1030. Et maintenant il faut redonner espoir et apaiser les souffrances du peuple!

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Au-delà des critiques, des déceptions ou même des inquiétudes évoquées dans la presse résultant de la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, l’un des enjeux fondamentaux auxquels le pays fait face aujourd’hui est la souffrance qu’endure la population en particulier les plus démunis.
C’est une situation préoccupante et grave qui doit nous inciter à être vigilants et veiller avec une attention particulière, chacun à son niveau, à l’application concrète du programme prioritaire défini et rappelé par le président de la république comme étant la tâche fondamentale du nouveau gouvernement.

Evidemment la conjoncture internationale est de plus en plus difficile avec un baril de pétrole qui dépasse désormais les 135 dollars et dont l’incidence sur les conditions de vie déjà extrêmement difficile des populations ne facilitera pas la tâche au nouveau gouvernement.

Mais il est aussi indéniable que notre pays dispose des moyens et des atouts importants, qui, s’ils sont mobilisés ou mis à contribution pourront améliorer très sensiblement cette précarité qui n’épargne désormais aucune couche sociale.

L’héritage de décennies de gabegies, de malversations, corruptions et d’atteinte grave à l’unité nationale doit désormais laisser place à la reconstruction d’un pays viable où chaque mauritaniens se sentira chez lui avec ses droits et ses devoirs.

L’Union des Forces du Progrès (UFP) qui est guidé par des principes qui s’appuient sur l’intérêt national (qui est au-dessus de toute autre considération), a toujours privilégié le dialogue et le consensus comme mode de résolution de problèmes nationaux, et il a toujours œuvré pour un consensus national autour des grands défis auxquels le pays est confronté, et a constamment appelé à l’unité de toutes forces favorables au changement pour extirper le pays du chaos qui le menace,

En s’engageant aujourd’hui dans le nouveau gouvernement sur la base d’un programme minimum prioritaire et consensuel pour sortir le pays de l’impasse, l’UFP a joué le rôle qui est le sien dans une conjoncture nationale et internationale particulièrement difficile.

Remarquons que ce programme figure d’ailleurs dans les programmes présidentiels des principaux candidats en 2007. Il s’agit :

1. le plan d’urgence, la sécurité et la souveraineté alimentaires ;

2. la sécurité publique, la sécurité nationale et l’assainissement des forces armées et de sécurité ;

3. la réforme de l’administration publique, à travers une lutte énergique contre la corruption ;

4. la poursuite et le parachèvement du traitement des dossiers du retour des déportés, du passif humanitaire et de l’éradication de l’esclavage.

Lors du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement le président de la république a rappelé ce programme en ces termes :

Après avoir préciser qu’il avait personnellement rencontré les Présidents des partis qui ont confirmé leur accord pour s’engager dans un travail commun et oeuvrer dans le cadre de la solidarité gouvernementale, pour exécuter le programme, il a indiqué que celui-ci s’articule principalement autour du renforcement de l’unité nationale, de l’instauration d’un Etat de droit, de la moralisation et de la transparence financière de la vie publique et de la mise en place de conditions propices au développement économique et social du pays.

Le président de la république, en demandant que l’ensemble des principales forces politiques en particulier celles de l’opposition soient associées dans la grande entreprise de sortie de crise, il a une fois de plus pris une bonne initiative à l’image de celle prise fin juin dernier pour le retour des déportés et la criminalisation de l’esclavage, et il a ainsi manifesté sa volonté de sortir notre pays de la crise multidimensionnelle qui l’accable depuis plusieurs décennies.

Il nous semble nécessaire pour que l’objectif visé à travers ce programme soit atteint que tous les acteurs de la vie nationale soient associés, et pour cela il est important qu’une concertation nationale soit envisagée qui permettra de créer une dynamique de consensus national au tour de ces priorités.

Et avec ce nouveau départ et les objectifs clairement bien définis et avec une évaluation régulière de tous les secteurs dans la transparence, alors la confiance pourrait renaître.

Cette culture évaluation doit être également instaurée à tous les nouveaux de l’Etat pour mettre fin au laisser-aller et injecter une certaine dose de rigueur au sein de l’administration mauritanienne qui en a cruellement besoin.

Telle est l’analyse de que nous faisons de la situation et qui a amené l’UFP aujourd’hui à participer à la direction des affaires du pays dans l’œuvre nationale de sortie de crise, dans une conjoncture nationale et internationale particulièrement difficile et à haut risque.

Maréga Baba/France

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