Déclaration des Refomistes Centristes

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Déclaration des Refomistes Centristes

Le président de la république monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a prononce hier un discours devant la nation, dans lequel il traite des questions fondamentales concernant l’unité nationale et la réalisation de l’egalité sociale. Nous avons enregistré avec un grand intéret la franchise qui a caracterisé ce discours, et son insistance sur la necessité du reglement de ces questions dans une ambiance de tolerance, de pardon, et de solidarité.

Nous avons effectivement besoin d’un tel climat pour mieux traiter ces dossiers sensibes, non pas a cause des imprécisions et des hésitations, car la verité demeure toujours la verité et une erreur reste toujours une erreur et son remede est la correction. Nous avons en fait besoin d’un climat apaise’ a cause des evenements qui ont donné lieu a cette situation et les douleurs qui ont marqué l’unité nationale.

La Mauritanie est un pays arabe, africain et islamique. Personne ne peut nier son identité arabo-africain qui se compelte sans se contredire. Cette double appartenance ne prend son sens et sa profondeur qu’a travers l’Islam qui a integré toutes les composantes de ce peuple, realisé sa fraternité. Il a rehaussé les relations intercommunautaires de l’étroitesse du niveau ethnique a la largesse du niveau spirituel et unitaire.

Notre pays a effectivement connu dans les années qutres-vingt et le debut des années qutre-vingt-dix des evenements veritablement douloureux. Les citoyens mauritaniens vivants au Senegal et des Senegalais d’origine mauritanienne ont subi d’ignobles aggressions, causant des pertes humaines, des atteintes a la dignite et des pillages de biens. Ils ont été deportés vers la Mauritanie dont le peuple s’est montré accueuillant et solidaire.

Les Senegalais vivants en Mauritanie ont egalement connu des evements comparables. Le plus grave et le plus douloureux reste cependant ce qu’ont subi les citoyens Mauritaniens, attaints en Mauritanie meme dans leurs vies, leurs biens et leur securité. Des milliers de fils de ce pays ont été deportés dans une ambiance de racisme detestable. Ces deportations ont été accompagnées et suivies de violations flagrantes des droits de l’Homme, produisant une profonde dechirure dans l’unite nationale.

L’annonce du president de la republique du retour, evidement exclusif, des citoyens deportés est un pas necessaire et considerable. Nous esperons qu’il aura des consequences positives sur l’unité nationale, surtout quant il est accompagné d’efforts dans le sens de justes reparations et d’arrêt des injustices. Nous soutenons ce pas et nous appelons a un effort national pour l’executer. C’est pourquoi nous renouvelons notre proposition de création d’une commission nationale, ou tous les concernés sont representés, afin de soustraire cette question a la polimique politique, pour la traiter dans un climat de consultation, de compréhension et de consensus.

Notre soutien du reglement de ce dossier, en dehors du fait qu’il est un respect pour un droit et une vérité et un arrêt pour de persistantes injustes, est une conscience du danger de laisser ce genre de dossiers sans solution, ce qui ouvre la porte aux ennemis du pays et la nation, specialistes dans l’instrumentalisation des douleurs ethniques dans une etreprise de corruption, et dans les meilleurs cas dans les pressions et les chantages.

Concernant l’esclavage, il y a un consensus sur la necessité de son eradication et l’eradication de ses sequelles, mais cela necessite, en dehors d’une loi claire et specifique basée sur la reference islamique emancipatrice, une approche complete visant le phenomene dans toutes ses dimensions, et utilisant tous les moyens juridiques, educationnels et économiques.

Notre pays que Dieu a gratifié d’une soustraction aux politiques individuelles et d’une entrée dans une phase que nous esperons etre une rupture avec le mauvais passé, a besoin de renfoncer son unité nationale et sa solidarité sociale, pour se consacrer aux chatiers des reformes et du developpement.

Nouakchott, le 30 juin 2007

Source : Cridem

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