Le Ministre du Développement Rural, Brahim O M’Bareck O Mohamed El Moctar et le Ministre des Finances Thiam Diombar à la rencontre du monde rural dans la vallée pour défendre la réalisation du projet Mauritano-Saoudien « Rajihi »

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Le Terroir – C’est sur ces slogans affichés en gros caractères sur de géantes banderoles que la délégation ministérielle composée du ministre des finances Thiam Diombar et du ministre du développement rural Brahim O M’Bareck O Mohamed El Moctar a été accueillie à M’Gueyrinatt dans la commune de Ould Birome où ils ont tenu une réunion avec les populations du Brakna-Ouest pour défendre le projet Mauritano-Saoudien financé par le richissime homme d’affaire Saoudien, Rajhii.

Accueille pareil aussi quelques heures auparavant à Lixeîba dans le Trarza.

La précampagne présidentielle a-t-elle démarrée ?

La précampagne du président Mohamed O Abdel Aziz pour l’élection prévue en juillet 2014 est bel et bien lancé comme l’a si bien dit avec ironie, M. N’Diaye Daouda président de l’Union des Coopératives Agricoles de Boghé lors de la visite effectuée conjointement par les ministres du développement rural, Brahim O M’Bareck et Thiam Diombar le 15 février 2014 à Boghé.

Une déclaration qui a quelque peu gêné le MDR qui ne s’est pas empêché de répliquer pour dire que « si les bonnes actions et réalisations du chef de l’Etat signifient campagne électorale, Mohamed O Abdel Aziz est en campagne permanente ». Plusieurs annonces saluées par un tonnerre d’applaudissements contrairement à l’accueil terne reçu par la délégation au cours des précédentes étapes, ont été faites durant ce conclave.

Entre autres, on peut citer l’annulation d’un montant qui se chiffre à 10 milliards de dette de nos paysans, l’extension sur une superficie de 2400 hectares du CPB (marché juteux et très opaque sur lequel le MDR a été peu bavard) ainsi que la réhabilitation de plus de 1000 hectares du Casier Pilote de Boghé, la vente du matériel agricole de la SNAT aux paysans, l’exploitation de 31 000 hectares par la société Rajihi entre l’Ouest Brakna et le Trarza pour un financement de 1 milliard de dollars soit 300 milliards d’ouguiyas d’une durée de 5 ans avec un bail des périmètres exploités.

A cet effet, Thiam Diombar, le ministre des finances a précisé que le projet agricole Mauritano-Saoudien est un projet de développement important comportant des parties se trouvant dans les wilayas du Trarza et du Brakna, soulignant qu’il vise à combler le déficit enregistré dans la production du blé mauritanien avec un objectif de récolte de 200 mille tonnes par an en plus de la production d’autres produits comme le sorgho et l’aliment bétail.

Ce qui ne rassure guère les populations vivant dans cette zone et qui ont vivement opposé leur refus de voir ce projet mis en œuvre. A Lixeîba, le maire en personne, Ould Cheîkh Sidiya a exprimé l’opposition des populations de sa commune à la réalisation de ce projet. Idem à M’Gueîrinatt où la délégation ministérielle a été accueillie avec des slogans comme « NON, NON, NON au projet Rajihi » ou encore « NON, NON, NON à la déportation ». Des slogans affichés sur des banderoles que la gendarmerie a retiré.

Là, tous les intervenants ont rejeté ce projet à l’exception notable du nouveau maire de Ould Birome, Bâ Abdoulaye et ce malgré les assurances données par les ministres du président Aziz. Le MDR a été formel, le projet va s’installer car, il va dans l’intérêt des populations et du pays et il participe à l’amélioration de notre production agricole.

Sur un tout autre plan, le ministre du développement rural a dressé le bilan de son secteur en parlant d’importantes réalisations au niveau de la production agricole grâce aux améliorations apportées dans cette filière, précisant que ces efforts ont permis la couverture de 60% des besoins nationaux en riz.

Des chiffres qui restent à vérifier. Le ministre a indiqué que désormais, c’est la caisse de dépôt et de développement (CDD) qui prendra en charge le crédit agricole à la place de l’UNCACEM qui n’existe plus. En outre, il a rappelé aussi la recherche en cours d’un mécanisme d’assurance agricole contre les catastrophes naturelles. Enfin, le ministre a annoncé la création d’unités de transformation laitières à Aleg et confirmé l’imposition par l’Etat Mauritanien d’une taxe de 30% sur les importations de lait en Mauritanie.

Daouda Abdoul Kader Diop

Brahim O Ahmed Heîbé

source : cridem

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