L’UFP « parti d’intellectuels » : qu’est-ce qui se cache derrière cette appellation ou ce qualificatif?

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Suite à une discussion instructive avec des cadres intellectuels de l’Ufp agacés d’entendre souvent dire que leur parti est « un parti d’intellectuels », il nous a semblé nécessaire de faire ce mot, pour rétablir la réalité de ce parti pour ceux de bonne foi, mais qui ont cru ou prêté l’oreille à cette fausse rumeur sans fondement.

L’Union des Forces du Progrès –UFP- est un parti qui a certes bénéficié de l’apport de cadres intellectuels de premiers rangs issus de l’ex MND (Mouvement National Démocratique, un Mouvement unitaire qui regroupait l’ensemble des composantes nationales et qui avait joué un rôle de premier plan sur la scène politique mauritanienne à partir des années 68 jusqu’à sa dissolution en 1998). On peut citer entre autres acquis arrachés par cette organisation de hautes luttes courageuses : – la nationalisation de MIFERMA (l’actuel SINIM) – la création d’une Monnaie nationale et la révision des accords militaires avec la France – Mais l’UFP a bénéficié aussi et continue de bénéficier de l’apport d’intellectuels issus de sensibilités diverses du pays.

Est-ce pour autant ces apports l’ont converti ou transformé en un « parti d’intellectuels » ? Pour mettre fin à cette assertion fausse utilisée en fait par les adversaires dans leurs propagandes, pour signifier que l’Ufp n’a pas de base ou très peu, nous allons tenter de montrer le caractère infondé de celle-ci, en vérifiant sur le terrain avec le lecteur la duplicité de ce qualificatif.
Le pire, est que comme toutes les rumeurs, celle-ci, persistante, a aussi fait son effet dans une certaine opinion, puisqu’il il arrive souvent que de simples gens le disent et/ou y croient et de bonne foi.

N’est-ce pas le seul paramètre ou critère valable pour juger de l’importance ou non de la base d’un parti politique ce sont élections ?

En dehors du parti d’Etat qui a toujours utilisé les moyens de l’Etat, la corruption et l’achat de voix et des votes à haute échelle partout en particulier à l’intérieur du pays et plus particulièrement encore dans les zones rurales, il est intéressant examiner la situation des autres partis politiques après les dernières élections municipales et législatives dites « libres et démocratiques » et la fin de la période de retournement de vestes plutôt de boubous – qui est un sport national pour certains de nos « bolitititiens » – et qui se passent en général à l’issue des élections présidentielles qui suivent celles des municipales et les législatives, et de faire une comparaison.

On pourra remarquer que L’Ufp est le seul parti qui dispose de plus de sept mairies au jour d’aujourd’hui, et essentiellement en zone rurale – dans le Gorgol, Guimakha, Brakna, Assaba, Adrar – dont celle de Boghé et sans compter celle de Tidjikja où l’ufp est accréditée de la majorité des conseillers mais aussi des conseillers un peu partout en particulier dans les grandes villes du pays. Au jour d’aujourd’hui aucun autre parti ne fait mieux en dehors du « parti Etat » en zone rurale.

Dans le parlement, les députés ou sénateurs de l’Ufp sont élus dans le Guidimakha, dans Brakna, dans L’Assaba, dans le Gorgol, hormis un qui est élu de Nouakchott et un de la liste nationale. Et dans l’opposition seul le RFD fait mieux que l’UFP en nombre de députés.

Dès lors on comprend mieux l’agacement à juste titre de ces militants face à cette injuste assertion collée à leur parti -l’Ufp- et reprise souvent par certains journaux de la place sans enquêtes préalables ou simple vérification.

Certes L’UFP dispose de cadres intellectuels très valables mais aussi beaucoup de cadres issus de la classe ouvrière, du monde rural tous aussi valables sinon plus. Il dispose d’une réelle base et incontestable d’ouvriers et dans les zones rurales qui a toujours résisté à toutes les formes de tentatives de corruption utilisées par les pouvoirs successifs.

Maréga Baba/France

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