Black-out sur la décision de l’autorité constitutionnelle : Partialité flagrante des médias officiels…

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Les organes officiels d’information, que constituent, la TVM, l’Agence Mauritanienne d’Information et Radio Mauritanie, observent toujours ce profil d’unilatéralité et de partialité flagrante, qui a constamment caractérisé leurs activités médiatiques, depuis le coup d’Etat du 6 août dernier jusqu’à ce jour.

Après avoir passé sous silence, les nombreuses et massives manifestations de l’opposition, destinées à faire échouer le coup d’Etat, et plus tard pour obtenir le report des élections présidentielles du 6 juin dernier, ces médias publics érigent actuellement, les mêmes déplorables méthodes au sein de l’actuel pouvoir, en prenant, cette fois, cause pour l’appareil exécutif sur le compte de l’autorité constitutionnelle. Du coup, la discrimination médiatique s’instaure au sein même des pouvoirs suprêmes de l’Etat.

En effet, ces organes officiels d’information, avaient récemment réservé, la Une de leurs supports respectifs, pour la diffusion du décret promulgué par la Présidence de la République par intérim, portant convocation du collège électoral pour l’élection du Président de la République aux élections présidentielles du 18 juillet prochain.

Ce traitement de l’actualité du pouvoir Exécutif, fait dans les règles de l’art médiatique, avec tout le soin et l’écho que cela nécessite, n’a malheureusement pas profité à l’autre autorité constitutionnelle, dont les décisions doivent bénéficier de la même importance et du même espace médiatique dans ces organes publics, devenus, par absurdité, plus privés que les supports de la presse indépendante.

Tout est là aujourd’hui pour justifier ce traitement différentiel des hautes institutions de l’Etat, en vertu duquel, les décisions de l’Exécutif sont entre de bonnes mains, alors que celles des autres pouvoirs sont négligées de manière exagérée. En effet, la décision du Conseil Constitutionnel, rejetant le décret de la Présidence de la République par intérim, portant sur la convocation du collège électoral, n’a pas bénéficié de la moindre couverture, alors qu’il s’agit d’une décision, émanant d’une haute autorité constitutionnelle, jouissant du même rang public que tous les autres pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Cette unilatéralité et partialité sont inadmissibles et doivent être combattues pour que les organes officiels d’information, à défaut de jouir d’un cadre d’expression plus libéralisé et ouvert, n’instaurent pas au sein du pouvoir lui-même, la discrimination dont nous sommes aujourd’hui témoins. Admettez avec moi, que la Une des ces médias publics devait aujourd’hui être accordée à la décision du Conseil Constitutionnel de rejet du décret présidentiel, en lieu et place d’autres sujets d’actualité. Mais, le paradoxe, c’est que cette décision a été totalement passée sous silence. Et dire que le ridicule ne tue pas ! Pourtant, ces organes diffusent sans cesse, alors que la décision du CC a été rendue public, hier, en fin d’après-midi.

Mohamed Ould Mohamed Lemine

mdhademine@yahoo.fr

Source : cridem

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