Ecole de Mines de Mauritanie : le projet est sur les rails

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Le mercredi 8 septembre dernier, s’est tenue à Nouakchott, à l’hôtel Novotel-Tfeila, la « Table ronde sur le financement de l’Ecole de Mines de Mauritanie ». L’événement, sobrement relayé par les média publics, mérite plus ample résonance et des explications plus étayées. L’objectif de cet article est de mettre le public mauritanien au même niveau d’information sur ce projet que l’ensemble des acteurs et partenaires de ce dernier.

La Table Ronde a mobilisé l’ensemble des acteurs du secteur minier en Mauritanie, de nombreuses institutions internationales et une bonne partie du Gouvernement.

Au titre des entreprises et institutions minières, on peut citer : la Fondation Lindin For Africa (LFA), représentée par son Directeur Général, M. Stephen Nairne ; Tasiast ML S.A. représentée par son vice président, Dr. Karamo Sonko ; la Mauritanian Copper Mines (MCM) que représentaient son Directeur Général, M. Merlin Thomas et le responsable mondial de la formation de son groupe First Quantum Minerals Ltd, M. Nick Warren ; la SNIM représentée par son Administrateur Directeur Général, M.Taleb Ould Abdivall et la Fondation de la SNIM que représentait son Directeur, M. Bah Ould Ghah.

Du côté des institutions internationales, la Banque Mondiale était représentée par son Représentant Résident par intérim, M. Sid’Ahmed Ould Cheikhna et son responsable du Secteur Education M. Diallo Cherif. Les services de coopération japonaise et allemande ainsi que la délégation de l’Union Européenne étaient aussi présentes. L’Ecole polytechnique de Montréal, partenaire pédagogique important, était représentée par son responsable du programme de génie des mines (Prof. Richard Simon) et son Directeur de projet au Bureau des Relation internationales (Michel Léonard).

Trois ministres, en plus du Ministre de l’Industrie et des Mines qui recevait, représentaient le Gouvernement ; il s’agit du ministre des Affaires Economique et du Développement, celui de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies Nouvelles de l’Information et celui de l’Enseignement Supérieur et Secondaire. Il y avait là aussi la quasi-totalité des membres du Comité d’Orientation de la Cellule de l’Ecole de Mines de Mauritanie (CEMiM) et toute sa Coordination à laquelle revient le rôle de cheville ouvrière de cette cérémonie.

Le secteur des mines en Mauritanie

Avec seulement 4% de l’emploi salarié, le secteur minier et industriel assure 20% du produit intérieur brut (PIB) de la Mauritanie. Trois grands opérateurs se partagent l’exploitation des mines mauritaniennes : la Société Nationale des Industries Minières (SNIM) pour le fer, Tasiast ML SA pour l’or et la Mauritanian Copper Mines (MCM) pour le cuivre (et l’or). Des gisements de phosphates attendent d’être mis en exploitation dans la région de Bofal à 300 Km au sud de la capitale. Des mines de sel sont exploitées par la SOMISEL. Des indices encourageants de présence d’uranium seraient sur le point d’être confirmés.

Le sous-sol mauritanien recélerait aussi de gypse, de bauxite, de diamant, de zinc et autres pierres ornementales. Plus de 150 permis de recherche, détenus par une cinquantaine d’entreprises, sont en cours de validité. Un effort remarquable de cartographie a été réalisé ces dernières années par le Département de l’Industrie et des Mines avec le soutien de la Banque Mondiale par l’intermédiaire du PRISM (Projet de Renforcement Institutionnel du Secteur Minier). Il vise, par le passage de l’échelle 1/500000 à l’échelle 1/200000, à mettre à la disposition des opérateurs et prospecteurs des cartes minières opérationnelles et continument mises à jour.

Le secteur est l’un des plus grands consommateurs de main d’œuvre qualifiée. Ses besoins annuels sont importants et diversifiés. Une étude de faisabilité (voir « référence s »), commanditée par la LFA et réalisée par l’Ecole polytechnique de Montréal en octobre 2009 met en évidence les besoins suivants :

1- Les ouvriers : Conducteur d’équipements miniers (33 par an), Foreur (12 par année), Grutier (4 par année), Equipe de tir (3 par année) ;

2- Les Techniciens supérieurs : Géologie (17 à 22), Traitement (7 à 15) et mines (6 à 10) ;

3- Les Ingénieurs : Mécanique (8 à 11), Electricité (3 à 5), mines (5 à 9), Géologie (4 à 6) et Traitement (2 à 4).

La formation des ouvriers spécialisés est assurée par l’intermédiaire de la formation continue et sur site par les entreprises utilisatrices. Il n’en est pas de même pour les techniciens supérieurs et les ingénieurs. De nombreux arguments militent pour la création d’une école de mines qui prendraient en charge, de façon pérenne, la formation de hauts cadres des mines et de l’industrie (Technicien Supérieurs et Ingénieurs):

– La formation d’ingénieurs est vitale et stratégique pour le développement du secteur industriel et minier en Mauritanie ; Or il n’existe, dans ce secteur, aucune structure de formation d’ingénieurs dans notre pays.

– Les places accordées aux étudiants mauritaniens dans les écoles d’ingénieurs des pays étrangers sont de plus en plus limitées et ceux qui y sont formés ne rentrent pas toujours au pays ;

– Il y a un nombre restreint d’ingénieurs en mines et géologie en Mauritanie et ceux-ci sont près de la retraite;

– Avec une formation de qualité, cette École pourrait prendre une dimension régionale ou internationale ; ceci est d’autant plus vrai que l’on constate une réduction, sur le plan international, des capacités d’accueil des filières de formation mine/géologie.

Les besoins

En tenant compte des possibilités nouvelles offertes par le Centre de Formation de la SNIM de Zouérate, celles déjà existantes du Centre Supérieur d’Enseignement Technique (CSET), de la Faculté des Sciences et Technique (option GEOMIN), il reste à couvrir, annuellement, les besoins suivants :

30 à 47 techniciens supérieurs en Technologie Minière (Mines, Géologie et Métallurgie), 15 à 20 ingénieurs en Gestion des Ressources Minières (Mines et Géologie) et 11 à 15 ingénieurs en Electromécanique.

Des besoins importants et diversifiés existent dans le domaine de la formation continue et de la mise au niveau des opérateurs et cadres des entreprises minières.

Les choix de localisation et de cursus

La future Ecole de Mines de Mauritanie (EMiM) sera implantée sur deux sites. Le premier sera situé à Nouakchott, vraisemblablement jouxtant le campus de l’Université de Nouakchott. Ce site englobera l’administration de l’EMiM et les locaux dédiés à la formation des Ingénieurs (Baccalauréat+5).

Le second site sera localisé à Akjoujt, 250 Km au nord-est de Nouakchott, et servira de Centre de Formation en Technologie Minière. Il sera destiné à la formation des Techniciens Supérieurs (BTS, Baccalauréat+3) et servira de base pour les sorties-terrain. L’école sera dotée d’internat, de cantine, d’infirmerie et d’équipements sportifs et de loisirs permettant au futurs élèves et personnels d’encadrement de travailler dans des conditions comparables aux établissements de même rang de par le monde.

Le schéma suivant résume les cursus offerts par l’EMiM et ses interactions avec son environnement académique :
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L’accès à l’EMiM se fera donc à deux niveaux. Le niveau « bac+0 » est ouvert aux néo-bacheliers scientifiques (C, D ou T) pour le cursus « ingénieur ». Le cursus « BTS » sera ouvert, en plus, aux meilleurs lauréats du « Brevet de Technicien » (BT). Le cursus « BTS » durera trois années. Une sélection, basée sur l’étude de dossier, un test de connaissances et un entretien oral, est prévue.

L’EMiM ambitionne de devenir un pôle d’excellence dans le domaine minier rayonnant sur toute la sous-région et se maintenant au niveau des standards internationaux les plus exigeants. Son recrutement sera sous-régional et elle se positionne pour satisfaire la demande de la sous-région en termes de ressources humaines qualifiées.

Le cursus « ingénieur » dure 5 ans et comporte deux cycles : un Cycle Préparatoire Intégré (CPI) qui est commun à toutes les options et dure 2 ans et un Cycle Ingénieur (CI) ou de spécialisation qui s’étale sur 3 ans. Le second niveau d’accès à l’EMiM sera ouvert en troisième années (première année du Cycle Ingénieur). Il permettra à quelques uns parmi les meilleurs titulaires de licence ou de BTS d’accéder à des études d’ingénieur.

Il sera aussi possible aux élèves du Cycle Préparatoire Intégré de se réorienter soit vers le BTS soit vers l’Université. Des conventions seront signées avec l’Université de Nouakchott pour formaliser ces passerelles et assurer une équivalence entre les niveaux d’études. De nombreux stages ponctueront la scolarité des futurs étudiants.

L’envergure du Projet et ses coûts

L’Ecole de Mines de Mauritanie comptera trois divisions : deux divisions d’ingénieurs (Ressources Minières et Electromécanique) et une division de BTS (Technologie Minière). Les divisions d’Ingénieurs seront de 25 étudiants sur 5 ans et celle des BTS de 30 étudiants sur 3 ans. En vitesse de croisière, l’EMiM comptera donc 340 élèves. Un peu plus de la moitié des élèves seront « internes » et tous se restaureront à la cantine à midi. Une trentaine d’enseignants-chercheurs et de maître-technologues et une autre trentaine de personnels administratifs seront nécessaires pour assurer l’encadrement à l’EMiM.

L’étude de faisabilité réalisée par l’Ecole Polytechnique de Montréal et actualisée par la Cellule de l’Ecole de Mines prévoit une surface bâtie de 7400 m2 pour le campus de Nouakchott et 3200 m2 pour l’antenne d’Akjoujt. En ajoutant au génie civil les coûts de l’équipement, celui de la formation des futurs professeurs, celui de l’assistance technique, celui de la gestion et mise en place, il vient que l’investissement nécessaire s’élèvera à 17,8 millions de dollars américains soit l’équivalent d’un peu plus de 5 milliards d’ouguiyas. Quant au budget de fonctionnement d’un tel établissement, il s’élève à 2,8 millions de dollars américains par an, soit l’équivalant de 800 millions d’ouguiyas.

La gestion de projet

Le projet de créer une école de mines trottait dans les têtes de nombres de Mauritaniens. Quel responsable des mines et de l’industrie, quel professionnel de la formation, quel acteur dans le domaine de l’éducation n’avait, à un moment ou un autre, songé à combler le déficit de ressources humaines dans ce secteur et en profiter pour lancer une filière d’excellence adossée à des partenaires solvables et crédibles et capable de tirer le système éducatif et de formation professionnelle mauritanien vers le haut ?

Quel Mauritanien enseignant dans une université ou une école d’ingénieurs à l’étranger n’avait pas rêvé, en décernant les diplômes à ses élèves étrangers, d’organiser la même cérémonie à Nouakchott ou dans une autre ville du Pays ?

En 2008, répondant au souhait du gouvernement mauritanien de favoriser l’insertion des diplômés du pays et d’accélérer le processus de « mauritanisation » des cadres, la Fondation Lundin For Africa (LFA), qui regroupe la maison mère de Tasiast ML S.A. avec d’autres sociétés minières, lançait une étude de préfaisabilité en vue de créer une école de mines en Mauritanie. Un Comité de Suivi, regroupant les principaux acteurs du secteur voyait le jour.

En octobre 2009 la LFA confiait à l’Ecole Polytechnique de Montréal le mandat de réaliser une étude de faisabilité plus détaillée. En mai 2010 le Gouvernement décidait, par arrêté ministériel, de créer une Cellule chargée de l’Ecole de Mines de Mauritanie et la rattachait au cabinet du Ministre de l’Industrie et des Mines.

Dotée d’un Comité d’Orientation (présidé par le Conseiller Technique du Ministre chargé des Mines) et d’une Coordination, cette Cellule de l’Ecole de Mines de Mauritanie (CEMiM) est chargée de piloter le Projet. La CEMiM organise la prise des dernières décisions, notamment concernant l’emplacement et le format de l’Ecole, actualise l’étude de faisabilité en conséquence et organise la Table Ronde du 8 septembre dernier.

Le schéma suivant résume l’organigramme de la CEMiM :
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La Pérennisation

Construire des bâtiments et les équiper constitue une opération coûteuse mais ponctuelle. Les perspectives de développement du secteur minier mauritanien, les niveaux de profits des opérateurs, les stratégies marketing et de communication des uns et des autres sont autant de leviers qu’il serait possible d’actionner pour en réunir le financement. Mais une fois les bâtiments construits et les équipements mis en place, commence la phase de fonctionnement, de versement des salaires, d’entretien des locaux et de renouvellement du parc de matériel. Il y a là un effort considérable parce que soutenu dans le temps et ne pouvant souffrir de retard ou d’étalement.

La réflexion sur cet aspect du Projet n’est pas encore achevée. Les ressources assurant le fonctionnement de l’Ecole doivent être structurellement pérennes. L’étude de faisabilité réalisée par l’Ecole Polytechnique cite l’exemple de l’École Nationale d’Enseignement Maritime et des Pêches (ENEMP) de Nouadhibou dont le fonctionnement est assuré par un prélèvement de 0,1% sur le chiffre d’affaire des produits de la mer.

Un mécanisme similaire pourrait tout à fait être envisagé pour le fonctionnement de l’EMiM. Un taux, à préciser, pourrait être prélevé sur le produit de la vente des minerais mais aussi sur les rentrées encaissées par le gouvernement en provenance du secteur minier (royalties, permis de recherche, impôts et taxes). Un fond de stabilisation, géré par une fondation ad hoc, permettrait d’assurer le fonctionnement de l’Ecole en lissant les variations inhérentes à l’activité minière. Le financement de l’Ecole ne serait plus, de la sorte, lié à un opérateur donné mais à l’activité du secteur. Ce type de formule pourrait également être avantageux pour les compagnies qui verraient leurs contributions diminuer lors d’années difficiles.

Deux autres sources de financement, liées elles aussi à l’activité de l’Ecole, sont envisagées. Il s’agit des frais de scolarité et de pension des futurs élèves et des produits de l’activité de l’Ecole (expertises, prestations de services, formation continue…).

En effet, il est envisagé des frais de scolarité que les élèves devraient payer en contrepartie de l’enseignement qu’ils recevront. Cependant, l’Ecole développera une politique de bourses et de parrainage au profit des élèves méritants. D’autre part, il serait normal que les étudiants ayant réussi les épreuves de sélections pour entrer à l’EMiM et qui rempliraient les critères d’octroi d’une bourse de l’enseignement supérieur puissent être boursiers de l’Etat.

L’échéancier

La durée prévue du Projet est de 30 mois. Les dates-cibles suivantes ont été balisées :

– Septembre 2010 : obtention de l’engagement financier des bailleurs de fonds ;
– Décembre 2010 : finalisation du financement;
– Janvier- Avril 2011: lancement des appels d’offre; Plan de formation des professeurs. Début de la construction ;
– Octobre 2013 : Rentrée du Cycle Préparatoire Intégré et du BTS ;
– Octobre 2015 : Rentrée du Cycle Ingénieur ;
– Juillet 2016 : Sortie des premiers BTS ;
– Juillet 2018 : Sortie des premiers Ingénieurs.

Cette table ronde de septembre 2010 marque le lancement du projet. Les partenaires ont entre les mains les budgets d’investissement et de fonctionnement avec suffisamment de détails pour leur permettre de se prononcer. Ils ont aussi en face d’eux une Cellule prête à relever le défi et à mobiliser toutes les ressources du Département de l’Industrie et des Mines pour réussir ce projet.

Lors du tour de table qui a suivi les présentations de la table ronde, les partenaires ont exprimé leur engagement à accompagner le projet et à s’y investir. La LFA et Tasiast se sont engagées à être le premier partenaire du projet après l’Etat mauritanien. La SNIM et sa Fondation, se positionnent juste après la LFA et Tasiast dans l’ordre de l’implication. MCM a exprimé sa volonté de contribuer au Projet et notamment en ce qui concerne la constriction de l’antenne d’Akjoujt.

La Banque Mondiale était le partenaire dont l’engagement a été le plus précis. Un montant substantiel a, d’ores et déjà, été alloué au projet dans le cadre du mécanisme de PRISM 3 (2011). La Banque réitère le caractère central et structurant de ce projet en Mauritanie. Elle s’engage, par la voix de son Représentant Résidant par intérim, à financer, dans l’immédiat, une consultation juridique visant à préciser le statut de l’Ecole. La coopération technique allemande a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les acteurs du projet notamment en ce qui concerne le volet environnement.

La coordination du Projet, relayant en cela le mot de clôture du Ministre de l’Industrie et des Mines, remercie l’ensemble des partenaires et personnalités ayant pris sur leur temps et enrichi cette table ronde. Elle apprécie leurs engagements et leur donne rendez-vous pour le début de leur concrétisation.

Mohamed BABA, Coordinateur

Référence :

Pour plus amples informations sur le projet de l’Ecole de Mines de Mauritanie et sur la Table Ronde du 8 septembre 2010, nous mettons en ligne les documents suivants que vous pouvez ouvrir en cliquant sur le lien correspondant :

1- L’étude de faisabilité réalisée, en octobre 2009, par l’Ecole Polytechnique de Montréal et commanditée par la LFA ;
2- Le complément de cette étude de faisabilité réalisé en mars 2010 par les mêmes auteurs ;
3- L’actualisation de l’étude de faisabilité réalisée, en août 2010, par la Cellule de l’Ecole de Mines de Mauritanie ;
4- Une ébauche du document d’identification du Projet
5- Un dépliant de présentation du projet ;
6- La présentation du Projet par le Coordinateur le jour de la Table Ronde ;
7- La présentation des programmes pédagogiques et de la formation des professeurs par les consultants de l’Ecole Polytechnique de Montréal, Professeur Simon et Monsieur Léonard.

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De la droite vers la gauche : MM. Ahmed Ould BAHIYA, Ministre de l’Enseignement Supérieur et Secondaire; Mohamed Abdallahi Ould OUDAA, Ministre de l’Industrie et des Mines ; Sidi Ould TAH, Ministre des Affaires Economique et du Développement ; Mohamed Ould KHOUNA, Ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies Nouvelles de l’Information.

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De la droite vers la gauche : Prof. Richard SIMON, Responsable du programme du génie des mines et Monsieur Michel LEONARD, Directeur de projet au Bureau des Relations Internationales à l’Ecole Polytechnique de Montréal.

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De la droite vers la gauche : MM. Merlin Thomas, Directeur Général de MCM ; Nick Warren, Responsable mondial de la formation du groupe First Quantum Minerals Ltd (propriétaire de MCM) et Dah Ould Ghah, Directeur de la fondation de la SNIM.

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De la gauche vers la droite : MM. Samoury Ould Sweidatt, Directeur du PRISM ; Mohamed Abdallahi Ould Oudaa, Ministre de l’Industrie et des Mines ; Ahmed Ould Taleb Mohamed, Conseiller Technique du Ministre chargé des Mines et Président du Comité d’Orientation de la Cellule et Abidine Ould Levrack, Membre du Comité d’Orientation de la Cellule et représentant du Ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies Nouvelles de l’Information.

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De la droite vers la gauche : M. Ahmedou Ould Jiddou, Consultant LFA, Dr. Karamo Sonko, vice président de Tasiast M.Ltd SA ; M. Stephen Nairne, Directeur Général de la LFA et Prof. Mohamed Baba, Coordinateur du Projet.

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