Ould Mansour: « Nous tendons la main pour la négociation mais avons les moyens de rétablir la démocratie ».

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Le Président en exercice du Front, Monsieur Jemil Ould Mansour, lors de la conférence tenue conjointement aujourd’hui avec le Rassemblement au siège central de ce dernier, affirme que les mains des opposants au Putsch restent tendues en faveur du dialogue et de la négociation. Mais, précise-t-il, ces mains demeurent puissantes et possèdent la force nécessaire pour rétablir la démocratie et garantir au peuple mauritanien paix et liberté. De nombreuses et douloureuses concessions ont été consenties par l’Opposition en vue d’aboutir à un accord. Cet accord a été trouvé hier et les trois parties, y compris les représentants des putschistes, l’avaient accepté devant témoins avant qu’ils ne reviennent dessus, sans explication.

Pour Ould Mansour, les négociations en cours ont soulevé un réel espoir que le Front et le RFD essayent d’entretenir alors que les gens dans le camp adverse s’appliquent à anéantir.

De son côté, le Président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Monsieur Ahmed Ould Daddah, a rappelé que les trois parties étaient arrivées à un accord qu’elles avaient laborieusement négocié et qu’elles avaient exposé au Président Wade en présence des autres facilitateurs. C’est la partie adverse qui est revenue, plus tard, sur cet accord. La réalité de cet accord, précise Ould Daddah, ne pourrait être niée étant donné que les témoins sont encore là.

Et Ould Daddah de rappeler que le temps commence à manquer et qu’il est grand temps pour la partie adverse de préciser, clairement et définitivement, ses intentions par rapport aux négociations en cours et surtout de respecter ses engagements.

On rappelle que le nouveau dictateur de Mauritanie, le Général limogé, appuyé par certains de ses soutiens, avait nié la réalité de cet accord qualifiant les déclarations parues dans divers organes de presse de tissu de mensonge destiné à décourager son prétendu électorat. Il se trouve que l’électorat en question est une chimère. Les tentes de la campagne du Général son superbement vide et ses meeting boycotté par la majorité des Mauritaniens.

for-mauritania
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O. Daddah Accuse le Général de vouloir « reculer sur des points clefs »

Le président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) principal parti d’opposition mauritanien, Ahmed Ould Daddah, a accusé le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, de vouloir « reculer sur des points clefs » du projet d’accord discuté à Dakar pour une sortie de crise, sous l’égide de la communauté internationale.

« Il y a 48 heures, un accord non-écrit a été convenu avec le camp de Ould Abdel Aziz, mais nous constatons depuis une volonté dans ce camp de reculer sur des points clefs », a indiqué Ould Daddah, lors d’une conférence de presse, hier à Nouakchott. Il évoquait ainsi un projet d’accord sur le report du premier tour de l’élection présidentielle du 6 juin au 21 juillet.

Le Général Ould Abdel Aziz était durant le week-end en campagne électorale dans le nord du pays. En meeting électoral, Ould Abdel Aziz avait démenti l’idée qu’un accord avait été trouvé entre les négociateurs à Dakar, assurant que le scrutin était toujours prévu le 6 juin. Le Général avait de nouveau présenté ses adversaires politiques comme « un groupe de malfaiteurs » propageant « ces rumeurs et mensonges parce qu’ils sont conscients de leur échec inéluctable aux élections ».

Ould Daddah a répliqué en disant : « cet accord a existé, ses témoins sont nombreux et crédibles, dont des représentants de la communauté internationale et le président Abdoulaye Wade à qui il a été exposé par les trois pôles » mauritaniens représentés aux négociations.

Ould Daddah a toutefois affirmé que l’opposition restait « optimiste » et était « prête à des concessions dans la limite du possible pour sortir le pays de la crise ».

De son côté, le président en exercice du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD), Jemil Ould Mansour (islamiste modéré), a affirmé lors de cette conférence de presse que les négociations étaient « entrées dans la phase de la discussion des questions de détails « . « Personne n’a le droit de tuer l’espoir » né de cette médiation, a-t-il insisté.

taqadoumy

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