Convention et protocole d’accord avec Polyhondone: Le Grand leurre!

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Mauriweb – Tout a été dit et redit sur la fameuse convention signée avec l’entreprise Polyhondone Fisheries. Mais à l’heure du bilan les résultats attendus par l’Etat notamment en matière de création d’emplois sont moins importants que prévus.

La convention entre les deux parties, faut-il le rappeler, négociée de bout en bout par le ministre des affaires économiques et du développement, Sidi Ould Tah, en étroite relation avec Mohamed Abdellahi Ould Iyaha, « l’homme des chinois », avait été signée le 7 juin 2010 et pour 25 ans.

Malgré la polémique qu’elle a engendré lors de la session parlementaire de juin 2011, à la découverte du protocole associé à la Convention, la convention a tout de même été appliquée.

Et comme le voulait alors, le protocole de la convention, les chinois avaient obtenu un accès aux ressources céphélopodières (5 anvires au moins). Dans sa rencontre avec les citoyens, il y a deux ans, le président de la République assurait, à Atar en août 2012, qu’en raison de l’importance des emplois créés, la convention s’était imposée. Or, malheureusement, sur les 2080 emplois prévus (voir tableau) à la faveur de la signature de cette convention, il y en a à peine aujourd’hui -trois ans après- mois de 700.

Dans ce casse-tête chinois qui va se révéler un véritable traquenard économique, les deux parties ont connu une période de crise profonde en 2012 dont la plus rocambolesque sera la réunion où l’ex-colonel Cheikh Ould Baya, qui présidait la délégation des négociateurs mauritaniens, se rendit compte que les discussions étaient enregistrés par une secrétaire pour le compte de Mohamed Abdellahi Ould Iyaha (la partie chinoise).

Cet intermède a créé un précédent qui a entaché la confiance entre les deux partenaires. Nonobstant quelques griefs objectifs soulevés par les chinois portant notamment sur les procédures de remboursement de taxes au titre de l’investissement, il est bien clair que la suite des événements a vidé la convention de son objet.

En effet, alors qu’il était entendu que la société chinoise construise des pirogues en Mauritanie (encore des emplois envolés), elle les achemine directement aujourd’hui de Chine. Donc aucun transfert de technologie et zero emploi créé sur ce registre. D’innombrables défaillances de projections d’un protocole qui finalement n’a arrangé aucune des deux parties.

En attendant, on noie le poisson en présentant le projet à quelques investisseurs intéressés par le secteur des pêches, qui découvriront sans doute que la convention en question malgré les avantages consentis pour la partie chinoise aura été un grand leurre.

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mauriweb

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