Quatrième débat à l’Assemblée Nationale française avec intervention audiovisuelle du Président de la République, depuis Lemden

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Pendant que les négociateurs de Dakar affinaient l’accord tripartite annulant l’agenda unilatéral du Général limogé et instaurant une transition négociée, les organisations mauritaniennes antiputschistes de France (For-Mauritania, ACE, CRM et FNDD-France) débattaient des meilleurs moyens de mettre en échec, de façon définitive, le Coup d’Etat. Le débat a été lancé par une communication audiovisuelle du Président de la République adressée depuis Lemden au participant du débat. De nombreux conférenciers de renom ont pris la parole. De nombreux partis politiques et organisations y ont envoyé des représentants. Les organisateurs remercie chaleureusement le Député Socialiste du 20 éme Arrondissement de Paris, Madame George Pau-Langevin pour avoir mis à leur disposition cette salle à l’Assemblée Nationale.

Après avoir situé le débat de la soirée, le programme démarre avec l’allocution du Président de la République adressée aux participants et au-delà d’eux à l’opinion française.
Pour visionner la vidéo de l’adresse du Président de la République, suivre ce lien. Le texte de cette adresse est consultable à ce lien.

La parole est en suite donnée au Député UMP, Monsieur François Grosdidier (Moselle). Celui-ci exprime son émotion et son admiration devant la tenue du Président de la République, sa détermination et la hauteur qu’il donne à ses préoccupations. On voit, dira le député, que la question posée par les Démocrates mauritaniens n’et pas une question de pouvoir personnel ni d’ambitions étroite. C’est le combat pour restaurer la démocratie et l’ordre constitutionnel en Mauritanie. Le Député Grosdidier reviendra par la suite sur la position française et ses variations.

Puis ce fut le tour du Député François Loncle, du Partis Socialiste. Le ton, vis-à-vis de la position française et de ses errements, était beaucoup plus incisif. Le pouvoir, la décision en France sont localisés à L’Elysée, entre les mains de Nicolas Sarkozy dira-t-il. Monsieur Kouchner ne fait que ce qu’on lui dit de faire. Nicolas Sarkozy, pour ce qui est de la Mauritanie est orienté par le Secrétaire Général de l’Elysée, Monsiur Claude Guéant. Ce dernier subit, pour ce dossier, trois types d’influence : celles du milieu affairiste, orchestré par Patrick Balkany, celles des « barbouzards » connus sous le vocable « Françafrique » dont le fameux Robert Bourgi et celle des milieux des renseignements. C’est la conjonction de ces trois influences qui avait donné les déclarations hallucinantes de Niamey, le 27 mars dernier. Le Député François Loncle promet d’interpeller le Gouvernement français, de nouveau, sur cette situation.

Monsieur Sidi Mohamed Ould Emajar, Représentant du Président de la République auprès des Nations Unies, prendra la parole par la suite pour exposer les origines du Putsch, ses singularités et les perspectives pour en sortir.

Viendra, par la suite le tour de Monsieur Pascal Drouhaud, politologue, Chercheur à l’Institut Choiseuil qui traitera des transitions démocratiques en Afrique et illustrera son propos par celle de 2005-2006 en Mauritanie.
Maître Lo Gourmo sera le dernier conférencier à prendre la parole. La « doctrine » française vis-à-vis des Coups d’Etat en Afrique sera passer en revue et analysée. Avec sa passion habituelle, Lo Gourmo retrace l’évolution de la diplomatie africaine de la France depuis le discours de La baule de François Mitterrand jusqu’aux promesses de ruptures du candidat Sarkozy puis le réalisme du Président français. « La position de la France vis-à-vis du Coup d’Etat en Mauritanie, dira-t-il, est devenue très ambigue. Elle commence à constituer un véritable frein aux efforts des institutions international comme l’Union Africaine. »

Le débat dans la salle fut très animé et de très grande tenue étant donné la qualité et le nombre des organisations représentées. Il y avait là, parmi ceux qui ont pris la parole, Boubacar Ould Messaoud, Président de SOS-Esclave qui rentrait de Londres où il reçut, la semaine dernière le Prix International pour la Lutte contre l’esclavage, Paul Martial du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Etienne Casagnet du Parti Socialiste, Grégory Gireaud de l’ONG de défense des Droits de l’Homme, Survie, Abdel Aziz DAHMANY, ancien de Jeune Afrique, Assane Soumaré, Représentant du Président de la République en France. Dans la salle, il y avait aussi des représentants des forces politiques malgaches qui luttent pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Madagascar et qui sont venus soutenir les Démocrates mauritaniens et apprendre d’eux.
A la fin de cette soirée-débat, les organisateurs ont tenu à exprimer leur solidarité avec les familles des victimes du crash de l’Avion d’Air France, survenu la veille et pour lequel les recherches n’avaient encore rien donné.

Les discussions se sont prolongé tard dans la soirée autour d’un pot offert par les organisateurs dans la salle Le Transit, à deux pas de l’Assemblée.

for-mauritania

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