce curieux procédé de hadith fort, hadith faible, hadith moyen raconté par un tel, qui le rapporte d’un tel, qui lui-même, l’a entendu d’un tel, etc. pour se justifier.

On se demanderait presque si Dieu avait besoin d’intermédiaires, pour l’aider à se faire comprendre de ses créatures. Lui qui a dit que son livre n’a rien laissé au hasard : « Et Nous avons fait descendre sur toi (Mohamed) le livre, comme un exposé explicite de toute chose. » Coran An-Nahl 89.

Dieu a fait un exposé EXPLICITE. Y-a-t-il autre chose à ajouter? Plus strictement, Allah a dit et Son Dire est la Vérité: « Nous n’avons rien omis d’écrire dans le livre. Puis, c’est vers Leur Seigneur qu’ils seront ramenés. » Coran Al-An’aam 38. Allah n’a Rien omis! Qui va ajouter autre chose messieurs les « ajouteurs »?

Pour revenir au tribalisme et seulement en Mauritanie, la sagesse est de calculer les bénéfices qu’on en tire et les graves préjudices qu’il porte au pays.

La tribu en elle-même n’est pas un mal. Comme les feuilles de l’arbre la famille généalogique a besoin de ses racines, pour s’affermir et se retrouver, si cela lui fait plaisir. Mais seulement si cette relation reste dans le domaine parental et dans le cadre de la piété et de la vérité et non de la coalition et la magouille pour assujettir les plus faibles ou les moins nombreux.

Nous avons toujours vu nos dirigeants, surtout en période électorale, raviver ce phénomène et donner ainsi libre cours aux satans de la division et des chimères. Le temps de dépoussiérer de vieilles légendes et de les enduire de quelques épopées imaginaires et nous voilà plongés dans les tréfonds de la Jahiliya. La tribu, en elle-même et a l’origine, ne constitue aucun problème et peut même être considérée comme un aspect de solidarité familiale. Ce qui est grave c’est quand la tribu, ne peut asseoir ses attribut qu’aux détriments d’autres ensembles.

Le summum de l’ignorance c’est quand on s’imagine qu’on ne peut être une tribu « noble » que par rapport à quelque chose d’inferieur. Or ce quelque chose là ce sont des êtres humains qui voient entendent et résonnent. La tribu est devenu aussi la coalisions des enfants de la grande famille, pour arracher ce qui leur appartient et ce qui ne leur appartient pas. Une masse compacte, qui doit sans cesse se faire effrayante et indispensable, pour que les plus hautes autorités du pays descendent du piédestal de l’équité et de la justice, pour s’incliner devant cette force de l’influence traditionnelle, sans laquelle le ciel risque de tomber sur la tête du dirigeant malheureux qui n’en tiendrait pas compte.

En fait concéder une forme d’injustice nécessaire, pour accéder à la magistrature suprême. Un tableau pas très reluisant et qui laissera toujours cette tache d’huile plutôt terne sur la crédibilité de ceux qui se proclament les plus crédibles. Presque une insulte pour un état qui se respecte et une humiliation indélébile pour le futur dirigeant. Quels que soient les épices qu’il ajoutera plus tard, pour en effacer les odeurs et en travestir la saveur.

Porter le bâton de la justice entre les citoyens, suppose une inflexibilité sans faille devant les dictats du faux et les chantages de l’irrationnel. Une foi le pacte signé avec Dieu, la moindre des politesses et d’avoir assez de décence pour éviter de dépenser le crédit qu’Il vous fait pour aller contre les fondement de Sa Justice et les principes de Sa Vérité.

Il suffit d’observer le contraste, plus que douloureux entre les manifestations tribales, ou tout était permis, et les écoles et lieux où se déroulait le scrutin électoral.

J’invite tous les mauritaniens a ré-observer ces locaux, ou on a fait asseoir les observateurs étrangers sur des tables branlantes, sur lesquelles ils devaient s’accrocher de toutes leurs forces pour ne pas tomber.

Tableau humiliant pour le pays, que ce contraste entre la gabegie de la propagande électorale tribaliste, rythmé par les « Moubadarates » tribales et la triste réalité du paysage national. Des tableaux noirs délabrés et des murs lézardés par la succession des jours et des nuits, sans jamais bénéficier du moindre geste de maintenance.

Sur un mur, entre les fissures gigantesques, on peut lire: « Celui qui va en classe sans stylo est comme celui qui va en guerre sans son arme. » Je suis tenté d’ajouter: « Comme celui qui va au pouvoir, sans savoir qu’aucun pouvoir ne peut tenir sous les règles du faux. »

Les élections sont terminées. Al Hamdulillah. Le président Ould Abd Al Aziz a été réélu. Sans anicroches Al Hamdulillah. C’est un autre sursis que Dieu accorde à la Mauritanie. Cependant « Allah sursoit, mais ne néglige jamais. »

Un proverbe maure dit « On ne sort pas indemne d’un évanouissement a tous les coups. » Et un autre dit « La mère du voleur ne se réjouira pas éternellement. »

Biram a raison : il y-a un problème de liberté et de dignité pour nombre de nos citoyens. Saar a raison, la race noire doit être intégrée avec tous les honneurs dans son pays et aux cotés de ses frères de races blanches. C’est ça la vrai force du pays.

Les potentialités du pays ne doivent pas éternellement profiter au seul et même groupe à travers les âges. Vous bouffez du feu. Il y a une part pour les autres. Le président réélu doit s’atteler tout de suite et sans attendre à redresser ces multiples malformations qui donnent a notre société son image hideuse et effrayante.

Le président doit embrasser ces vieilles têtes de vieux officiers et de vieux cadres du pays. Les consulter et non les écarter. Ils constituent la crème de notre sagesse et le fruit de notre expérience et de nos sacrifices. En somme ce que nous avons de plus respectable. Comme il les traitera, il sera, tôt ou tard traité.

La société maure est une société bonne juste et altruiste. Ses actions ont toujours été nobles, au sens noble du terme. Il est triste aujourd’hui de voir que certain de ses fils sont en train de l’avilir à cause de leur amour du gain et leur insouciance et de leur gourmandise.

Le président ould abd Aziz doit travailler avec ceux qui présentent un projet de société. Ceux qui l’aideront à aller vers les sentiers du bien. C’est pourquoi il n’est pas décent de parler d’ « adversaires » ou d’ « ennemis politiques », mais de frères, de concitoyens qui ont une vision différente du progrès de notre peuple. C’est la conjugaison de ces efforts qui fera avancer le pays, non la collision irréfléchie de ceux qui sont aveuglés par la vanité et l’arrogance.

Nous ne pouvons-nous offrir le luxe d’avoir une opposition. Nous sommes encore trop faibles et ne constituons une résistance pour rien. Nous ne produisons que les vers de poésie, dénaturés par les calculs de la nouvelle ère. Le Dieu de l’univers nous a donné des ressources, que d’autres exploitent et nous en jettent les miettes.

Sur quoi allons-nous, nous entre déchirer? Un président élu par un peuple digne et respecté, peut aller très loin. Son premier rôle doit consister à assurer à chaque citoyen son droit, tout en veillant à ce que tout le monde s’acquitte de son devoir.

Il sera aimé par le peuple, car Allah a réservé dans les cœurs de ses créatures un amour spécial, pour l’homme droit. Un homme limpide comme l’eau de roche. Un homme, comme a dit le calife Abou Bakr assiddiq, pour lequel le faible est fort jusqu’à ce qu’on lui restitue ses droits et le fort est faible jusqu’à ce que la justice passe d’abord. Voilà un président qui mérite d’être élu et qui est par-dessus tout, élu par le Seigneur des mondes parmi Ses élus.

Instaurer les lois de privilèges de facilité spécifique, de tamisassions des fils de la patrie pour placer certain et écarter, voire exclure et marginaliser d’autres, équivaut exactement à dire à Allah: « Je refuse Tes ordres. », je préfère mes intérêts, les intérêts de mes cousins de ma tribu et de mes proches. Ceci qui équivaut à la mécréance. Allah a dit dans le coran: « Allah ORDONNE la justice et la bienfaisance », « et quand vous jugez entre les gens de juger avec justice. »

Et Allah a dit: « Ceux qui ne jugent pas par ce qui est descendu d’Allah, les voilà les mécréants. » Quand on est mécréant, prétendre défendre le prophète (psl) est une sale manœuvre devant Allah, l’Omniscient.

Celui qui détient le livre entre ses mains, qui le récite et en connait le sens et les causes de sa révélation, n’a plus un iota d’excuse auprès du Seigneur. Moi je félicite madame Lala Mariem, Saar, Boidiel et Biram, d’avoir échappé à tous ses droits de pauvres citoyens qui allaient reposer sur leurs épaules.

Je félicite le président Mohamed ould abd El Aziz. Je lui souhaite beaucoup de santé et de volonté pour affronter cette nouvelle épreuve. Cette confiance, plus que dangereuse qu’Allah lui a faite une autre fois. En frère, je lui dis : Dieu vous donne un sursis profitez-en pour le satisfaire. Ne pliez pas aux manipulations des hommes, suivez le chemin de Dieu. C’est la voie du salut. La vie passe comme un nuage et les actions sont comptabilisées pour le jour de Sa rencontre.

Mohamed Hanefi.

Koweït

source : cridem

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