DÉLÉGATION UFP À NOUADHIBOU : La revue de troupes

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Une importante délégation de l’Union des Forces du Progrès (UFP) a séjourné dans la capitale économique, Nouadhibou, sous la conduite de son Vice-président, le député M.Mohamed el Moustapha Ould Bedreddine, accompagné pour la circonstance par le sénateur M.Moustaf Sidat, la député Mme Khadiata Diallo et plusieurs responsables de haut rang du parti. Il s’agissait d’une revue de troupes réussie, marquée par une réunion avec le bureau fédéral, des rencontres avec la base et une conférence-débat d’un bon niveau.

Accueillie à la porte de la cité par une foule de militants et de sympathisants, la délégation a aussitôt entamé une réunion avec les responsables du parti au niveau local. Cette rencontre qui a eu lieu au siège de l’UFP au 4e Robinet, s’est prolongée tardivement dans la soirée du vendredi 11 janvier dernier, avant de se poursuivre le lendemain. Parallèlement, les contacts et audiences se sont multipliés entre les leaders et la base, avant que la soirée du samedi ne fût consacrée à une conférence-débat autour d’un thème portant sur la situation du pays et ses perspectives. Plusieurs personnalités politiques de l’opposition avaient assisté à l’événement, des représentants du RFD et de Hatem notamment, mais aussi des intellectuels et des leaders d’opinion au niveau local. Cette conférence qui s’est déroulée à l’Ancienne maison des jeunes a vu également la présence des conseillers municipaux du parti, à l’image de Mohamed Ould El Mane, Marième Lam ainsi que les membres du Bureau fédéral de l’UFP.

Prenant la parole au cours de la rencontre, M.Moustapha Ould Bedredine a brossé la situation actuelle du pays, tout en procédant à une rapide évaluation de 8 mois de travail gouvernemental, soulignant l’apport de la classe politique à l’apaisement du climat général après les élections présidentielles, malgré les irrégularités constatées. Parlant du gouvernement de technocrates né de ces consultations, il dira que ses membres font plutôt du sur place, reconnaissant tout de même les avancées constatées dans la consolidation de l’unité nationale, notamment la criminalisation de l’esclavage, le retour des réfugiés et le règlement du passif humanitaire. Il dénoncera cependant la compression de plus en plus accrue des travailleurs, la liquidation et la vente programmée de sociétés d’Etat, comme Air Mauritanie et Snim. Il parlera aussi du recul constaté dans la gestion des deniers publics, les nominations clientélistes, les limogeages inexpliqués de cadres connus pour leur probité intellectuelle, comme l’ex-Directeur de l’Ami et l’Inspecteur général d’Etat. Il fustigera dans un tout autre registre la flambée folle des prix des denrées de première nécessité, la montée du terrorisme, la création d’un parti-Etat avec le retour des symboles du passé, le non respect des engagements et promesses après les soulèvements populaires dus au renchérissement du coût de la vie. Pour M. Moustapha Ould Bedredine, l’opposition a plusieurs fois tiré sur la sonnette d’alarme auprès du Président de la République sur toutes ces dérives, organisant même un meeting populaire pour dénoncer la situation que traverse le pays. A son tour, le sénateur Moustapha Ould Saleck interviendra pour mettre en garde le pouvoir contre toute tentative de retour aux pratiques néfastes du passé. Il dira que pour l’UFP, et l’opposition en général, le salut ne pourra venir que d’un gouvernement d’union nationale. Les questions des intervenants ont tourné autour de la division de l’opposition, sa stratégie vis-à-vis du pouvoir actuel, mais surtout le manque de sanction vis-à- vis des conseillers de l’UFP qui avaient voté contre les consignes du parti lors de l’élection du maire de Nouadhibou. D’autres problèmes ont été soulevés comme les accidents répétés en mer. Répondant aux questions, la député Mme Khadiata Diallo dira qu’il n’y a aucun problème entre les partis de l’opposition, trouvant que la querelle autour du partage des fonctions au sein du Bureau de l’opposition démocratique n’en constituait pas un. Pour elle, le Leader de l’opposition est souverain dans le choix de ses collaborateurs. Selon elle, l’UFP avait avancé une proposition pour la constitution de ce bureau sur la base de la représentativité au parlement, un critère que son président avait trouvé démocratique. Face au refus de sa proposition, il avait déclaré son refus de figurer dans la composition de ce bureau tout en restant dans l’opposition. Pour sa part, Ould Bedredine a répondu à la question relative aux conseillers UFP, soulignant que le parti a perdu plus important que la mairie de Nouadhibou, il a perdu la présidentielle, sans que cela ne constitue un problème. Il a demandé à ce qu’on ne parle plus des élections municipales de Nouadhibou, une histoire vieille de plus d’une année. Selon lui, il y a eu un vainqueur, qu’il faut féliciter et un perdant et qu’il est temps de dépasser ce problème. Il dira que l’UFP se porte bien à Nouadhibou, que les militants sont actifs, avant de féliciter tout le monde, de les remercier, tout en leur demandant de redoubler d’efforts.

DENAH
L’Authentique n°604 du lundi 14 janvier 2008

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