Communiqué : La recrudescence sur la criminalité dans la capitale

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Nouakchott connaît depuis un certain temps une vague inouïe d’actes criminels qui touchent toutes les moughataa. Ce phénomène a connu une recrudescence sous le régime actuel avec l’apparition de nouvelles d’actes aussi horribles qu’ insolites dans notre pays : ainsi il ne se passe plus un jour sans qu’on n’entende parler d’enfants kidnappés en plein jour et vendus sans parler des meurtres et de victimes souillées ou encore de cas de viols de mineurs.

A cela s’ajoutent évidemment, les cas de vol à mains armées autant d’actes et de comportements contraires aux valeurs et usages de notre société.
Cette recrudescence de la délinquance et du crime organisé intervient dans un contexte marqué par une disparition curieuse de la puissance publique censée sécuriser les citoyens après que la police ait été dessaisie au profit des unités dites de sécurité routière à la faveur d’un partage des pouvoirs entre les plus gradés.

De même, les nombreux quartiers qui ont proliféré dans toutes les périphéries de la capitale au cours des dernière décennies et qui ont connu un développement sans précédent depuis qu’a été lancée la restructuration (Tarhil), sont de véritables zones de non-droit ; Zones ne bénéficient d’aucune protection particulière et où les citoyens laissent leur habitat précaire à la merci des délinquants lorsqu’ils se rendent au centre de la ville à la recherche de leur subsistance.

Il est évident que la conjugaison de l’analphabétisme et de l’extrême pauvreté, particulièrement parmi les jeunes desdits quartiers, qui n’ont pour occupation de leurs temps que les centres vidéos qui les détruisent avec films qui véhiculent une véritable culture de débauche et de la violence qui en font des proies faciles pour les trafiquants et délinquants de tous les horizons.
L’UFP, devant ce danger qui menace fadement notre pays:

– Fait porter aux autorités la responsabilité de l’insécurité et de son abstention de traiter ce danger ainsi que de la marginalisation du corps de la police plutôt que de le reformer, de l’assainir et d’améliorer ses performances.

– Fait porter aux autorités la responsabilité de l’abandon de la jeunesse livrée à elle-même face aux défis de la mondialisation dans ce qu’elle véhicule de culture de la violence et de la débauche.

– Fait porter aux autorités l’abandon des quartiers précaires qui se transforment, jour après jour, en terrain de la violence et dont les enfants sont a la merci des narcotrafiquants ;

– Fait porter aux autorités la responsabilité dans la transformation de nos prisons en une véritable école supérieure où les auteurs de délits mineurs deviennent des criminels endurcis.

– Appelle les organes de sécurité à assurer leur devoir national et de ne pas laisser le champ libre aux bandes criminelles.

– Appelle les citoyens à s’organiser pour défendre leurs quartiers dans la cadre de la loi et du droit légitime à l’autodéfense.

– Appelle à l’adoption d’une politique éducative et sécuritaire à même d’éradiquer le phénomène des enfants de la rue et pour combattre l’expansion du crime et de la drogue notamment parmi les enfants des quartiers pauvres et dans les écoles.

Nouakchott, le 20 Février 2013

La Présidence

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