Loupe du ‘Le Rénovateur’ : La Mauritanie dans la tête du Président

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C’est un Président qui semble se prêter désormais à l’exercice de la communication qui a été au centre d’un point de presse avec des journalistes nationaux lors de sa visite effectuée le 7 avril 2014 à Nouadhibou.

L’occasion était bien indiquée pour échanger avec le premier magistrat du pays sur des questions de l’heure. D’ailleurs les sujets à aborder ne manquaient pas pour offrir au public de quoi nourrir sa curiosité.

La soirée passée avec la presse promettait ainsi d’entretenir des échanges édifiants au profit des téléspectateurs en mal d’éclairage sur des thèmes de préoccupation majeure. Comme toute rencontre avec un dirigeant, il fallait s’attendre à toutes sortes de questions allant de celles qui dérangent à celles qui font sourire.

En même temps il fallait composer avec les humeurs d’un Président qui choisissait le style « approprié » à la réponse à donner. Le président a subi beaucoup de questions qu’il a en retour essayé d’expédier comme il pouvait ou voulait.

L’essentiel a donc été abordé dans des formulations différentes souvent claires, souvent à recadrer en fonction des situations. Il est évident qu’en cette période pré-électorale les regards des téléspectateurs étaient tournés vers la scène politique notamment le dialogue pouvoir/opposition.

L’opinion publique avait aussi envie d’entendre le président se livrer à des sujets sur l’économie non pas avec des promesses qui font rêver mais de régler des problèmes urgents dans des délais courts.

Sur ces points le Président n’a pas eu droit à des caresses dans le sens du poil de la part des journalistes qui, dans l’ensemble ont cherché à tirer le maximum d’informations à partir des réponses apportées par Mohamed Ould Abdel Aziz. Certaines interrogations ont plus ou moins obtenu partiellement des réponses. D’autres traitées vaguement sinon restées sans suite.

Sur le sujet relatif au dialogue c’est la même réponse évasive qui revenait avec la même attitude d’un Président de marbre qui ne semble pas prêt à faire des concessions à ses rivaux du camp « dégagiste » pour que les conditions favorables à la participation de tous aux élections soient requises.

A ceux qui veulent bien l’entendre Aziz reste formel : la présidentielle n’attendra pas la délivrance d’un quitus du FNDU pour se tenir. Elle aura lieu avec ou sans les forces adverses.

Ceux qui espéraient voir un Aziz conciliant flexible et soucieux de défendre la démocratie par la recherche de solutions consensuelles ont fini par déchanter. Le message était clair pour tous, la Mauritanie ira selon le bon vouloir de l’homme qui la dirige.

A suivre le regard du Président, la vérité est d’un seul côté tant qu’il tiendra les clés du palais brun. Le peuple quant à doit se contenter d’écouter d’entendre que l’argent sera coffré pour servir les bilans d’un mandat riche en promesses et inaugurations au milieu d’une misère toujours debout.

Nouadhibou capitale économique est restée ville morte en cette journée d’inaugurations d’infrastructures de développement. En somme les mauritaniens ont bien décodé le message eux qui doivent encore attendre et prendre leur mal en patience.

Cheikh Tidiane Dia

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