Visite du Président au Sénégal

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Comme prévu, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a entrepris du 10 au 11 septembre 2013 une visite au Sénégal. Une forte délégation, composée de neuf ministres dont celui des pêches et du transport, l’a accompagné.

Les réguliers problèmes entre pêcheurs des deux pays et les sempiternelles anicroches entre les transporteurs sénégalais et mauritaniens nécessitaient une mise au point entre les responsables de ces deux secteurs très sensibles. Une poignée de conseillers de la Présidence bien dosée.

Un ou deux journalistes de la presse privée choisis discrètement par voie de copinage, allégeance et autres petites combines qui ne servent ni la transparence, ni le professionnalisme. Quelques quarante huit heures de l’autre côté en pleine fête ou Tieuboudiène, Fataya, « Firire », Yassa et autres spécialités culinaires du Sénégal ont permis à quelques membres de la délégation de se replonger dans un passé plein de nostalgie et de souvenirs.

Les stations de TV du Sénégal, la RTS et le 2STV ont sorti comme d’habitude des dizaines d’images colorées empreintes de danses endiablées de populations souhaitant la bienvenue au Président Aziz dans son second pays.

L’ambassade de Mauritanie au Sénégal à travers la commission d’organisation que présidait le comptable Sidi Ould Youma n’a pas lésiné sur les moyens pour sortir les ressortissants mauritaniens des coins les plus reculés. Une cinquantaine de camions et deux dizaines de taxis ont passé plusieurs heures à transporter les accueillants qui arboraient des banderoles et des photos à l’effigie du Président. Toujours les mêmes méthodes traditionnelles de mobilisation théâtrale.

La seule fausse note a été montrée par la TFM où des réfugiés mauritaniens des années de braise de 1989 ont critiqué sans détours la politique adoptée à leur égard par les autorités mauritaniennes actuelles. Selon l’un d’eux : « Notre calvaire se poursuit encore depuis 24 ans, toujours en exil loin de notre pays et de nos parents. Les échos qui nous viennent de la Mauritanie nous rapportent que les autres n’ont fait que changer de camp et vivraient dans des conditions pires que celles des camps de Ndioum, Matam et autres camps du Sénégal ».

lecalame

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