Dîner de presse de la COD : Mot du 1er vice président de l’UFP

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Assalaamu Aleykoum,

Bismillahi Rahmani Rahiim,

Mesdames et Messieurs de la Presse nationale et internationale

Chers camarades et amis de la COD,

Au nom du Président Mohamed Ould Maouloud,

Au nom de l’Union des Forces de Progrès (UFP),

Je voudrais vous remercier de l’honneur que vous nous faites en nous confiant la lourde charge de présider à notre coordination.

C’est, en même temps, une grave responsabilité.

Mais avant tout, je voudrais en votre nom à tous, renouveler notre sympathie et notre solidarité à l’égard de ceux qui, en ce mois béni, éprouvent d’immenses difficultés à étancher leur soif et à manger à leur faim. Les plus démunis, faute d’autre choix que les spéculations de commerçants véreux, passent des heures entières sous le soleil, sous la pluie, dans les conditions désastreuses des quartiers populaires de Nouakchott, sur les routes en piteux état de l’intérieur du pays… Au-delà de la propagande mensongère des médias d’État, les denrées de première nécessité sont devenues presque inaccessibles pour les couches démunies, en des quantités insignifiantes dans bien des cas.

Ceux qui sont repus et demeurent enfermés dans leurs châteaux, peuvent, à l’image du Chef de l’État, exprimer leur surprise à l’égard de « la crise dont parlent la presse et l’opposition » !

Nous disions donc qu’il s’agit d’une crise grave et profonde ! C’est pour cela que l’Union des Forces de Progrès est bien consciente de la lourdeur et de la gravité de la responsabilité que vous lui confiez.

En effet, le Chef de l’État a décidé de déchirer, avant même que sa propre signature ne sèche, l’Accord de Dakar, se considérant comme non-engagé par son contenu. S’il en est ainsi, dans la mesure où c’est l’Accord de Dakar qui constitue la base juridique de la Présidentielle d’août 2010, nous pouvons considérer cette dernière comme nulle et sans effet.

Par ailleurs, en faisant intervenir des unités de l’armée mauritanienne au Mali, le Chef de l’État a décidé d’engager la Mauritanie dans la guerre, sans s’en référer à l’Assemblée nationale, comme le prévoit la Constitution. Il s’agit là d’une grave violation de ce qui constitue le socle de l’arsenal juridique dans notre pays, dont, en principe, le Chef de l’État, en tant que Premier Magistrat, est le garant.

Poursuivant dans la même lancée, le Chef de l’État, interprétant la Constitution à sa guise, s’est octroyé le droit d’appliquer certaines de ses dispositions, d’en contourner d’autres au besoin. Dans la mesure où nous ne saurions mettre en doute les capacités de compréhension du Chef de l’État des implications premières et fondamentales de ses charges, il nous est permis de l’accuser de très grave forfaiture et de solliciter les institutions requises pour en tirer les conclusions.

Mesurant la gravité de la situation et de nos propos, nous en appelons à l’unité de tous membres de la COD, à celle de l’ensemble des Mauritaniens, pour mener notre combat contre les violations de la Constitution du Chef de l’État, contre sa forfaiture, dictées par sa volonté dictatoriale.

La COD a déployé d’importants efforts pour surmonter la crise en affirmant sa disponibilité au dialogue, mais hélas, après multiples péripéties, le Chef de l’État a renié ses propres engagements, jetant de sérieux doutes sur sa fiabilité propre.

Nous lançons un appel pressant à l’ensemble des amis de la Mauritanie, pour soutenir les forces démocratiques et le peuple mauritanien dans leur combat pour la défense de la démocratie et son enracinement, pour la recherche d’une solution viable et durable de sortie de crise.

In Sha Allah, grâce à Allah, à l’unité de la COD et du peuple mauritanien, avec le soutien de nos amis, nous parviendrons à réaliser nos objectifs.

En tout état de cause, l’Union des Forces de Progrès s’engage à ne ménager aucun effort, ni aucun sacrifice pour mériter votre confiance.

Je vous remercie.

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