Front National pour la Défense de la Démocratie : Communiqué de presse

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Les négociations en cours depuis plusieurs semaines à Nouakchott entre les protagonistes de la crise mauritanienne sous l’égide du groupe de contact international ont connu une dérive dangereuse au cours des dernières heures, suite au reniement à la dernière minute, par le général Mohamed Ould Abdel Aziz de certains engagements qu’il avait pris devant le Président Wade et que toutes les parties ont acceptés.

L’accord de Dakar était, pourtant, sur le point d’être mis en œuvre n’eût été l’objection du général Ould Abdel Aziz sur certains détails relatifs à la formulation de la fin des missions du HCE. Ainsi le fond du problème a fait objet d’un consensus de toutes les parties et il ne restait plus qu’à trouver une formule qui consacre le fait conformément à l’article 34 de la constitution mauritanienne. Plus étonnant encore, cette formulation a fait l’objet de deux propositions de la part du Président Abdoulaye Wade, acceptées toutes les deux par le Président de la République Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et par les délégations du FNDD et du RFD. Seuls les négociateurs du général les ont rejetées.

En ces moments particulièrement délicats pour notre pays, le FNDD réaffirme plus que jamais son attachement indéfectible au dialogue constructif comme unique solution à la crise dans laquelle se débat notre pays depuis dix mois.
Il exprime à nouveau sa disponibilité à mettre à profit toute opportunité offerte à une solution consensuelle conformément aux aspirations et aux intérêts supérieurs du peuple mauritanien.

Aussi le FNDD renouvelle-t-il son attachement à l’accord de Dakar et à l’esprit consensuel qui en est issu. Il met en garde l’autre partie contre tout comportement qui pourrait conduire le pays vers l’inconnu.
Enfin, le FNDD adresse un appel à l’opinion nationale et internationale pour engager le général Mohamed Ould Abdel Aziz à appliquer l’accord de Dakar et à renoncer à ses tentations unilatéralistes de nature à aggraver la crise dont le spectre plane sur le pays depuis le 06 Août 2008.

Nouakchott, le 18 Juin 2008

Commission de Communication

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