1090. Lettre ouverte à toute la classe politique : «Analyse et appel à un large gouvernement d’union nationale»

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Deux tendances ayant choisi le même programme politique, soutenu le même candidat aux élections présidentielles, il y a de cela juste un peu plus d’un an se retrouvent aujourd’hui face à face contre le même programme politique et le même président élu.

Que s’est-il passé ? Que se passe t-il ? Quel mal ne peut pas commettre la politique politicienne !

Toutes ces questions interpellent notre conscience patriotique qui doit forcement apporter des réponses objectives et non partisanes.

Cette crise vient après la nomination d’un gouvernement ayant un caractère « d’union nationale » car issu de large concertation.

Juste avant son existence même, n’ayant pas encore défini son programme d’action,
alors c’est l’éclatement, l’affrontement au sein de la direction du parti au pouvoir, celui là même qui détient les destinées de notre nation.

Quelles tendances dirigent réellement ce parti PNDD (ADIL) au pouvoir ?
Cette crise,voire scission, au sein du même parti vient dans un contexte particulier, marqué au plan international par l’accentuation des rivalités stratégiques(Etats-Unis, Europe d’une part et la Chine, Brésil…d’autre part) et en particulier au plan africain par les guerres civiles, la famine, la persistance de certains pouvoirs traditionnels corrompus et moribonds mais aussi et surtout l’émergence d’un mouvement (opposition) contestataire général et généralisé ; et au plan national par une crise sévère économico -sociale et culturelle.

Par contre sur le plan politique une certaine stabilité, sur fond de pardon, héritée du pouvoir du 3 août 2005, en l’occurrence des journées de concertations, planait et se faisait sentir, renforcée par les courageuses décisions du président de la république, son excellence Monsieur Sidi Ould Cheikh Abdallahi, relatives à l’unité nationale (retour des déportés) et à l’esclavagisme.

En dernière analyse, cette crise, n’est rien d’autre que le résultat et le reflet d’un affrontement entre deux clans d’orientations politiques antagonistes :
la tendance modérée du parti au pouvoir est désormais (bien sur pour le moment) dirigée par le président de la république et son premier ministre président de son parti, prône le dialogue, l’ouverture, le partage du pouvoir par toutes les forces vives de la nation.
Une telle orientation politique inquiète naturellement, forcement et profondément l’aile conservatrice du parti régnant représenté par le lobby des militaires, apeuré d’une part par l’arrivée au gouvernement de certains partis politiques, historiquement reconnus parmi les chefs de file de l’opposition traditionnelle en Mauritanie réclamant un changement profond (partage équitable des richesses et justice sociale)et d’autre part, la nomination de certaines figures de l’ancien pouvoir de Ould Taya qui (pour l’histoire)n’a jamais été constitué que des bandes de mercenaires truands, mesquins et égoïstes (pardonner ne signifie pas oublier : NELSON MANDELLA).

ALORS OU VA LA MAURITANIE ?

Une telle interrogation inquiétante, significative, et qui s’impose à chacun et chacune de nous pour sauver le pays nous conduit inévitablement à des réflexions approfondies quant à la stratégie et tactique à adopter.

Pour le renforcement d’un régime démocratique et des institutions républicaines, pour le respect du résultat du scrutin présidentiel issu d’élection reconnue transparente, le président de la république et son premier ministre doivent impérativement :

1. Affirmer leur personnalité politique en s’accrochant fermement, stoïquement, et patriotiquement à leurs orientations politiques nationalistes.

2. Radicaliser leurs positions tout en restant ouvert au dialogue, à l’apaisement, à la concertation, seuls moyens de maintenir le climat d’entente, base fondamentale de la stabilité politique et condition sine quoi non de tout développement.

3. Mise en place d’un large gouvernement d’union nationale en réduisant le quota du parti au pouvoir (ADIL).

4. Consolider les acquis républicains et barrer la route aux faussailleurs de l’unité nationale et aux rivalités sources de guerre civile en reléguant au second plan les contradictions à caractère secondaires.

5. Soutenir l’alternance pacifique au tour d’un programme de développement politico-économique, et socioculturel prenant en compte prioritairement les aspirations des masses déshéritées et de la classe des travailleurs.

6. Mise en application et renforcement de la bonne gouvernance.

7. Mobilisation et sensibilisation de l’opinion publique quant aux risques réels de la situation.

EN FIN, QUE TOUS SACHENT :

– Que la mondialisation, et le piétinement des intérêts des peuples ont crée une prise de conscience généralisée.

– Que les yeux des affamés sont là, toujours là et encore là pour surveiller et décortiquer le vrai du faux.

– Que les beaux discours sucrés sans pratique n’ont pas d’effet et ne trompent désormais plus même les plus inconscients.

– Que les vertus de la morale tout court condamnent les ennemis des peuples épris de paix, de liberté, d’égalité et d’une véritable démocratie nourrissante.

– Que la vérité finie toujours par triompher et mourir pour une cause noble pèse plus lourd que toutes les montagnes.

VIVE LA MAURITANIE UNIE !
OUI POUR LA STABILITE ET L’APPAISEMENT !

YOUSSOUF BEN ISSA
MILITANT DE L’UFP.

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