Coup de théâtre, le général Aziz refuse l’autodissolution du HCE et change de représentant auprès de la médiation.

0
108

La médiation internationale est véritablement dans une impasse malgré des rumeurs sur des avancées distillées depuis deux jours par des sites Internet et certains « journalistes ». Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a catégoriquement refusé toute autodissolution du Haut Conseil d’Etat (HCE-la junte qui a pris le pouvoir le 6 août 2008) telle que préconisée par la médiation internationale et acceptée par les autres protagonistes y compris le président Sidi Ould Cheikh Abdellahi.

Une formule « non négociable » dit-on avait trouvée en dernière minute comprenant entres autres, une clause sur l’avenir du HCE qui consiste à maintenir son existence -aprés son autodissolution- sous une nouvelle dénomination et à élargir ses membres conformément à la constitution mauritanienne qui prévoit en son article 34 un conseil de défense nationale.

Alors que toutes parties l’avaient accepté en présence des médiateurs et que le président Wade s’apprêtait à revenir en Mauritanie assister à une cérémonie mettant fin aux blocages survenus après de l’Accord historique de Dakar un nouveau coup de théâtre s’est produit la soirée du 17 juin.

Le général Ould Abdel Aziz a désavoué son représentant auprès de la médiation internationale incarnée à Nouakchott par les représentants du Groupe de contact international (GCI). Ainsi le consensuel Sid’Ahmed Ould Raiss qui a pourtant brillé aux négociations de Dakar a été remplacé la soirée du 17 juin par Mohamed Yahya Ould Mohamed Horma dit « Hayatou » qui devient ainsi le représentant du général Aziz au niveau du GCI.

Le nouveau représentant du Général Aziz a aussitôt indiqué au GCI qu’il est hors de question de dissoudre le HCE et que tout au plus le changement de sa dénomination pourrait être accepté. «On en revenait pas!» nous a déclaré un médiateur présent. Le gouvernement d’union nationale (que le président Ould Cheikh Abdellahi était pourtant prêt à signer sans conditions) et la démission volontaire du président renversé par coup d’Etat vont donc attendre.

L’accord de Dakar avait permis le 2 juin dernier de désamorcer une crise sans précédent dans l’histoire de la Mauritanie en ouvrant de réelles perspectives aux mauritaniens. S’en était suivi le report de la présidentielle controversée du 6 juin et la libération réclamée par le RFD et le FNDD des détenus politiques.

Par la suite «le président par intérim » Ba M’baré avait signé un décret annonçant le report de la présidentielle du 6 juin et pourrait être appelé -si un accord n’ intervient pas- à signer un nouveau décret annonçant dans les jours qui viennent, le début d’une nouvelle campagne électorale.

tahalil-hebdo

Laissez une réponse

Please enter your comment!
Please enter your name here