840. RÉSOLUTION SUR LA CRISE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE (BN – UFP, 28 août – 2 sept 2009)

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1. Les citoyens de notre pays sont confrontés à d’immenses difficultés pour leur survie propres, aggravées par la chute du cours de l’ouguiya et le renchérissement du prix des denrées de première nécessité, par les soins de santé inaccessibles, les délestages de la SOMELEC, les coupures d’eau de la SNDE, les pluies torrentielles (Rosso et à Nouakchott, Sélibaby, Tintane). Agir pour soulager les plus démunis parmi nous est devenu un acte de salut public de première urgence.

2. Dans un monde globalisé, soumis aux conséquences nocives d’une crise économique sans précédent, la Mauritanie traverse une période particulièrement grave de son existence. Ni les mesures spéciales du mois de Ramadan – qui ne constituent nullement une innovation, ni la propagande mensongère des médias publics ne sauraient masquer le chômage de dizaines voire de centaines de milliers de jeunes, encore moins la misère que vivent les populations mauritaniennes les plus démunies.

3. Du fait de l’effondrement du système financier mondial, du poids de la dette, de l’égoïsme des grandes puissances et du mode de gestion patrimonial des catégories dirigeantes locales, les classes moyennes et les populations démunies d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, supportent l’essentiel du poids de la crise sans précédent que traverse le monde depuis 2008. Le Président des USA, de nombreux spécialistes ont même pu parler d’un véritable krach.

4. Le coup d’État du Général Mohamed Ould Abdel Aziz a brisé l’élan démocratique des Mauritaniens, s’est aliéné le soutien de la Communauté Internationale, privant ainsi notre pays d’une aide salutaire de plusieurs centaines de milliards d’ouguiya dont elle aurait pu bénéficier pour soulager ses souffrances. Pire, pour mener sa campagne cousue de contrevérités, le Général a dilapidé les fonds publics, dépensant sans compter pour s’attacher le soutien de personnalités et de certains secteurs de l’opinion.

5. Le BN de l’UFP dénonce l’immobilisme et l’amateurisme du gouvernement face à la grave crise d’existence que traverse le pays. Il lance un appel pressant à l’ensemble des forces vives mauritaniennes, à tous ceux qui ont à cœur le devenir des citoyens les plus démunis pour exercer des pressions sur le gouvernement et contribuer à la recherche de solutions salvatrices et durables.

Nouakchott le 3 septembre 2009

Le BN

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